dimanche 29 juillet 2012

35. La résistance (suite)


Dans mon article précédent je parle de 'talibanisme'. C'est sans doute un néologisme mais je préfère inventer un mot pour nommer l'innommable, je veux dire ce fachisme qui nous vient des pays mahométans. Mahomet n'a jamais raconté qu'il fallait aller égorger femmes et enfants, étrangler son prochain, et terroriser ses voisins.

J'ai vécu une dizaine d'années parmi des immigrés Peuls installés en France. Ceux qui arrivaient de Guinée où règnait dans les années 1970 un dictateur à obédience soviétique, fuyaient alors deux calamités, la dictature politique de leurs dirigeants et la dictature religieuse de leurs anciens. Ils arrivaient avides de liberté. Ils venaient en France, presque leur 'métropole' puisqu'ils parlaient français, pour pouvoir s'habiller comme ils voulaient, laisser leur chevelure en jachère si bon leur plaisait et surtout pour choisir la femme qui partagerait leur lit. Au pays il fallait obéir à des dictates qu'ils jugaient d'un autre temps. Ainsi dans les années 70, on pouvait trouver ses jeunes Peuls de Guinée dans les boîtes de nuit lyonnaises, vêtus d'un pantalon rouge, la crinière au vent, sirotant une bière et croquant à l'occasion dans un sandwich au jambon. C'est un de ceux-là que j'ai rencontré un jour et qui est devenu le père de mon enfant.

Le temps a filé et voilà qu'une trentaine d'années plus tard, ces même anciens jeunes jouent les rabat-joie, envoient leurs gosses nés en France dans des écoles coraniques, font des prières sur un tapis maintes fois par jour et maudissent la bière et les cochons.

Je voudrais dire à ces amis d'autrefois qu'il est temps de faire le point et de se souvenir ce pour quoi ils sont venus en France dans leur jeunesse. Mon compagnon est mort en 2003. A son enterrement ses amis et parrents, tous émigrés pour ces même raisons, lui ont fait l'honneur du rite musulman pour les défunts. Je me disais qu'il devait bien rire de là où il était, lui qui haussait les épaules, rebelle à toutes les formes d'interdits et de dictates religieux. Il est temps d'entrer en résistance, de ne plus se laisser faire. On n'est pas moins Peul, ou Algérien ou Malien, si on se modernise. Ce n'est pas une question d'identité ethnique. C'est une question de liberté. Je répète: c'est une question de liberté. Les femmes d'Afrique noire n'ont jamais caché leur visage ni leur chevelure. Si elles mettent des coiffes en tissu coloré, c'est pour faire chic, pas pour se cacher... et voilà que leurs filles nées en France adoptent le voile et bientôt sans doute la bourka! Il est temps d'entrer en résistance.

Le talibanisme est un fachisme redoutable qui utilise les méthodes de l'inquisition religieuse médiévale, celle du qu'en-dira-t-on et de la délation pour terroriser les gens ordinaires surpris en flagrant délit de liberté. Il ne faut pas se laisser faire. Ne vous laissez pas faire. Ne nous laissons pas faire.  

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