lundi 18 février 2019

91. le marxisme lessivé

Le marxisme lessivé...

Devant l'injustice du monde, devant tant de misère sur les chantiers de la "révolution industrielle" au 19e siècle, un certain Karl Marx a pu être pris de nausée et se mettre à écrire une nouvelle théorie d'organisation du monde. Il s'était dit que, si on changeait la concentration de quantité d'argent dans les mains de quelques individus et qu'on la mettait dans une institution anonyme, ça changerait la donne. Le capital détenu de façon privée devrait devenir un capital d'Etat géré anonymement par des fonctionnaires et des politiques. Ainsi les individus d'une nation seraient tous classés à la même enseigne. Il n'y aurait plus de patrons individuels, ni d'ouvriers exploités. Belle grand idée peut-être, sauf que le jeune Karl, de par son éducation, ne savait pas vraiment ce qu'était une entreprise. La mise à l'épreuve de la théorie marxiste a donné la Russie soviétique qui a accouché d'un Staline se débarrassant de millions de citoyens liquidés par mort violente. Elle a aussi donné la Chine et sa révolution "culturelle" et a accouché d'un Mao se débarrassant de millions de citoyens liquidés par la mort violente... d'Etat.

La liste est longue des pays qui ont cherché à appliquer, dans la vie des gens, la théorie marxiste. Ils sont tous à la masse. Il faut quand même l'admettre aujourd'hui en 2019 : le socialisme communiste n'est pas la bonne recette pour le bonheur d'un peuple.

Qui plus est, cette théorie engendrée en chambre noire, ni scientifique, ni réaliste, s'accompagnait d'un millénarisme quasi religieux qui faisait rêver du Grand Jour, une attente quasi messianique pour un jour prochain non défini (et sans cesse repoussé bien sûr) où tous les hommes seraient "frères" et vivraient dans l'opulence sans jamais plus avoir à se battre pour exister. Comment peut-on appliquer ça aux dures réalités de la vie humaine sur cette terre ?

Je me dis à part moi que si cette théorie avait été écrite par une Charlotte Marx, on en aurait ri et l'aurait cataloguée de "fumeuse".



un arbre mort se reflétant dans de l'eau stagnante

J'en viens à mon titre "Le marxisme lessivé".

Le "Capital" a été publié pour la première fois en 1867, il y a cent cinquante deux ans. Voilà donc un siècle et demi qu'on pratique la lutte des classes, la haine des patrons, petits ou grands entrepreneurs, bref des sales bourgeois qui arrivent à s'enrichir.

J'écris ça avec une certaine rage parce qu'en 1936 mon grand-père maternel avait été mis sur une liste d'hommes à abattre. Pensez donc en effet ! enfant pauvre d'une famille nombreuse, fils d'un sabotier, il avait eu l'idée, une fois marié, de transformer l'atelier de sabotier de son père en une usine de pantoufles. En 36 ma mère avait 14 ans, travaillait dans l'usine et aidait son père au secrétariat et à la comptabilité. Tout le monde dans la famille travaillait dur et avec beaucoup d'intelligence. L'entreprise employait une centaine d'ouvriers... c'est-à-dire qu'il fallait faire assez de profit (oui, de PROFIT, de marge, de bénéfice, appelez ça comme vous voulez) pour dégager de quoi faire vivre une centaine de familles dans le coin. Quand quelqu'un déclara, sous couvert de lutte des classes, qu'il fallait "liquider" mon grand-père, l'un de ses ouvriers s'écria :  "le père Lagarde ? jamais".

Un siècle et demi après le "Capital", que reste-t-il de ce système d'idées monté en idéologie quasi religieuse ?
- Cette haine justement.



mardi 5 février 2019

90. UNE EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE GILET JAUNE

N.B. This text is copyright 2019 by FRANKIE PERUSSAULT all rights reserved. THIS TEXT WAS WRITTEN BY ME sole writer of this blog. Be kind enough to give my name as your sources whenever you quote any part of it.

Une géniale explication du phénomène des Gilets Jaunes nous vient de Nouvelle-Zélande. Non pas que ce soit pour en apprendre aux Français, mais tout simplement parce que le phénomène est latent dans nombre de pays qui réagissent différemment des Français. En France nous sommes des passionnés de politique, et des passionnés tout court.

En Nouvelle-Zélande ils ont une Première Ministre qui vient de faire un discours au forum international à Davos en Suisse. Ci-dessous MA TRADUCTION comme suit :

Première partie :

La Nouvelle-Zélande veut transformer ses actions politiques pour se focaliser sur la gentillesse, l'empathie et le bien-être, car les déclarations de croissance économique toutes seules ne reflètent pas la réalité dans sa totalité. Déclaration de la Première Ministre, Jacinda ARDERN :

"En Nouvelle-Zélande nous sommes en gros à 3% de croissance et le chômage est à 3,9%. Au vu des analyses traditionnelles, on pourrait dire : ça marche bien chez vous. Pourtant nous avons une quantité ahurissante de sans abri (SDF) ainsi que le taux de suicide chez les jeunes le plus haut des pays de l'OCDE (Organisation for Economic Co-operation and Development). Notre santé mentale et notre bien-être ne sont pas ce qu'ils devraient être. 

Mon projet est donc, par un travail sur le bien-être, de fonder un cadre de standard de vie avec un budget approprié pour le bien-être. Ainsi, si vous êtes ministre et que vous voulez dépenser des deniers, il vous faudra prouver que votre action va améliorer le bien-être inter-générationnel. Nous comptons ainsi ancrer dans nos programmes ce que le public nous demande et aborder le bien-être sociétal de notre nation, et pas simplement la bonne santé de notre économie."

Deuxième partie :

Le fait que les salaires n'augmentent pas dans les pays développés est un problème majeur. Aux USA le salaire moyen, en termes réels, a le même pouvoir d'achat aujourd'hui qu'il y a 40 ans. La qualité de vie de la population ne s'améliore pas et certains pensent même que c'est ce qui alimente le populisme :

"Je crois que justement ce qui se trouve au coeur de nos politiques et de notre crise politique en ce moment, c'est cet écart entre la façon dont nous mesurons le succès et sa perception. Il faudrait élargir l'idée qu'on a du succès.

Si, par exemple, vous êtes quelqu'un au chômage à la maison et que vous entendez un politicien déclarer, juste après la crise financière mondiale, que "nous sommes maintenant en phase de redressement", comme l'ont fait de nombreux hommes politiques à des moments divers de la crise... et que vous, vous êtes au chômage, vous vous dites que ce n'est pas ce que vous ressentez, car votre situation ne s'améliore pas du tout. Cela signifie qu'il y a là une coupure radicale et un manque de confiance grandissant dans nos institutions et dans notre démocratie. 

D'après moi, on compte aujourd'hui un certain nombre de cas dans notre univers politique qui se conduisent comme de vrais agents mandatés pour engendrer la méfiance envers nos institutions qui s'occupent du public.

Y a-t-il une façon de régler ce problème ?

Une façon est de s'assurer que ce qui est vu et mesuré soit pris en compte et réglé. Il nous faut élargir ce que nous estimons être nos responsabilités. Nos populations nous font comprendre que les politiques que nous appliquons sont loin de leurs attentes. Ce raisonnement n'est ni vague ni confus, mais crucial. C'est de cette façon que nous apporterons du sens et des résultats au peuple qui vote pour nous.

Ce n'est pas idéologique non plus, une idée qui ne pourrait être appliquée que par un gouvernement de gauche. Je dis que c'est finalement la seule façon d'accorder la politique avec les voeux de la population, pour que la confiance envers les institutions revienne, où que ce soit dans le monde.

Nous ne récolterons pas les fruits de ce travail avant les 20 prochaines années. Qu'importe. Car si nous nous focalisons sur la gentillesse, l'empathie et le bien-être, ce n'est pas le cycle politique du renouvellement des gouvernements qui compte, mais ce qui va se passer dans les prochaines décennies." (FIN DE MA TRADUCTION)



Quant à moi, j'ai une vue sur le phénomène qui remonte à l'année 2000 quand je suis arrivée de nouveau en France après des années de vie en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans le Pacifique sud, tous des pays jeunes et dynamiques, entreprenant et débrouillards.

J'ai été frappée par l'inertie ambiante de tout un chacun se référant sans cesse à quelque administration vue comme toute puissante et "obligatoire". 

J'avais eu l'impression d'entrer dans un pays atteint de sclérose en plaques où l'on ne pouvait plus bouger. Seule la tête continuait de parler, d'émettre des lois restrictives pour le reste du corps. Cette impression d'alors m'est très personnelle, je l'avoue, mais elle me fait dire aujourd'hui que ce qui se passe en ce moment ne m'étonne pas du tout.

Aussi bien les tenants du marxisme que du libéralisme sont aujourd'hui côte à côte dans la rue à hurler leur ras le bol. Car ni les uns, ni les autres sont libres d'organiser à leur façon, comme ils l'entendent et comme ils veulent, leur vie et celle de leur famille. La liberté a déserté la France, je l'avais écrit déjà

Mais aujourd'hui si on ne comprend pas ça, le pays ne "redémarrera" pas.


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dimanche 3 février 2019

89. Comment supprimer son profil

Comment supprimer son profil sur un site de rencontre... aaaah zat is ze question.

Il y a quelque temps un blogger a mis en ligne une petite vidéo en anglais de ce qu'il pensait des sites de rencontre. A voir ici : https://youtu.be/_ZstDNDG9fo

C'est à peu près ce que j'en pense aussi. J'irais même plus loin.

Je suis restée inscrite d'août à décembre sur Le Parfait Gentleman. Alléchant comme titre. Enfin! rencontrer des hommes droits, honnêtes, sincères et polis... le rêve. 

Des profils de messieurs à la pelle. Le supermarché de la rencontre. J'avais bien spécifié que je cherchais quelqu'un de ma génération. Mais bon, je suis quand même tombée dans le panneau. Un homme jeune, soit-disant veuf, soit-disant avec un jeune enfant, soit disant à son compte à Rouen mais habitant en Italie, me tutoyant d'emblée. J'ai marché tête baissée dans le canular. Mais était-ce un canular car quelque temps après je me retrouve avec les propositions du même type de profil, et à chaque fois le profil en question ne désirant pas franchement me rencontrer. J'en étais arrivée à écrire franco que je ne voulais correspondre qu'après avoir fait connaissance au réel.

Au bout de cinq mois, donc, j'ai voulu me désinscrire, ce qui n'a pas été trop difficile. Le site avait encaissé 200 et quelques euros de ma part car, ayant vu qu'on pouvait s'inscrire à tant par mois si on prenait un an d'abonnement, j'avais cliqué sur ce choix-là. Ma carte a aussitôt été débitée de la totalité, une entourloupe qui m'a laissée éberluée. Mais comme c'est toujours le cas des filous, ils vous font croire que c'est vous l'imbécile qui n'a pas fait attention. Alors ATTENTION, quand vous vous inscrirez, ne cliquez pas trop vite !

Je me demande, après coup, si ce "profil" de jeune mec veuf avec jeune enfant à charge n'est pas un piège pour apitoyer les gentilles femmes à grande empathie et à la fibre maternelle. Que se serait-il passé si je n'avais pas eu comme un doute ? Est-ce que ce n'est pas une façon de recruter des femmes pour en faire des prostituées ou des maquerelles ? Je ne me risquerai pas plus loin.

Comme je ne m'arrête jamais aux premiers échecs, j'ai voulu m'inscrire à Elite Rencontre. Là, j'y suis allée sur la pointe des pieds. D'abord un petit questionnaire pour établir mon profil. Dans la foulée, je mets 5 ou 6 photos récentes de ma personne pour qu'on ne me prenne pas pour une débutante. Et là, on me met une ribambelle de profils floutés de messieurs soit-disant compatibles avec le mien de profil. Vite fait, bien fait. Si je voulais voir tous ces braves messieurs qui soit-disant s'intéressaient à moi, je devais payer par carte le même genre de truc que sur le site précédent. A ce moment-là très précisément, j'ai voulu sortir de là. J'ai cherché le lien pour me "désinscrire". Mais là, c'est le labyrinthe crétois. On tourne en rond de lien en lien pour finalement trouver qu'il faut écrire expressément par lettre postale à une adresse en Allemagne. Depuis lors, je reçois des mails m'indiquant que de nombreux messieurs s'intéressent à moi et que je n'ai plus qu'à payer pour accéder à leur photo. Ben voyons ! mais oui bien sûr. J'ai envie de hurler ! 

Ecrire cet article pour mettre en garde m'a un peu défoulée. 



Le croquemitaine 3.

Ce matin lundi 3 février 2020 à 5h23 du matin, de nouveau un grand coup sur le toit. Je vis dans un loft à même les poutres de la toiture. ...