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mardi 18 septembre 2012

44. LE SAUT DE L'ANGE DE MARIEANGE


Je suis abonnée à un site qui s'appelle "installation campagne" où il est question de gens de la ville qui décident de changer de vie et d'aller s'installer à la campagne. Vaste programme, comme on dit. Cette association organise une réunion d'information le week-end prochain à Paris.

C'est pas de la tarte, prendre ses petites affaires pour aller s'installer dans un village rurale peut-être même pas répertorié sur les cartes! L'idée est folle. Alors soyons fous!!!

C'est ce qu'ont décidé Marie-Ange et son mari, un beau jour de ras le bol dans le métro. C'était dans les années 1960, voilà un bon demi-siècle maintenant et Marie-Ange est trop heureuse du résultat. Elle en parle avec un plaisir certain. Allez donc la voir à Aubusson au retour du marché un samedi. Elle y tient une maison-gîte et une chambre d'hôte, tout en travaillant sur son ordinateur à faire du web-secrétatiat.

Je les ai rencontrés un jour de mars alors que je cherchais un hébergement pour le stage de tapisserie que j'allais faire en août. Je les ai cotoyés en août pendant une semaine et c'est alors que Marie-Ange m'a raconté son histoire.

Ils sont arrivés tout jeunes tous les deux avec 2 marmots sous le bras, dans un village creusois où l'école allait fermer... circonstance atténuante, le fait d'avoir 2 enfants à mettre événtuellement à l'école. Notre jeune couple a été plus têtu que les gens du coin qui les ont d'abord regardés de travers. Quoi? des Parisiens? qu'est-ce qu'ils viennent faire chez nous? Ils venaient aider, travailler, et apprendre. Marie-Ange rigolent franchement quand elle se souvient qu'elle ne savait même pas comment poussait le persil. Maintenant ils sont de vieux Creusois, ayant élevé 5 enfants à la dur et accueillant leurs petits-enfants au bercail creusois avec bonheur.

Quelques photos de la chambre d'hôte de Marie-Ange à Aubusson, que j'ai eu grand plaisir à occuper au mois d'août dernier:

chez Marie-Ange à Aubusson


le drap brodé de la chambre d'hôte

la chambre d'hôte à Aubusson

chambre d'hôte et salle d'eau à Aubusson

chambre d'hôte avec 2 lits à Aubusson

jeudi 6 septembre 2012

41. La tapisserie (2)


Je reviens d'une semaine de stage de 'tapisserie à l'aiguille' à Aubusson. La tapisserie à l'aiguille, c'est ce qu'on fait avec une aiguille et de la laine sur un canevas, comme faisait ma grand-mère, sauf que maintenant c'est moi la grand-mère et qu'on ne dit plus faire du canevas parce que ça fait plouc. On n'arrête pas le progrès!

A Aubusson on vit englué dans le passé ignorant volontairement tous les progrès techniques qui ont eu lieu depuis les années 1600. Il faut que tout soit fait à la main, jugeant avec dédain tout changement depuis l'invention de l'aiguille et du canevas. Mais bon, j'y suis allée parce que je voulais justement connaître ces techniques ancestrales pour pouvoir les pratiquer et les transmettre à mon tour à ma petite-fille. Le stage organisé par l'association 'Lainamac' était piloté par Madame Véronique de Luna qui a elle-même une école de tapisserie à l'aiguille à Paris.

de gauche à droite: Géraldine et Véronique


Ayant une formation d'ethnologue, j'ai une sainte horreur des questionnaires qui vont servir à évaluer une activité humaine statistiquement. Pour l'ingénirie et la maîtrise de la société, on quantifie tout et n'importe quoi et on est persuadé qu'avec des statistiques, on a tout compris. Cette façon de voir les choses n'est pas celle d'un/une ethnologue. Je vais donc essayer d'"évaluer" le stage que je viens de suivre, à la mode de chez nous!

1) Quand, en début d'années, j'ai voulu voir où et comment je pouvais apprendre à faire du canevas, j'ai tapé 'tapisserie' ou 'canevas' sur google et j'ai tout de suite trouvé les stages de Véronique de Luna dans le 13e arrondissement à Paris. En cherchant plus loin, j'ai vu que cette dame avait prévu d'enseigner en juillet et août à Aubusson, donc plus près de chez moi et dans le haut-lieu de la tapisserie sur métier à tisser. L'aubaine: faire un stage au canevas et revoir les tapisseries d'Aubusson que j'avais visité en... 1972, (quand on est grand-mère, on compte en décennies) voilà donc 4 décennies. Le coût, en y ajoutant l'hébergement, frisait les mille euros, mais j'étais prête à un grand sacrifice. Je me suis donc inscrite en ligne.

De fil en aiguille :-)) les choses se sont sans cesse compliquées. Au bout d'un moment je ne savais plus qui faisait quoi et à qui il fallait s'adresser. J'en étais à tout annuler quand quelqu'un m'a annoncé au téléphone que le prix avait diminué de moitié. Bon, on continue. Mais j'ai trouvé l'organisation de ce stage tout à fait farfelue.

2) Faire du canevas n'est pas sorcier, tout le monde vous le dira, mais je ne voulais pas me lancer sans avoir consulté une experte en la matière. Je suis très bien tombée en ayant Véronique de Luna comme guide. En cinq journées j'ai pu acquérir les bases et revenir chez moi avec un canevas entamé à finir au long de cet hiver, la laine qui va avec, les aiguilles et quelques bons conseils. Cet enseignement a été très satisfaisant, à la fois stricte et complet. Je vais pouvoir continuer toute seule maintenant.



3) Etant au niveau débutant, l'important pour moi était la technique: je voulais savoir comment on tient le canevas, comment on pique l'aiguille, quel point on emploie. Or, à cela, dans ce stage, s'est ajouté une thématique: on allait parler de botanique. Bon d'accord. Un thème pour quoi faire? Certes, le canevas sur lequel on allait travailler était une feuille stylisée. De mon côté j'avais apporté un dessin de papillon et je voulais savoir s'il pouvait être reproduit sur canevas, mais j'aurais tout aussi bien pu apporter la photo d'un dinosaure ou d'un clair de lune à St Civran! Peu m'importait le sujet du canevas, je voulais savoir comment on faisait et l'ajout d'une thématique m'est apparu comme un cheveu sur la soupe. L'activité annexe sur ce thème étant d'aller randonner dans la brousse par un apès-midi de canicule, j'ai décliné cette offre d'activité qui m'a paru inadaptée.

4) En dehors du travail sur canevas, une visite guidée du musée de la tapisserie a eu lieu le lundi soir et celle d'un chateau voisin le mardi soir. Dans les deux cas j'ai vraiment eu l'impression d'être priviligée car, pour nous stagiaires, les guides respectifs se sont surpassés. Catherine, dans le cas du musée, nous a fait vivre une exposition de tapisserie de l'année 1925 en racontant la petite et la grande histoire de chaque pièce, en y ajoutant aussi les anecdotes rocambolesques de leur acquisition ou de leur mise en place dans le musée, visite suivie d'un petit apéritif dinatoire pour VIP! Dans le cas du chateau, le proprétaire n'a pas économisé sa peine pour nous faire parcourir les siècles au gré des étages et des tapisseries diverses et variées accrochées au mur. J'ai beaucoup apprécié ces deux visites, le seul problème étant qu'elles avaient été programmé en plus des heures de cours. De ce fait, le lundi, le premier jour, étant partie de chez moi vers 6h30, je me suis trouvée à rentrer à la chambre d'hôte que j'avais louée vers 10h du soir, après une journée de canicule éprouvante et bien remplie. Le lendemain pareil. J'ai craqué le mercredi! et j'ai décliné toutes les autres offres de visite. C'était tout à fait excessif.

5) Le stage comptait 9 stagiaires et j'ai trouvé que c'était parfait car les différents niveaux des unes et des autres permettait de donner une idée de ce que peut être la tapisserie à l'aiguille dans son ensemble. Nous étions 4 débutantes et les autres 5 'brodeuses' avaient des niveaux et des objectifs différents. La formatrice ne m'a jamais donné l'impression qu'elle ne s'occupait pas de moi. De plus, le local était immense et chacune avait l'espace necessaire pour travailler librement tout en écoutant les conseils donnés aux autres ici et là.



6) A part son côté spacieux, ce local, l'ancienne Ecole Nationale Supérieure d'Art (ENSA) à Aubusson, m'est apparu complètement inadapté. Là, si je ne me retiens pas, je vais dire des méchancetés!... froid, impersonnel, sans personalité, ringard, pas isolé, laid, j'aurais cru qu'il s'agissait d'anciens abattoirs. Bon j'arrête!

7) Le stage prévoyait 3 déjeuners sur place. En fin de compte tous les déjeuners ont été pris sur place c'est-à-dire dans une de ces grandes salles dudit local décrit ci-dessus, sur des tables en formica, avec des assiettes en cartons et des verres en plastique. C'était mieux que rien, mais chaque repas étant compté 8€, j'aurais aimé trouvé plus de chaleur et de convivialité à la française, avec pichet de vin et bon fromage, de temps en temps, dans de vrais assiettes et de vrais verres. J'ai été très étonnée d'un tel arrangement. Pour mon compte je préfère déjeuner sur place. Mais j'aimerais franchement être libre l'après-midi, en vacances, libre de me promener ou de faire la sieste par temps de canicule, par exemple. Ce que j'aimerais vraiment, c'est travailler au canevas depuis tôt le matin quand il fait frais et finir par un bon repas convivial avec les autres à midi quelque part, puis être libre le reste du temps. Je n'aime pas être 'organisée' :-(

8) Le stage incluait 3 déjeuners, un buffet, un dîner, 3 visites et une initiation botanique. Oui, j'aurais préféré payer un stage 'brut' avec la possibilité d'une demi-pension prépayée (les déjeuners), quelque part en ville avec les autres... et les après-midi libres.

9) J'ai voulu effectuer ce stage pour apprendre comment on fait. Pas besoin de thématique pour moi. La seule suggestion, peut-être, serait de pouvoir visionner quelques films, documentaires ou autres, sur le sujet. Nous sommes les derniers des mohicans en la matière! C'est peut-être ça la vraie thématique!

10) L'hébergement que j'avais retenu depuis le mois de mars en chambre d'hôte a été parfait. Pour le reste je regrette un peu le manque général de ponctualité, à la fois des stagiaires et des organisateurs. On a beaucoup piétiné, attendu, ici et là, en pleine chaleur.  

dimanche 8 avril 2012

23. La tapisserie

La tapisserie m'a toujours fascinée, les tableaux sur canevas que ma grand-mère faisaient, les grandes tapisseries pendues aux murs des châteaux, tout. Mais moi-même étant de nature nomadisante je n'ai jamais tellement eu l'occasion de m'y mettre... enfin si, quand j'étais jeune mariée dans les années 60 en Australie. J'habitais à Canberra, la capitale fédérale construite dans une zone d'élevage de moutons laineux! Je me disais alors: quel dommage, on pourrait faire de belles tapisseries avec ce qu'ils ont sur le dos. Alors je m'étais offerte un petit métier à tisser, un truc qu'on posait sur la table, et avec lequel je m'étais fabriquée un long morceau de tissu laineux. Le plus dur avait été de le couper pour en faire une jupe mi-longue pour l'hiver, puis que j'ai transformé bien plus tard en une jaquette sans manche que je portais en voilier quand je me trouvais équipière sur le grand océan Pacifique.

J'en viens au vif du sujet: hier, samedi de Pâques, je suis allée à Aubusson, là où l'on fabrique depuis quelques siècles lesdites Tapisseries d'Aubusson. Ne pouvant m'offrir une de ses belles créations de tapisserie basse-lisse, je vais me venger en effectuant un stage cet été pour apprendre à faire des tapisseries-aiguille sur canevas. J'en reviens donc à ma grand-mère qui serait certainement très fière de me voir faire du canevas maintenant que je suis moi-même grand-mère. On appelle ça la transmission... et ainsi de suite de grand-mère en petite-fille jusqu'à la fin des temps!

Voici quelques photos d'Aubusson hier, début avril, pas très chaud mais sous le soleil. La boutique de Véronique de Luna où je vais faire ce stage de tapisserie-aiguille est à côté de l'Hôtel de Ville dans la Grande Rue d'Aubusson.
















Isabelle s'occupe de la boutique de Véronique de Luna 

La boutique où l'on peut faire un stage de tapisserie à l'aiguille

Grande Rue à Aubusson, au centre de la vieille ville



samedi 2 avril 2011

15. Pour se mettre au vert



Aujourd'hui il a fait un temps magnifique.

Pour ceux qui commencent à avoir envie de quitter la ville un temps, je suis en train de mettre en route un plan pour se mettre au vert à partir du mois de mai prochain.

Il s'agit de passer une journée dans un petit village rural en plein bocage avec moi dans mon atelier de poterie et en balades variées alentour. Pour le programme précis, voir Les jolies colonies de vacances.

La journée d'activités diverses 'au vert' coûte 35€. On peut partager le repas à la maison pour 5€.

On peut venir pour une journée, un week-end, une semaine ou autant de jours qu'on veut. Il n'y a qu'à envoyer un e-mail maintenant à:
berryhobby (at) gmail.com   ou   frankie.perussault (at) orange.fr

On règle à l'arrivée. L'hébergement se fait de façon indépendante dans un village voisin. Lire la page 'Hébergement' en haut sous le titre du blog et de la grande photo.

jeudi 27 janvier 2011

5. Tous les légumes

Le jardin de John
Tous les légumes... Au clair de lune... Etaient en train de s'amuser...

On a tous chanté ça un jour quand on avait 5 ou 6 ans. Non, non, je ne suis pas en train de retomber en enfance... quoique! Mais mon pote John, l'Anglais du village, cultivent des légumes dans son grand jardin et il raconte que certains jours il ne retrouve pas les choux ou les haricots où ils devraient être. Que font les légumes de John les soirs d'été au clair de lune??? Hein?!

En tout cas dans nos assiettes ils sont bien bons. Cette année avec mes 'Helpers' - voir le blog jumeau en anglais - nous allons en consommer une quantité certaine. Non pas que je sois végétarienne, mais avec une bonne viande de chez le boucher de St Benoît, c'est pas de refus.

Et pour le pain, on va peut-être le faire nous-même vu que j'ai trouvé un moulin où je peux acheter la farine en gros. J'ai prévu de stocker ma farine dans un vieux coffre en bois de ma grand-mère.


Tous les légumes au clair de lune (karaoké + commentaires)
envoyé par ShindouGo. - Regardez la dernière sélection musicale.

jeudi 6 janvier 2011

1. Les jolies colonies de vacances

Des activités manuelles, des balades à la queue-leu-leu dans les chemins creux d'une province inconnue, des fous rires dans les chambrées...


Si vous aimez, il faut tenter l'expérience des vacances proposées par BerryHobby dans le village de St Civran, en province du Berry.

C'est nouveau, ça vient de sortir. Enfin, pas complètement mais cette année c'est sérieux. On va pouvoir se payer une expérience initiatique à la poterie tout en passant du temps en longues balades dans les chemins creux... dans une province inconnue, le Berry, dans un village 'isolé' à 5 minutes d'une sortie d'autoroute de l'A20 à la hauteur d'Argenton-sur-Creuse dans l'Indre, Région Centre.


Et pour les fous rires dans les chambrées, c'est possible. On pourra se loger dans une grande maison ancienne dans des chambres à plusieurs lits et à long couloirs et grands escaliers craquants. Le petit déjeuner sera anglais même si on ne prend qu'un bol de café car les hôtes sont un jeune couple anglais réfugié en Berry pour cause de surmenage insulaire.

Ceci est une offre de vacances peinardes!

Du 1er mai à fin octobre 2011:

- 3h d'atelier en initiation à la poterie le matin ou l'après-midi...


- 3h de balades à pied dans les chemins ou à vélo sur les petites routes quand on ne fait pas de poterie...


- le repas de midi à la grande table en chêne de la maison attenante à l'atelier...


- le repas du soir peut-être aussi sauf si on a envie d'essayer un restaurant local...


- les soirées façon culturelles locales, théâtre dans la cour d'un château ou bien barbecue dans le jardin...


Tout ça, en petit comité car l'atelier BerryHobby ne prend que 3 (trois) personnes à la fois.

Le prix maintenant.

Pour les 6h par jour d'activités soit d'atelier ou de balade: 35€ par jour.
Plus une contribution de 5€ pour un repas pris en commun.
Plus le prix du logement de 35€ par nuitée.
Plus une contribution de 5€ pour un petit déjeuner.

C'est une offre de vacances peinardes et pas chères, c'est bien ce que je disais.

On peut s'inscrire dès maintenant pour le 1er mai 2011 ou pour après.
Pour l'instant il suffit d'envoyer un e-mail en précisant les noms et les dates souhaitées à:

berryhobby (at) gmail.com

Les premiers arrivés sont les premiers servis. Il suffit de s'inscrire pour avoir une place. On règle quand on arrive à l'atelier. En cas de désistement, ce n'est pas grave, la place libérée passe à quelqu'un d'autre sur la liste des inscrits en attente.

L'adresse: La poterie, 2 rue du Lavoir, 36170 St Civran, Région Centre, France.

L'entrée des artistes à l'atelier BerryHobby

C'EST QUAND MÊME BIZARRE

 Oui c'est bizarre. Il faut que je raconte ce qui m'arrive. Dimanche dernier le 24 janvier 2021 je me réveille avec une fièvre de ch...