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jeudi 25 juin 2020

L'accès à INTERNET

L’ACCÈS à INTERNET

Internet ? Ce flux de communications entre toutes les “toiles” interconnectées sur toute la surface de la planète ? Oui ça. C’est devenu comme l’eau au robinet ou l’air qu’on respire. On n’est plus rien ni personne quand on n’y est pas branché. Le branchement se fait par l’intermédiaire des différents OPÉRATEURS qui veulent bien vous louer un droit d’accès, une “boîte”, une box en anglais, au prix d’un abonnement mensuel. La concurrence entre opérateurs est féroce. On n’est plus au temps des courbettes pour attirer le chaland.    Et donc le con du coin qui cherche à se faire brancher en prend pour son compte.

Je voudrais raconter ma petite expérience récente, vue bien sûr de ma petite hauteur et de l’état de mon porte-monnaie.

Un beau jour de mai, plus d’internet. Pas dû à un défaut de paiement. J’attends quelques jours pensant qu’on faisait des travaux sur la “ligne”. Toujours rien. Je vis dans un très petit village à 50 km de la métropole du département. J’y vais. Etant en période de post confinement du virus covid 19 je pense pouvoir obtenir des infos et un accueil professionnel. Niet, que nenni, pas du tout. On me rabâche à la porte qu’on ne reçoit plus pour les réclamations. Je décide de changer d’opérateur, je consulte le site internet d’un concurrent, depuis le branchement d’un cousin qui lui a son internet qui fonctionne. Je choisis de m’inscrire à SFR. Je reçois une nouvelle “box” au nom du nouvel    opérateur mais toujours rien, la box branchée ne fonctionne pas. Pourquoi ? Comment ? En voiture je retourne en ville et me rends à la boutique du nouvel opérateur.

- Ah mais madame, ce n’est pas chez nous.
- Comment ça ?
- Le RED n’est pas chez nous.

Et là… une jeune dame me répète sans relâche que ce n’est pas chez eux, jusqu’au moment où elle admet que RED est “simplement” un sous-traitant. Mais la box est marquée en gros de leur enseigne. Alors ?

Alors il faut résilier chez RED et s’inscrire chez eux en envoyant une lettre recommandée et UN PAIEMENT POUR RÉSILIER. Tiens donc ! La boîte en carton dans laquelle se trouvait une box au nom de l’opérateur SFR a comme expéditeur une adresse apparemment personnelle dans la région parisienne. Voir photo. Pour résilier chez RED il faudrait que je donne mon numéro de carte bancaire. Alors non.

Mais ce n’est pas tout. Ce faisant une jeune dame me propose un téléphone mobile à 9 euros. Elle ne donne pas d’autre précision et je n’en demande pas, pensant qu’il s’agissait d’un vieux modèle difficile à écouler à l’allure où la technologie s’emballe en la matière. J’apprends par la suite qu’il coûte 72 euros et qu’on va me prélever ça à petites doses pendant longtemps. Mentir par omission, c’est pas du commerce, c’est de l’arnaque.

Plus je m’insurge, plus on me traite comme une débile profonde.

Je n’ai toujours pas internet chez moi dans ce village où le téléphone mobile ne passe que dans la rue, pas chez moi. Je suis obligée de me pencher par le vélux de la tête et des épaules pour pouvoir converser au téléphone.

Qu’est-ce que je fais maintenant ? Je fais une demande d’émigration pour le Canada occidental, le Yémen du sud ou bien le Zimbabwe central ? Hein ? Vous pouvez me conseiller ?!

dimanche 1 décembre 2019

96. CHANGER DE PARADIGME

Bon là je vais faire un gros commérage.

Je reviens d'une réunion ce matin, samedi 30 novembre 2019, à Châteauroux où il était question de "faire remonter" vers le gouvernement les commentaires et les idées de la base sur le terrain. C'eut été génial si, comme je croyais, on allait entendre les diverses idées nouvelles issues des quelques citoyens qui se trouvaient là. Au fait, on était combien à cette réunion?

Le sujet en était la réforme imminente des retraites dans ce pays. Une fois qu'on a dit qu'il y a 42 systèmes différents qui s'appliquent en la matière, on a une idée du système actuel hypertrophié, hyper compliqué, hyper débile. Oui bon, "débile" c'est un jugement de valeur. Je passe.

Je suis sortie de cette réunion soulée de statistiques et de chiffres en milliards d'euros. Chacun et chacune avait bien sa petite idée de "yaka" solutions immédiates, personnellement applicables ou carrément idéologiques. Moi j'espérais benoîtement que... comment dire?... qu'on partirait de définitions claires pour en venir à faire table rase du passé (du présent passéiste) ici et maintenant pour INVENTER un système tout neuf. Bin non :-(

Voici donc ce que moi commère j'eusse aimé dire ou entendre (en français dans le texte).

 

Tout d'abord définir les termes à la racine du sujet : la retraite, l'emploi, le plein emploi... la pauvreté, les pauvres.

La RETRAITE : c'est d'abord un terme à connotation spirituelle ou militaire, un croyant chrétien fait retraite du monde pour méditer, un groupe militaire fait retraite pour éviter un affrontement. dans les deux cas c'est une action, c'est une décision active. par contre, le sens d'un arrêt de travail permanent en fin de carrière est récent.


L'EMPLOI : un emploi est un contrat passé entre deux parties, l'employeur et l'employé, pour la réalisation d'un travail contre une rémunération. une personne bénévole n'occupe pas un emploi au sens strict du terme.


LE PLEIN EMPLOI : état de la population active d'un pays occupée au maximum de ses possibilités.


Or, l'idée de la population active d'un pays a complètement changée depuis un siècle. C'était au début du 20e siècle le nombre des chefs de famille, c'est-à-dire les hommes matures chargés de famille. Certes de nombreuses femmes et enfants travaillaient dur dans les usines mais cette population ne comptait pas vraiment dans ce qu'on aurait appelé à l'époque le plein emploi de la nation. Petit à petit le plein emploi en est venu à signifier tout un chacun, hommes ou femmes, de l'âge de la maturité à la mort. L'âge de la maturité ayant changé aussi pour y inclure les jeunes gens et jeunes filles de 18 à 21 ans, le chiffre total de la population dite active a ainsi grossi énormément sans qu'on en prenne compte aujourd'hui. D'un coup, la quantité de citoyens sensés être au travail pour un emploi contre rémunération a beaucoup enflée. Toutes ces personnes arrivent un jour à l'âge fatidique où le règlement national, la loi, les congédie et les envoie... en retraite.

Je prends là l'idée de "retraite" à contrepied pour réfléchir plus amplement à la question. Le sens des mots a tellement changé depuis qu'on les a mis en circulation voilà une centaine d'années.

La retraite est donc aujourd'hui pieds et poings liée avec l'emploi rémunéré, c'est-à-dire avec le travail. Or ce n'est plus possible que le coût des retraites soit porté par le travail, par l'emploi rémunéré, car c'est aujourd'hui un poids trop lourds sur les gens, les entreprises, ce qui affaiblit énormément  la création de richesses. En a-parte je glisse ici qu'il n'y a pas de "gâteau" à partager dans lequel on se couperait une tranche pour financer les retraites. Il faut créer sans cesse des richesses. La richesse d'une nation est en création permanente. 

1) Que faire alors ? Passer les retraites en prestation sociale.


°°°   °°°   °°°

D'autre part, d'après la définition originelle du mot "retraite", on note qu'il s'agissait d'un acte voulu, décidé et d'un verbe actif : on FAIT RETRAITE. Que se soit pour prier ou pour éviter un affrontement, on décide soi-même de se retirer du monde, c'est-à-dire ici du monde du travail rémunéré.

2) Tout un chacun doit pouvoir se retirer du monde à n'importe quel moment de sa vie, dans un but choisi autre que celui d'un travail rémunéré. J'ai déjà expliqué ça dans un article précédent. Voir : A la sueur de ton front


°°°   °°°   °°°


En glissant sur le sujet un peu plus loin, on en vient à la pauvreté. Travail, retraite et pauvreté sont liés. Je sais bien qu'on aime mettre des barrières entre ces notions. Moi je n'en mets pas et je disserte au réel.

Quelqu'un qui n'a pas de travail rémunéré tombe dans une case appelé "chômage". Ce n'est pas qu'il ne sait pas quoi faire, c'est qu'il n'est plus rémunéré. En glissant toujours un peu plus loin, il tombe dans la pauvreté. Le chômage et les clodos sdf, tout ça c'est lié et attaché. Si tout le monde est "rémunéré", il n'y a plus de clochards assis par-terre à la porte des boulangeries.

3) Que faire alors ? Inventer un "pécule retraite" attribué à quiconque, homme ou femme, qui fait acte de se retirer du monde du travail rémunéré. Juste assez pour survivre, en laissant la liberté, l'autonomie, la décision de trouver soi-même une solution pour s'enrichir. Redonner la responsabilité de leur présent et de leur avenir aux gens, comme ils l'entendent.

Lever de bouclier ?... ou lever de rideau sur un nouveau monde où le travail rémunéré ne serait plus une punition mais un vrai choix.

Les gens "travaillent" de toute façon. Les femmes qui restent à la maison, bossent. Les hommes qui sont bénévoles dans tout un tas d'activités, bossent. Le jeune grand-père qui jardine et fournit des légumes à sa famille, bosse. Il y a les rêveurs aussi qui bossent en fournissant de nouvelles idées à la nation. Je sais bien qu'il y a aussi ceux qui font du canapé-télé à temps plein. Et alors ? Un jour ou l'autre ils se lèveront et entreprendront quelque chose de valable pour leur pays. Du moment que le "travail" ne sera plus o-bli-ga-toire, des hommes et des femmes se lèveront pour bosser ! Vous voulez parier ?!


mardi 5 mars 2019

92. AFFLIGER LA CONSCIENCE DES AUTRES

Affliger la conscience des autres...




DEVINEZ QUI A ÉCRIT CE QUI SUIT :

"Tu sais, Mirza, que quelques ministres de Chah Soliman avaient formé le dessein d'obliger tous le Arméniens de Perse de quitter le royaume, ou de se faire mahométans, dans la pensée que notre empire serait toujours pollué, tandis qu'il garderait dans son sein ces infidèles.

C'était fait de la grandeur persane, si, dans cette occasion, l'aveugle dévotion avait été écoutée.


On ne sait comment la chose manqua. Ni ceux qui firent la proposition, ni ceux qui la rejetèrent, n'en connurent les conséquences : le hasard fit l'office de la raison et de la politique, et sauva l'empire d'un péril plus grand que celui qu'il aurait pu courir de la perte d'une bataille, et de la prise de deux villes.


En proscrivant les Arméniens, on pensa détruire, en un seul jour, tous les négociants, et presque tous les artisans du royaume. Je suis sûr que le grand Chah Abas aurait mieux aimé se faire couper les deux bras, que de signer un ordre pareil ; et qu'en envoyant au Mogol, et aux autres rois des Indes, ses sujets les plus industrieux, il aurait cru leur donner la moitié de ses états.


Les persécutions que nos mahométans zélés ont faites aux Guèbres les ont obligés de passer en foule dans les Indes ; et ont privé la Perse de cette nation, si appliquée au labourage, et qui seule, par son travail, était en état de vaincre la stérilité de nos terres.


Il ne restait à la dévotion qu'un second coup à faire : c'était de ruiner l'industrie ; moyennant quoi l'empire tombait de lui-même, et avec lui, par une suite nécessaire, cette même religion qu'on voulait rendre si florissante.


S'il faut raisonner sans prévention, je ne sais, Mirza, s'il n'est pas bon que, dans un état, il y ait plusieurs religions.


On remarque que ceux qui vivent dans des religions tolérées se rendent ordinairement plus utiles à leur patrie, que ceux qui vivent dans la religion dominante ; parce qu'éloignés des honneurs, ne pouvant se distinguer que par leur opulence et leurs richesses, ils sont portés à en acquérir par leur travail, et à embrasser les emplois de la société les plus pénibles.


D'ailleurs, comme toutes les religions contiennent des préceptes utiles à la société, il est bon qu'elles soient observées avec zèle. Or, qu'y a-t-il de plus capable d'animer ce zèle, que leur multiplicité ?


Ce sont des rivales qui ne se pardonnent rien. La jalousie descend jusqu'aux particuliers : chacun se tient sur ses gardes, et craint de faire des choses qui déshonoreraient son parti, et l'exposeraient aux mépris et aux censures impardonnables du parti contraire.


Aussi a-t-on toujours remarqué qu'une secte nouvelle, introduite dans un état, était le moyen le plus sûr pour corriger tous les abus de l'ancienne.


On a beau dire qu'il n'est pas de l'intérêt du prince de souffrir plusieurs religions dans son état. Quand toutes les sectes du monde viendraient s'y rassembler, cela ne lui porterait aucun préjudice ; parce qu'il n'y en a aucune qui ne prescrive l'obéissance, et ne prêche la soumission.


J'avoue que les histoires sont remplies de guerres de religion. Mais qu'on y prenne bien garde ; ce n'es point la multiplicité des religions qui a produit ces guerres, c'est l'esprit d'intolérance qui animait celle qui se croyait la dominante.


C'est cet esprit de prosélytisme, que les Juifs ont pris des Egyptiens, et qui d'eux est passé, comme une maladie épidémique et populaire, aux Mahométans et aux Chrétiens.


C'est enfin cet esprit de vertige, dont les progrès ne peuvent être regardés que comme une éclipse entière de la raison humaine.


Car enfin, quand il n'y aurait pas de l'inhumanité à affliger la conscience des autres, quand il n'en résulterait aucun des mauvais effets qui en germent à milliers, il faudrait être fou pour s'en aviser. Celui qui veut me faire changer de religion ne le fait sans doute que parce qu'il ne changerait pas la sienne, quand on voudrait l'y forcer : il trouve donc étrange que je ne fasse pas une chose qu'il ne ferait pas lui-même, peut-être, pour l'empire du monde.



De Paris, le 26 de la lune de Gemmadi, 1, 1715.
" 
 Fin de citation.


Texte publié en 1758 par un nommé Charles-Louis de Secondat, plus connu sous le nom de... Montesquieu

Je n'ai bien sûr rien à ajouter. Que l'âme de Charles-Louis plane sur notre pays dans ce siècle et nouveau millénaire, c'est tout ce que je souhaite...

Si fait! j'ai quelque chose à ajouter. Charles-Louis pensait sans doute aux Protestants. Aujourd'hui en France, il semblerait que ceux qui cherchent à "affliger la conscience des autres" sont bel et bien les Musulmans radicaux extrémistes dont l'intolérance et le prosélytisme sont remarquables.



lundi 18 février 2019

91. le marxisme lessivé

Le marxisme lessivé...

Devant l'injustice du monde, devant tant de misère sur les chantiers de la "révolution industrielle" au 19e siècle, un certain Karl Marx a pu être pris de nausée et se mettre à écrire une nouvelle théorie d'organisation du monde. Il s'était dit que, si on changeait la concentration de quantité d'argent dans les mains de quelques individus et qu'on la mettait dans une institution anonyme, ça changerait la donne. Le capital détenu de façon privée devrait devenir un capital d'Etat géré anonymement par des fonctionnaires et des politiques. Ainsi les individus d'une nation seraient tous classés à la même enseigne. Il n'y aurait plus de patrons individuels, ni d'ouvriers exploités. Belle grand idée peut-être, sauf que le jeune Karl, de par son éducation, ne savait pas vraiment ce qu'était une entreprise. La mise à l'épreuve de la théorie marxiste a donné la Russie soviétique qui a accouché d'un Staline se débarrassant de millions de citoyens liquidés par mort violente. Elle a aussi donné la Chine et sa révolution "culturelle" et a accouché d'un Mao se débarrassant de millions de citoyens liquidés par la mort violente... d'Etat.

La liste est longue des pays qui ont cherché à appliquer, dans la vie des gens, la théorie marxiste. Ils sont tous à la masse. Il faut quand même l'admettre aujourd'hui en 2019 : le socialisme communiste n'est pas la bonne recette pour le bonheur d'un peuple.

Qui plus est, cette théorie engendrée en chambre noire, ni scientifique, ni réaliste, s'accompagnait d'un millénarisme quasi religieux qui faisait rêver du Grand Jour, une attente quasi messianique pour un jour prochain non défini (et sans cesse repoussé bien sûr) où tous les hommes seraient "frères" et vivraient dans l'opulence sans jamais plus avoir à se battre pour exister. Comment peut-on appliquer ça aux dures réalités de la vie humaine sur cette terre ?

Je me dis à part moi que si cette théorie avait été écrite par une Charlotte Marx, on en aurait ri et l'aurait cataloguée de "fumeuse".



un arbre mort se reflétant dans de l'eau stagnante

J'en viens à mon titre "Le marxisme lessivé".

Le "Capital" a été publié pour la première fois en 1867, il y a cent cinquante deux ans. Voilà donc un siècle et demi qu'on pratique la lutte des classes, la haine des patrons, petits ou grands entrepreneurs, bref des sales bourgeois qui arrivent à s'enrichir.

J'écris ça avec une certaine rage parce qu'en 1936 mon grand-père maternel avait été mis sur une liste d'hommes à abattre. Pensez donc en effet ! enfant pauvre d'une famille nombreuse, fils d'un sabotier, il avait eu l'idée, une fois marié, de transformer l'atelier de sabotier de son père en une usine de pantoufles. En 36 ma mère avait 14 ans, travaillait dans l'usine et aidait son père au secrétariat et à la comptabilité. Tout le monde dans la famille travaillait dur et avec beaucoup d'intelligence. L'entreprise employait une centaine d'ouvriers... c'est-à-dire qu'il fallait faire assez de profit (oui, de PROFIT, de marge, de bénéfice, appelez ça comme vous voulez) pour dégager de quoi faire vivre une centaine de familles dans le coin. Quand quelqu'un déclara, sous couvert de lutte des classes, qu'il fallait "liquider" mon grand-père, l'un de ses ouvriers s'écria :  "le père Lagarde ? jamais".

Un siècle et demi après le "Capital", que reste-t-il de ce système d'idées monté en idéologie quasi religieuse ?
- Cette haine justement.



mardi 5 février 2019

90. UNE EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE GILET JAUNE

N.B. This text is copyright 2019 by FRANKIE PERUSSAULT all rights reserved. THIS TEXT WAS WRITTEN BY ME sole writer of this blog. Be kind enough to give my name as your sources whenever you quote any part of it.

Une géniale explication du phénomène des Gilets Jaunes nous vient de Nouvelle-Zélande. Non pas que ce soit pour en apprendre aux Français, mais tout simplement parce que le phénomène est latent dans nombre de pays qui réagissent différemment des Français. En France nous sommes des passionnés de politique, et des passionnés tout court.

En Nouvelle-Zélande ils ont une Première Ministre qui vient de faire un discours au forum international à Davos en Suisse. Ci-dessous MA TRADUCTION comme suit :

Première partie :

La Nouvelle-Zélande veut transformer ses actions politiques pour se focaliser sur la gentillesse, l'empathie et le bien-être, car les déclarations de croissance économique toutes seules ne reflètent pas la réalité dans sa totalité. Déclaration de la Première Ministre, Jacinda ARDERN :

"En Nouvelle-Zélande nous sommes en gros à 3% de croissance et le chômage est à 3,9%. Au vu des analyses traditionnelles, on pourrait dire : ça marche bien chez vous. Pourtant nous avons une quantité ahurissante de sans abri (SDF) ainsi que le taux de suicide chez les jeunes le plus haut des pays de l'OCDE (Organisation for Economic Co-operation and Development). Notre santé mentale et notre bien-être ne sont pas ce qu'ils devraient être. 

Mon projet est donc, par un travail sur le bien-être, de fonder un cadre de standard de vie avec un budget approprié pour le bien-être. Ainsi, si vous êtes ministre et que vous voulez dépenser des deniers, il vous faudra prouver que votre action va améliorer le bien-être inter-générationnel. Nous comptons ainsi ancrer dans nos programmes ce que le public nous demande et aborder le bien-être sociétal de notre nation, et pas simplement la bonne santé de notre économie."

Deuxième partie :

Le fait que les salaires n'augmentent pas dans les pays développés est un problème majeur. Aux USA le salaire moyen, en termes réels, a le même pouvoir d'achat aujourd'hui qu'il y a 40 ans. La qualité de vie de la population ne s'améliore pas et certains pensent même que c'est ce qui alimente le populisme :

"Je crois que justement ce qui se trouve au coeur de nos politiques et de notre crise politique en ce moment, c'est cet écart entre la façon dont nous mesurons le succès et sa perception. Il faudrait élargir l'idée qu'on a du succès.

Si, par exemple, vous êtes quelqu'un au chômage à la maison et que vous entendez un politicien déclarer, juste après la crise financière mondiale, que "nous sommes maintenant en phase de redressement", comme l'ont fait de nombreux hommes politiques à des moments divers de la crise... et que vous, vous êtes au chômage, vous vous dites que ce n'est pas ce que vous ressentez, car votre situation ne s'améliore pas du tout. Cela signifie qu'il y a là une coupure radicale et un manque de confiance grandissant dans nos institutions et dans notre démocratie. 

D'après moi, on compte aujourd'hui un certain nombre de cas dans notre univers politique qui se conduisent comme de vrais agents mandatés pour engendrer la méfiance envers nos institutions qui s'occupent du public.

Y a-t-il une façon de régler ce problème ?

Une façon est de s'assurer que ce qui est vu et mesuré soit pris en compte et réglé. Il nous faut élargir ce que nous estimons être nos responsabilités. Nos populations nous font comprendre que les politiques que nous appliquons sont loin de leurs attentes. Ce raisonnement n'est ni vague ni confus, mais crucial. C'est de cette façon que nous apporterons du sens et des résultats au peuple qui vote pour nous.

Ce n'est pas idéologique non plus, une idée qui ne pourrait être appliquée que par un gouvernement de gauche. Je dis que c'est finalement la seule façon d'accorder la politique avec les voeux de la population, pour que la confiance envers les institutions revienne, où que ce soit dans le monde.

Nous ne récolterons pas les fruits de ce travail avant les 20 prochaines années. Qu'importe. Car si nous nous focalisons sur la gentillesse, l'empathie et le bien-être, ce n'est pas le cycle politique du renouvellement des gouvernements qui compte, mais ce qui va se passer dans les prochaines décennies." (FIN DE MA TRADUCTION)



Quant à moi, j'ai une vue sur le phénomène qui remonte à l'année 2000 quand je suis arrivée de nouveau en France après des années de vie en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans le Pacifique sud, tous des pays jeunes et dynamiques, entreprenant et débrouillards.

J'ai été frappée par l'inertie ambiante de tout un chacun se référant sans cesse à quelque administration vue comme toute puissante et "obligatoire". 

J'avais eu l'impression d'entrer dans un pays atteint de sclérose en plaques où l'on ne pouvait plus bouger. Seule la tête continuait de parler, d'émettre des lois restrictives pour le reste du corps. Cette impression d'alors m'est très personnelle, je l'avoue, mais elle me fait dire aujourd'hui que ce qui se passe en ce moment ne m'étonne pas du tout.

Aussi bien les tenants du marxisme que du libéralisme sont aujourd'hui côte à côte dans la rue à hurler leur ras le bol. Car ni les uns, ni les autres sont libres d'organiser à leur façon, comme ils l'entendent et comme ils veulent, leur vie et celle de leur famille. La liberté a déserté la France, je l'avais écrit déjà

Mais aujourd'hui si on ne comprend pas ça, le pays ne "redémarrera" pas.


&  §  &  §  &



mercredi 30 janvier 2019

88. DEMOS

Je vais tenter de voir clair dans l'imbroglio que nous vivons actuellement, les uns accusant la population insurrectionnelle de ne pas être "le peuple", chacun se gargarisant du mot "démocratie", chaque camp criant à qui mieux mieux qu'il a raison.

Le député de l'Indre, Mr Jolivet, vient de lancer un sondage sur sa page FaceBook pour savoir s'il faut instaurer un quorum aux parlementaires avant de pouvoir VOTER une loi :

"Il faudrait fixer un nombre minimum de députés présents (quorum) pour pouvoir voter les lois" : que pensez-vous de cette proposition formulée sur mon cahier de doléances en ligne ?


Le résultat du sondage pour l'instant est de 93% de "pour". Cette demande a été faite par un Maire d'Aquitaine lors de la grande consultation en cours. Il disait que dans toute assemblée, il faut un quorum de personnes présentes pour décider quoi que ce soit. C'est bien un minimum de démo-cratie. Non ?

Les commentaires ne vont pas tous dans ce sens. L'antithèse se définit ainsi : 
- Je suis pour dans l’absolu mais il suffit d’imaginer que pour tout bloquer, il suffit de ne pas venir!
On n’aura alors rien gagné! 
Avec une opposition de blocage, ça bloquerait définitivement toute possibilité de gérer le pays ou de légiférer.

Bon bin on fait quoi ? Si le peuple n'est pas vraiment "le peuple" et si, en demandant aux députés qui représentent le peuple qui n'est pas "le peuple", si ils/elles veulent bien être à leur poste au moment de voter oui ou non à une proposition de loi qui va affecter les 67 millions de citoyens de France... si en leur demandant de faire acte de leur présence, ça bloquerait totalement le fonctionnement de la "démocratie", nos chères "institutions" et notre non moins chère République. On fait quoi ?

La définition de DEMOS dans le wikipédia est la suivante : 

"Dans sa première acception, le dèmos représente la totalité des membres de la communauté civique dans la cité grecque. Ce dèmos, réuni en assemblée, a dans une démocratie le pouvoir de décision.Dans la prose littéraire ou oratoire, le dèmos représente le grand peuple, opposé aux riches (plousios), aux puissants."
"Dans beaucoup de cités grecques, le dèmos ne regroupait que les propriétaires fonciers, augmentés des artisans et des commerçants à Athènes."
"Le double sens de ce mot est à l'origine de l'ambiguïté historique sur la notion de démocratie."

Si je comprends bien, le "peuple", c'est la totalité des citoyens qui, envoyant des gens pour les représenter à la chambre du parlement, réunis en assemblée, a LE POUVOIR DE DÉCISION. Donc... s'ils bloquent, c'est qu'ils veulent bloquer. Faute de pouvoir bloquer au parlement, on bloque sur les ronds points. Le pouvoir de décision appartient au peuple, petit peuple, grand peuple, comme vous voulez. Les propriétaires fonciers, les artisans, les commerçants, et tutti quanti, opposés aux "plousios" et aux puissants, voilà donc le peuple qui a le pouvoir de décision.

Est-ce plus clair ? 





lundi 21 janvier 2019

87. Le tapin sauvage

J'ai lui récemment un article sur le facebook de la gendarmerie nationale qui venait de démanteler un vaste réseau de proxénétisme dans l'Isère. A ce propos, je demande l'autorisation de ré-ouvrir les maisons closes. C'est une vieille DOLÉANCE.




En 1974 alors que je rentrais en France après des années de vie en Australie, j'avais trouvé du travail dans une école privée d'anglais à Lyon. Je travaillais à enseigner l'anglais par des méthodes modernes à des cadres de l'industrie et je rentrais souvent tard le soir. Comme je n'habitais pas loin de mon lieu de travail en centre ville, je rentrais à pied. Or, il m'arrivait que tout en marchant sur le trottoir bien éclairé je me faisais suivre par des voitures qui roulaient au pas. On me susurrait des propositions par la vitre baissée, pendant que je marchais. Je crois me souvenir qu'un jour j'avais éclaté de rage et avais hurlé qu'ils aillent se faire foutre... Plus tard j'avais déménagé dans un quartier extérieur et je prenais le bus pour rentrer. Mais de tout ça, j'ai gardé jusqu'à aujourd'hui un demi-siècle plus tard une sensation de saleté et de rejet total pour cette engeance  que sont les "utilisateurs" de prostituées.

Comme nous sommes en période de DOLÉANCES, je demande instamment qu'on ouvre des maisons closes pour que le tapin sauvage soit éradiqué. C'est une peste, un fléau insupportable. On en voit partout de ces camionnettes stationnées aux bords des routes. Eradiquons au moins ce tapin sauvage si on ne peut pas éradiquer la prostitution. C'est une activité du même ordre que le traffic de drogues. 

jeudi 10 janvier 2019

85.Conformisme et inertie

CON... FORMISME et INERTIE




Sur mon compte Facebook je viens de me faire éjecter par un facebookiniste qui venait juste de m’accepter sur sa liste de amis. (ah la la! même mon correcteur est conformiste, je viens d’écrire “zamis” et ça me l’efface)

Je disais donc que l’amitié facebookiste est éphémère et aléatoire. J’avais en effet écrit mon petit commentaire décalé sur un post qui parlait de méchantes personnes qui portaient des gilets d’une certaine couleur et que ça faisait peur. Comme ce fut rapidement effacé, je ne peux pas m’y référer et faire un copier-coller. Vous me suivez ?

Je disais donc que mon commentaire a dû sembler sulfureux. Ce n’était en aucun cas mon propos, je veux dire mon intention. Car, ayant été qualifiée et diplômée en sciences humaines (4 ans quand même sur les bancs d'une fac), j'ai l'habitude et la manie de décortiquer les faits, les choses et les humains à la tâche.
  
Or, ce qui se passe dans notre France en ce moment est à mes yeux passionnant. C’est la pâte de l’Histoire qui lève. C’est le levain du pain de demain. C’est évident, le monde d’aujourd’hui est en train de bouger. A mon humble avis, le nouveau tissu sur le métier sera splendide. (oui bon les images allégoriques, ça suffit).

Trêve de déconne. Dans notre Histoire de France, la façon dont on s’y est pris pour gérer, gouverner, présider le pays n’a pas toujours été la même depuis Clovis. A chaque changement ce dut être la même frousse qui a parcouru ceux qui étaient en place sur le trône (oui non sans rire, faudrait mettre une majuscule à “trône”) … à ceux qui étaient assis sur le Trône.

Eh bien, d’après moi, nous y voilà. Il y a ceux qui minimisent ce soulèvement du peuple en rabâchant qu’ils sont de moins en moins, qu’ils sont divisés et ne savent pas ce qu’ils veulent. Il y a ceux qui accusent les Russes, les Américains et les Lunatiques (habitants de la face cachée de la lune) censés faire de l’activisme dans la foule. Et ceux qui ne voient que la violence et les voitures flambées. Mais, toujours d’après moi, ce serait plutôt les contractions et les douleurs de l’accouchement d’une nouvelle façon de gérer, gouverner et présider le pays. On ne veut plus du système actuel. Point barre à la ligne.

Ce mouvement du peuple en gilet est à prendre très au sérieux. Il cherche à balayer le conformisme et l'inertie qui est de mise depuis... un certain temps. 

samedi 22 décembre 2018

84. LA FRANCE ULTRA-PÉRIMÉTRIQUE

La France "ultra-périmétrique, c'est le pays de France hors le périmètre de Paris et sa banlieue.

La voilà en photos. C'est ça que vous voulez ?



 




 





 

Si c'est ça, on y va droit devant à fond la caisse.

De toute façon, Paris n'est pas en France. C'est une principauté indépendante qui n'a rien à voir avec le pays de France et des Français. Alors occupez-vous de vos affaires et laissez-nous nous occuper de la France et de nos affaires à nous.

Je m'en vais de ce pas peindre ma porte d'entrée en JAUNE.

samedi 1 décembre 2018

79. Le jaune et la liberté

Les gilets sont jaunes. Bien par hasard sans doute. Mais n'empêche que si l'on consulte la symbolique des couleurs, il s'avère que "le jaune symbolise aussi bien la puissance, la connaissance, la richesse mais aussi la haine, la maladie, la folie, et la trahison."

Si j'interprète, on se pare donc d'un gilet jaune contre la puissance et la richesse, envahi de haine jusqu'à la folie pour ce que, depuis 18 mois, on ressent venant de nos gouvernants comme une trahison. Un peu tiré par les cheveux... mais bon, c'est mon interprétation. Elle vaut aussi bien que celle de nos journalistes et journaleux au ton docte qui nous expliquent pourquoi le peuple ainsi se soulève.

Et moi, suis-je la seule ?, je rue dans les brancards et bouillonne dans mon for intérieur parce que la liberté depuis longtemps est bâillonnée et en garde à vue dans ce pays.



1. Est-on libre dans un pays où plus de 6 millions de personnes sont au chômage total ou partiel ?
2. Est-on libre dans un pays qui bat tous les records d'imposition ? 
3. Est-on libre dans un pays où le code du travail comprend 3200 pages qui font de la moindre embauche un choix cornélien, alors que la décision de donner un travail à quelqu'un devrait être l'une des plus faciles qui soient ?
4. Est-on libre dans un pays où rien n'échappe à une réglementation quelconque ?
5. Est-on libre dans un pays où la recherche est sévèrement encadrée au nom du principe de précaution ?
6. Est-on libre dans un pays dont la jeunesse entreprenante s'exile en masse parce qu'elle a le sentiment de trouver ailleurs un terrain plus propice à son ambition ?
7. Est-on libre dans un pays qui est à la merci de la plus petite variation des taux d'intérêt sur une dette publique qui atteint désormais les 100% du produit intérieur brut ?
8. Est-on libre dans un pays dont le système scolaire reproduit - au nom de l'égalité! - les inégalités sociales et détourne les enfants de milieu modeste des aspirations les plus hautes ?

Ce questionnement n'est pas de moi. On le trouve pp. 44 et 45 du livre intitulé FAIRE de François Fillon édité chez Albin Michel en 2015... quatre ans déjà ! bientôt cinq ! 

Et on s'étonne que le peuple soit dans la rue. Et on feint d'avoir été pris par surprise. 

vendredi 30 novembre 2018

78. CHARMEUR DE SERPENT

  Moi aussi j'ai la haine et la hargne et elle me vient de loin. Longtemps j'ai préféré prendre sur moi mes échecs et ma pauvre vie. J'ai vécu en longeant les murs. Ma mère m'accablait de mes échecs répétés d'incapacité à avoir une brillante carrière, de laquelle elle aurait pu tirer fierté et ne pas perdre la face devant la galerie.  Longtemps j'ai choisi de fuir, d'être l' "Etrangère" en pays inconnus et lointains, le plus lointain possible. Et tout d'un coup, ce mouvement de foule, de ce peuple qui est le mien, réveille et fait remonter toute la douleur de cette existence de merde que j'ai pu mener. Malgré mes talents, mon intelligence, mes capacités, mes diplômes. Oui, mes diplômes. Plus j'avançais dans "les études", plus je m'enfonçais dans la vie merdouillante d'une mère célibataire incapable de nourrir son gosse. A bout de bras et à bout de souffle je suis arrivée à l'âge canonique, enfin, où l'on commence à s'en foutre de tout.  Et voilà que tout ce bon peuple de France se soulève et crie sa haine. Sa haine du charmeur de serpent. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Le Chef de notre Etat est un charmeur de serpent. Avec ses beaux discours, car ils sont vraiment beaux, bien écrit, et bien dit, avec tous ses beaux discours il nous avait ensorcelés. Le réveil est violent. Mû par ce sentiment honteux de s'être fait avoir, on se réveille plein d'une énergie vengeresse. 

L'amertume de l'échec, de l'incapacité à vivre normalement, c'est-à-dire libre, s'étale comme un mille-feuille. On en rajoute une couche à chaque fois. On baisse la tête, on se pense incapable, pas comme les autres. Jusqu'au jour où la colère agissante et la haine explosent comme une galaxie en feu.

Comment tout ça va finir ? Mal, ça ne peut que finir mal.  

vendredi 13 avril 2018

76. LA BLAGUE

C'était une blague, soi-disant. Un type avait raconté une blague en direct à la télé et avait été viré de son emploi. Un abus de pouvoir, une grossière erreur, avait commenté celui qui me racontait ça.

En creusant un peu, j'en étais cependant arrivée à penser que le type en question aurait dû, plutôt que d'être viré... être pendu en place publique.

Voici la "blague" :

- que dit-on à une femme qui a les deux yeux au beurre noir ?
- rien ! si elle n'a pas compris après deux essais, pas la peine d'insister.

Mon sang n'a fait qu'un tour. Quand j'ai entendu ça, j'ai d'abord eu l'impression de recevoir un coup dans le ventre, puis la colère et la haine me sont montées au nez. J'ai dû hurler mon indignation mais sans doute sans convaincre mon auditoire. Je voudrais maintenant, à froid, faire l'analyse de ces deux lignes de "blague".

Deux yeux au beurre noir indique une grande violence, des coups au visage répétés, venant d'un agresseur sans foi ni loi. Même un boxeur ne ferait pas ça à son adversaire. Deux yeux au beurre noir indique que l'attaque a été fulgurante et que la victime n'a eu ni le temps, ni le réflexe de se défendre. Comme il s'agit d'une femme qui a les deux yeux au beurre noir, on envisage rapidement une scène d'immonde violence conjugale.

Mais ce n'est pas tout. "Elle" n'a pas compris ! Car, pour faire comprendre quoi que ce soit à une femme, il faut user de la violence, ça va de soi. Une femme est d'une telle bêtise que pou lui faire entrer quelque chose dans le cerveau, il faut taper et taper dur. Si elle n'a pas compris ce que l'agresseur, un homme, son homme sans doute, a voulu lui dire, après avoir été frappée au visage violemment à deux reprises, ce n'est pas la peine d'insister. C'est-à-dire qu'il n'y a plus qu'à la laisser tomber là avec ses deux yeux au beurre noir.

Abjecte.

Ce que cette "blague" cache est encore plus abjecte.

L'homme se voit comme un être supérieur. Il considère la femme comme une créature bizarre qu'il n'est pas nécessaire de respecter en tant qu'être humain. Ce complexe de supériorité à lui seul est largement condamnable. Mais là, il est assorti de l'idée qu'un être supérieur a le droit, peut-être même le devoir, d'attaquer, de tabasser, de supprimer un être jugé inférieur. Dans mon vocabulaire, cette attitude-là s'appelle le fascisme. On est en droite ligne dans la logique d'un dictateur bien connu pour son application de la théorie des "sous-hommes".

Cette vision qu'ont certains hommes sur les femmes est une vision fasciste. Et ce n'est pas une blague.

mardi 15 novembre 2016

74. VERS UNE EUROPE FÉDÉRALE



C’est décidé, je ne voterai plus QUE POUR LES EUROPÉENNES...

Quand est-ce, d’ailleurs, les prochaines élections européennes?

Les prochaines élections européennes auront lieu en 2019. Oui madame. Elles devraient normalement avoir lieu à la fin du mois de mai 2019. Elles ont lieu au suffrage universel direct à un tour. Parfaitement. Les Européens seront appelés à voter pour élire leurs députés au Parlement européen. C’est tout. Il existe 74 sièges français sur une assemblée de 751 députés européens pour le moment.

Les mots-clé du petit texte ci-dessus sont: “normalement”, “Parfaitement”, “C’est tout” et “pour le moment”.

Quand on a une assurance contre l’incendie, on fait faire des vérifications par les pompiers tous les 5 ans. Cependant si un incendie se déclare, on appelle les pompiers tout de suite, promptement, sans tergiverser. Or, en Europe, il y a le feu au lac. M’est d’avis qu’il faudrait appeler les pompiers… et ne pas attendre 2019.

Nos députés européens sont élus par la population directement et en un seul tour. Voilà qui est bien. C’est épatant. Les élections à 4 ou 5 tours plusieurs fois par an, c’est du gavage d’oies citoyennes. Moi personnellement, je n’irai plus voter sauf aux élections européennes.

En fait, on fait tout un ramdam juste pour élire nos représentants à un Parlement qui n’a de parlement que le nom puisqu’il n’a pas de membre exécutif et encore moins de membre armé. C’est un peu comme ces jeux où les enfants disent: “on dirait que toi tu es le roi”, “on dirait que elle c’est la sorcière”… On dirait que, on ferait comme si. En fait, c’est bien ça. Notre beau Parlement Européen n’a pas de Gouvernement et pas d’Armée. On fait comme si on était un pays pour rire.

Pour le moment le Parlement sis à Bruxelles ET à Strasbourg compte 751 députés. Des pays adhèrent, d’autres désadhèrent et donc ce chiffre change. Or, à la Chambre des représentants de l’Etat FÉDÉRAL des USA, ils sont actuellement 435 et le chiffre ne change pas. Notre beau Parlement Européen foisonne de gens qui ne nous représente pas à un gouvernement, ni à une armée. Et le clou, c’est que cette belle organisation n’a pas de tête. On n’a pas de PRÉSIDENT EUROPÉEN, on n’a pas de Président de l’Europe. Là, pour illustrer mon propos, j’ai presque envie de faire le dessin d’un épouvantail sans tête au milieu d’un champs…

Mais bon, j’arrête!  




jeudi 15 septembre 2016

73. La rage et la colère

Ci-dessous ma transcription d'une vidéo selfie enregistrée par une jeune dame qui venait de se faire flasher sur la route à 72 km/h :

Putain! je me suis fait flasher, à 72 sur une zone à 70, je vais voir mon petit neveu, j'ai limité mes ardeurs, j'aurais pu aller plus vite, je me suis fait flasher, j'avais 5 points, il va m'en rester 4... Ces enfoirés nous rackettent à bloc. 

Pendant ce temps là, eux, ils s'en foutent plein les poches, ils vont à panama ou ailleurs, et nous, comme des grands cons, on se fait flasher, ...  Alors voilà, ils prennent des milliers d'euros tous les mois, pour rien foutre, j'ai envie de dire. A un moment j'y croyais, je me disais : les mecs qui arrivent là, ils se sont défoncés quand même, ils se sont défoncés pour arriver là. Mais une fois qu'ils y sont, ils ne foutent plus rien, d'une voiture avec chauffeur à un gueuleton avec les copains, ils en branlent pas une, en fait, pas foutus de bouger leur cul pour aller voter les lois. Ils nous enflent en permanence et nous, comme des gros cons, on mange 5 fruits et légumes par jour, 5 fruits et légumes au pesticide par jour. 

Ils nous pondent des lois sur l'orthographe complètement absurdes, des réflexions sur le port du voile qui, pff, putain ... 

La démocratie ... mon père, que je respecte infiniment, me dit : non non je ne signe pas de pétition, la démocratie, elle est là pour porter nos voix, donc on vote et ensuite on a des élus qui sont là pour porter notre voix. Mais, mon cul, ils en ont rien à foutre de notre voix, ils en ont rien à foutre. 

Mais qu'ils soient de gauche ou de droite et tout ça, ils copinent depuis qu'ils sont petits, tous ces mecs là, ils en ont rien à foutre de rien, en fait. Donc, la "primaire-point-org", "nuit debout" qui fout les journalistes qu'ils payent pas à la porte, "un deux trois" ou "bleu blanc vert", voilà. La primaire, j'y ai bien pensé, je me suis dit : c'est bon j'y vais, quand je serai dictateur de la république, je vous jure je vais faire le ménage, fini les élevages intensifs,  dehors monsanto, je ferai péter ... 

Et puis je serai copain avec daesh, je crois, je leur dirai vous plantez pas de ... vous êtes complètement tarés, c'est votre problème, mais plutôt que de vous faire sauter en terrasse, allez vous faire sauter à l'élysée, allez vous faire sauter à matignon, allez vous faire sauter à l'assemblée nationale. Sur un plan historique, c'est dommage, c'est un beau bâtiment, mais franchement où est-ce qu'ils sont les regrets, quoi? 

Parce que toutefois si la primaire-point-org ça mène quelque part, s'il y a des gens qui sont soutenus quand bien même par des milliers d'autres citoyens qui disent : celui-là il a de vrais belles idées pour l'éducation, pour la justice, pour l'avenir de notre planète, pour l'énergie, il y en a vraiment qui sont soutenus, mais jamais de la vie, ils y arriveront, jamais, jamais.

Tous ces gros connards qui nous gouvernent, là, ils sont bien placés là où ils sont, de gauche, de droite, y'en a rien à foutre. Le premier qui va foutre une ombre au tableau et menacer leurs putains de privilèges et leurs milliers d'euros mensuels qu'ils se foutent dans les poches jusqu'à ce qu'ils en crèvent, et ils crèveront vieux en plus ces gros salauds, on les laissera pas arriver jusque là... j'ai laissé tomber. 

Qu'est-ce que vous voulez que je fasse, je travaille, je travaille, je travaille pour faire avancer ma petite entreprise. Je paye mon r.s.i. tous les mois, un salaire un mois sur trois, j'ai pas le temps pour la primaire-point-org, de toute façon à quoi bon ? Même si j'ai un égo démesuré, de toute façon je me dis que j'ai aucune chance, ça me dégoûte. (silence) 

Si ils se bougent pas le cul pour aller voter les lois, ils nous enflent en permanence. Alors tu as des mecs qui roulent à 240 sur l'autoroute, du coup ... qui roule à 270 avec sa renault je sais plus quoi qui fonce à bloc pendant que l'hélicoptère repère la bécane, je te dis pas le prix que ça coûte. Le p.v., entre l'hélico et la safrane ... turbo 5 cylindres, et puis baby cool, nous on roule à 72 dans une zone à 70 ! Faut bien rentabiliser, faut bien rentabiliser, shit,  tu vas verbaliser le seul qui roule avec cette vitesse, c'est dingue. 

Et on file des milliards à l'e.d.f. Moi aussi, j'ai bien mon entreprise, ça tourne pas super en ce moment, vous pourriez aussi me  donner quelques millions? Parce que, c'est vrai, moi aussi je donne du travail à des gens des fois, je paye mes cotisations, la t.v.a. oh la la, on déconne pas avec la t.v.a. hein! parce que si tu es en retard, bin oui! Ils filent de la tune à e.d.f. comme sarkozy qui avait lancé les défibrilateurs partout parce qu'il a un pote qui fabrique des défibrillateurs! Bin, mais non, ils en ont rien à foutre, ils en ont rien à foutre de nous. 

Allez! je vais aller rencontrer mes petits neveux et puis aller attendre mon p.v.  (fin de citation)


Cette jeune dame au volant de sa voiture exprime la rage et la colère de tout un chacun dans ce pays. Les mots lui sortent du fin fond des entrailles. Elle ne cherche pas à plaire, ni à choquer d'ailleurs. Elle dit, de façon très directe, tout ce qu'elle a sur le coeur et qu'elle a sans doute retenu depuis un certain temps par patience et par... patriotisme. Elle n'est pas du genre à insulter les dirigeants de son pays. Elle a patienté. Mais là, elle n'en peut plus.

Dans le périmètre de l'hexagone, nous en sommes tous là. Chaque passant dans la rue est prêt à dénoncer les mêmes problèmes que cette dame énumère :

1. Le racket des dirigeants sur les automobilistes.

2. La corruption des dirigeants qui s'octroient des salaires et des sommes sans commune mesure avec la quantité de travail effectué.

3. Le cynisme des dirigeants qui se désintéressent du peuple dès qu'ils sont élus.

4. L'inadéquation des décisions prises par les dirigeants sur ce qu'il faut faire : l'orthographe, le port du voile.  

5. Le copinage, le clientélisme des dirigeants sans distinction d'idéologies.

6. L'impossibilité de s'introduire dans ce système bloqué pour le faire changer.

7. L'exploitation du peuple qui travaille sans pouvoir récolter le fruit de ses efforts.

8. Le gouffre existant entre ce que les dirigeants se permettent et ce qui est permis aux gens du peuple.

9. L'aide aux entreprises géantes étatiques contre l'exploitation des entrepreneurs privés ordinaires.


J'y ajouterai le type de discours des dirigeants qui se gargarisent de grandes phrases et de gros chiffres en milliards et en milliers de milliards, alors que le commun des mortels  compte sur les doigts des deux mains pour survivre. Personnellement il y a un mot en particulier qui me fait bondir, c'est l'expression "prendre des mesures". A part chez un tailleur ou une couturière, je ne vois pas ce que ce mot fait dans la bouche de nos dirigeants. Ce ne sont pas des "mesures" qu'il faut prendre, mais prendre à bras le corps l'étendue et l'énormité du décalage entre eux et nous, entre ceux censés diriger le pays, et nous les habitants de ce pays. 


dimanche 11 septembre 2016

72. LA CONFIANCE GALVANISEE

     Sans confiance, pas de civilisation. C'est à ce point-là. 

En tant qu'ethnologue j'ai pu constaté que dans les milieux où les gens vivent en clans serrés, on trouve absolument aucune confiance dans ce qui n'est pas de la catégorie 'famille'. Ainsi, on construit sa case en famille. On abat un mouton en famille. On part à la pêche en famille. Pour qu'il y ait, dans un milieu social donné, des charpentiers, des bouchers et des pêcheurs, il faut que le reste de la population ait une entière confiance dans ceux qui ne sont pas du clan, de la famille. S'ensuit qu'il n'y a pas non plus d'inovation puisqu'on ne fait pas confiance à ceux qui ont des idées et des façons de faire différentes. Ainsi, on construit sa case toujours pareil le long des millénaires, on abat un mouton ou on pêche un poisson toujours de la même façon. Le progrès n'est pas possible dans une société où ne règne pas la confiance.

...tout en écrivant cela, je me mets à penser que le mot anglais pour 'confiance' est 'trust', et qu'un Trust, c'est effectivement un ensemble d'entreprises où l'on se fait confiance. Mais bon...

Bien sûr, la confiance est à double sens. A quelqu'un sur qui l'on ne peut pas compter, on n'accorde pas sa confiance. Mais vice-versa, quelqu'un sentant qu'il n'inspire pas confiance, ne va pas s'investir. Donner confiance et inspirer confiance s'apprend très jeune. Par exemple, un enfant de 12 ans à qui on confie une brouette pour rentrer du bois, sans être surveillé de près, va faire de son mieux pour mériter cette confiance. Et, une fois qu'il aura mérité cette confiance, il se sentira pousser des ailes pour un prochain travail car, et c'est là le noeud du problème, chaque humain a besoin de se sentir utile. Si je ne me sens pas utile, je ne vais pas donner le meilleur de moi-même et, à terme, je vais abandonner et déprimer. On en est là en France, à grande échelle.

En reliant ceci à la "hiérarchie horizontale", on arrive à une mécanique de transmission des ordres et de la connaissance très différente. Le boss, se trouvant au même niveau que son exécutant et lui faisant confiance, se trouve à même de galvaniser ses troupes, son équipe, son personnel. Les ordres ne viennent pas d'en haut par quelque action divine incompréhensible. La connaissance sur le terrain est très vite partagée avec le boss. Chacun donne le meilleur de lui-même, s'implique, se mouille et l'affaire avance à grands pas, chacun se sentant  utile et concerné. Seul le résultat compte. Les méthodes diverses et variées aboutissent toutes au même but... gagner.

Je voudrais raconter ici comment je suis arrivée à penser de cette façon. J'étais toujours en Nouvelle-Zélande quand la coupe de l'America fut remportée par ce petit pays de marins. Comment, grand dieu, david a-t-il pu vaincre goliath? C'est toujours la question qu'on se pose. Je suis donc aller faire un tour au Musée maritime à Auckland où il y avait une exposition sur le cas du bateau "Black Magic" et de son équipage néozélandais . J'ai vu et lu tout ce qu'il y avait à voir et à lire sur le sujet et la lumière s'est faite dans mon esprit quand j'ai compris comment l'équipage avait été géré. Le capitaine s'était mis sur le même plan que ses équipiers et les avait galvanisés, en insistant sur le fait que chacun d'eux était absolument indispensable, même et surtout celui, apparemment insignifiant, qui préparait le thé. CQFD


samedi 10 septembre 2016

71. Hiérarchie horizontale

Je suis arrivée en Australie à l'âge de 22 ans et j'ai appris la vie adulte dans ce pays-là. J'ai appris la vie dans un pays FEDERAL constitué de plusieurs Etats autonomes. J'ai appris la vie dans un pays LIBERAL anglophone. J'aimerais pouvoir dire ça sans qu'on m'insulte... dans ma patrie d'origine, la France. Parce que voilà, je n'arrive pas à m'habituer à la hiérarchie à la française, pyramidale, où les dictates viennent d'en haut et dégoulinent jusqu'en bas parmi les exécutants qu'on va surveiller de près, car ils sont bêtes et peut-être même méchants.

Là où j'ai appris la vie, un patron, un chef, un petit chef, fait confiance à son exécutant. Il ne va pas être sur son dos, ni le surveiller de près car il sait que c'est un humain qui a de l'imagination et sans doute des réponses qu'il n'a pas, lui le patron, pour régler les problèmes. Ainsi l'inovation et la vitesse à laquelle un problème se règle, sont démultipliées. Vous me suivez?

Je voudrais illustrer ce que je dis ci-dessus par un exemple vécu. En 1996 je vivais en Nouvelle-Zélande, un pays anglophone du Pacifique Sud où l'on pratique ce que j'appelle la "hiérarchie horizontale". Pour un certain temps je m'y suis retrouvée bergère chez un éleveur de 2000 moutons du côté de Hamilton dans le Waikato. C'était l'époque de la tonte. J'avais contribué à ramener les mérinos néo-zélandais des lointains paddocks vers la ferme où on les tondait. Toute une affaire. Le boss avec ses chiens et son quad poussait les bêtes par derrière, comme font les cow-boys avec les vaches. A un moment donné il avait fallu un temps fou pour faire passer un troupeau d'une cinquantaine de bêtes par la barrière où l'on voulait qu'ils passent. J'avais trouvé ça éreintant et pas franchement efficace.

Or dans ma longue vie, quand j'étais jeune, j'avais aussi vécu en Israël et j'avais pu observer que les bergers arabes sur le plateau de Nazareth faisaient marcher leurs moutons derrière eux, c'est-à-dire qu'au lieu de les pousser, ils les guidaient. Avec un grand bâton en travers des épaules et les bras accrochés de chaque côté, le berger paraît énorme vu par un mouton. En parlant à celui des bêtes qui est le leader dans la hiérarchie ovine, le berger se met à marcher tout simplement. Le mouton-leader suit et alors suivent tous les autres du troupeau.

Donc, quand mon boss m'a demandé un jour de ramener un lot de moutons tondus à leur paddock, j'ai osé proposer une autre manière de faire les choses. Je m'attendais à ce qu'il me renvoie ballader et me dise : "fais ce qu'on te dit et c'est tout"... alors qu'il eut l'air très content de mon initiative et m'assura que la méthode importait peu, c'était le résultat qui comptait. Je me suis mise en route devant mes moutons qui m'ont suivie tranquillement formant un V derrière moi marchant à grandes enjambées. Revenant au hangar pour prendre un autre lot de moutons tondus, j'ai été félicitée pour la rapidité de mon travail... Voilà.

LA HIERARCHIE HORIZONTALE suppose qu'on fasse CONFIANCE à ses EXECUTANTS. C'est bien ce qui manque dans notre pays. La manière de travailler un peu partout, aussi bien dans les bureaux que sur les chantiers, est en hiérarchie verticale où l'initiative des exécutants en bas de la pyramide est barrée, bannie, bafouée. C'est la méfiance qui règne. On surveille. On est sur le dos de tout un chacun à chaque instant comme s'il s'agissait de petits robots susceptibles de se détraquer. Je crois qu'on se trompe. Je me souviens avoir lu le discours d'adieu d'un grand patron américain, chez Ford je crois, qui disait que toute sa vie il avait toujours misé, investi dans l'homme, en faisant confiance aux hommes et aux femmes qu'il avait sous ses ordres. Ce n'est pas à la mode de dire ça. Ce serait bien si c'était à la mode de le faire.



mardi 6 septembre 2016

70. APPORT PERSONNEL

Cette image n'a rien à voir avec le texte. C'est just pour faire joli.


Dans le vocable marxiste, le mot "capital" est un gros mot.

Parlons donc plutôt d' "apport personnel". C'est mieux. C'est digestible. Mais c'est la même chose, tout de même. Pour démarrer une affaire, pour réaliser un rêve d'entreprise quelle qu'elle soit, il faut avoir, ou bien trouver des fonds pour démarrer. Il va falloir louer ou acheter un local, peut-être des machines, des matières premières. Même en démarrant ric-rac, au minimum de dépenses, il va falloir des fonds pour démarrer de toute façon. L'argent qu'on aura mis de côté ou les fonds qu'on aura levés constituent cet apport personnel, le premier capital de toute entreprise . Cet argent-là n'est pas de l'argent qu'on dépense dans le sens d'une consommation, mais une somme qu'on investit... parce qu'on croit en l'avenir, parce qu'on parie sur sa propre capacité à réussir, à gagner de l'argent... à gagner sa vie et à subvenir à sa famille.

Cette mentalité-là est vieille comme le monde. Celui de nos ancêtres Pierrafeu qui "investissait" dans du bon matériel, pierres tranchantes et bon silex, avaient plus de chance de bien manger et de survivre que les autres. Investir est une nécessité vitale.

Mais depuis que Marx a décrété que le Capital est le diable en personne, on biaise, on chancelle, on fait comment pour gagner sa vie? Tout doit appartenir et venir de l'Etat qui va benoîtement dévoluer ses fonds à des entreprises étatiquqes où tout un chacun sera fonctionnaire. Mais... ce que l'Etat "débloque" pour telle ou telle entreprise étatique, c'est du CAPITAL d'Etat. Un apport personnalisé en provenance de l'Etat-Providence. On sait ce que cela a donné dans les pays qui ont tenté cette expérience de gestion nationale. Pourquoi donc refuse-t-on d'admettre l'évidence? Ce système-là d'apport personnel, cette façon-là d'investir, ne marche pas.

Est-ce si difficile de voir les choses en face? de se regarder dans le miroir et de voir qu'on a vieilli? d'admettre que la théorie marxiste est vérolée dès le départ et que la gestion d'un pays à la mode de Marx est toujours un échec cuisant lamentable. L'appauvrissement de notre pays, la France, tient de cette erreur de jugement. Il est urgentissime de redresser la barre.


C'EST QUAND MÊME BIZARRE

 Oui c'est bizarre. Il faut que je raconte ce qui m'arrive. Dimanche dernier le 24 janvier 2021 je me réveille avec une fièvre de ch...