samedi 26 octobre 2013

56. UNE AFFAIRE à SUCCÈS

C'est par la publicité sur FaceBook que j'ai rencontré ce site.

Dans la marge de droite de mon journal, ou de mon 'mur' comme on disait avant, il y a une colonne pleine de publicités plus ou moins... chiantes! Je cherchais à m'en débarrasser ou plutôt à faire comprendre à FaceBook qu'elles ne me correspondaient pas du tout. J'ai fini par trouver qu'à chaque petite pub, il y a un x sur la droite mais seulement si on passe sa souris dans le coin! En cliquant sur le x on peut alors choisir de ne plus avoir cette pub et on vous demande pourquoi vous ne la voulez plus. Il faut alors cliquer sur "aucun intérêt" et la pub n'apparaîtra plus dans la liste sur votre journal FaceBook.

Tout ça déclencha un réajustement automatique des pubs qu'on m'envoyait... ce qui provoqua, qu'au lieu d'avoir des suggestions sur une réduction de poids ou comment attirer des petits amis, j'ai eu la publicité d'un site de lecteurs/auteurs TRÈS intéressant.

Merci la pub dans FaceBook, ne crachons pas dans la soupe!


En explorant ce site au titre anglais de WeLoveWords j'ai fini par tomber sur leur histoire. Une vraie affaire à succès, française, et même parisienne: quelques illuminés avec une grande idée qui se lancent dans une aventure commerciale pas du tout évidente et qui réussissent à prouver que leur idée était géniale et viable. Il faut lire leur histoire, c'est un modèle à suivre.

Du coup, je me suis inscrite pour lire ce que mes contemporains francophones écrivent et publient. Et petit à petit j'y vais pour laisser les traces de ce que j'écris moi-même.

J'ai ainsi quelques textes en ligne qu'on peut lire à:   welovewords.com/frankieduberry

A bientôt de vous y lire!

mardi 10 septembre 2013

55. Les dames de la côte


Nous voilà au mois de septembre de cette année 2013. J'ai quitté mon adresse en France en janvier,  j'ai passé 4 mois en Irlande, je suis revenue fin mai pour planter des tomates et semer des haricots devant ma porte, de quoi manger sain et bon au temps de la récolte. Le temps de la récolte est enfin venu, tardif cette année, mais j'ai maintenant plein de tomates, de haricots verts, de melons, de poires et de raisins. Ouf! Je vais engranger quelques vitamines pour l'hiver qui approche.

On est en 2013, l'hiver approche. Je ne sais pas pourquoi mais je pense beaucoup à mes grands-parents qui, voilà cent ans, vivaient cette automne de l'année 1913, tout jeunes et pleins d'espoir qu'ils étaient. Et puis la guerre leur est tombé dessus. Et mon grand-père, alors un fringant jeune homme, est parti armé faire la guerre aux frontières. J'avais commencé à transcrire ici ses mémoires de guerre sous le titre de "la moisson de 1914"... j'avais abandonné. Etant gamine, j'avais souvent entendu ses histoires mais maintenant que je suis grand-mère et en âge de mieux comprendre..., la lecture de son texte me déprimait aux larmes. Je voyais mon grand-père maintenant comme un jeune homme d'une vingtaine d'années parti vivre l'enfer de cette 'guerre de 14', comme on disait.

Aujourd'hui, me revoilà à y penser. J'ai revu le film "Fort Saganne" qui se passe à cette époque, juste avant 1914. Et puis j'ai cherché et trouvé sur YouTube une série télévisée qui m'avait beaucoup plue dans les années 80 sous le titre de "Les dames de la côte". Les 5 épisodes de cette série télévisée sont accessibles gratuitement sur YouTube (PS janvier 2014: cette série n'est plus accessible sur YouTube mais peut être acquise sur Amazon):

épisode 1. Feuilleforte
épisode 2. L'escalier des adieux
épisode 3. Les vivants
épisode 4. La grande tourmente
épisode 5. L'ivresse


Le ton est tellement juste, la décoration et les parures tellement réelles, l'histoire tellement proche. Je me dis que je suis de la dernière génération qui aura connu pour de vrai des gens de cette époque. Bientôt, tout ça ne sera plus que quelques lignes dans des livres d'Histoire... et ça recommencera.

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Ici, ceux de ma famille qui ont vécu les années 1910 dans leur jeunesse et dans leur chair:




Photo prise en 1920. De gauche à droite:

- Marie Momot épouse Georget, mon arrière-grand-mère.
- Germaine Georget épouse Pérussault, ma grand-mère. Elle a 24 ans sur cette photo.
- Robert Pérussault, le bambin au cou de sa mère est... mon père.
- Fernand Pérussault, mon grand-père.
- Robert Momot, le jeune garçon assis sur la chaise est un parent dont le père a été tué à la guerre.

mercredi 30 janvier 2013

54. QUAND LA PATRIE DEVIENT OGRE

L'histoire du petit poucet est hautement symbolique. Moultes psychologues y voient maintes allusions sur les relations familiales destructrices entre un père et ses enfants. Si on considère que la 'patrie' est le père, moi j'y vois symboliquement ce qui se passe en France en ce moment.

La vie au pays devenant très peu agréable, on s'en va. On quitte le havre de la nation pour aller trouver fortune ailleurs. Ce qui n'est pas dit dans le conte, c'est qu'il y a une autre façon de s'en aller, plus drastique, c'est de se suicider. Dans les médias quasiment chaque jour, des gens quittent la patrie en se suicidant. J'ai lu récemment les exploits d'un gendarme qui a sauvé trois jeunes du suicide, le jour de la St Sylvestre. Avoir envie de quitter définitivement la patrie un jour de fête en dit long sur l'état de la nation.

Dans le Petit Poucet, un des enfants (de la patrie) sème des cailloux derrière lui pour pouvoir retrouver son chemin de retour. Celui-ci a donc l'intention de rentrer à la maison. Il espère sans doute que le père-ogre aura cessé son envie de manger ses enfants. Ou bien qu'il sera mort et qu'il n'y aura plus de patrie. En tout cas celui qui sème des cailloux derrière lui a l'intention de revenir.

Les autres n'y ont pas pensé. Ou bien ils en ont tellement marre qu'ils ne comptent pas rentrer. Jamais. Le monde est grand, il y a d'autres patries où l'on peut aller tenter de vivre sans être en permanence harceler par un ogre.

En France maintenant le harcèlement est permanent, administratif, fiscal, règlementaire, encadrement, formulaires, cartes, obligatoire, interdit, fiscal, administratif, pour les statistiques. Il n'y a pas de jour où l'on ne reçoive quelque papier au ton d'ogre assoiffé, d'ogre affamé qui va dévorrer ses enfants. Beaucoup sont déjà partis. Les médias montent en épingle certains cas, le haut de l'iceberg.

Reviendont-ils jamais?

53. Quand la patrie devient marâtre

J'ai été élevée avec l'idée profonde qu'on sert et qu'on défend son pays qu'on appelle la 'patrie'. Idée et concept complètement démodés aujourd'hui.

J'ai passé beaucoup d'heures de ma vie à réfléchir pour essayer de comprendre les cataclysmes de l'Histoire quand une 'patrie' ne protège plus ses 'enfants' mais les chassent et les détruient. Deux exemples: la forte communauté des Protestants après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis 14, en France, et la large communauté des Juifs dans les années 1930, en Allemagne. J'ai toujours essayé d'imaginer ce que devait ressentir une famille de bons Français, devant prendre la décision de quitter sa maison et son pays, parce que la 'patrie' menaçait de les détruire. Passé le moment d'incrédulité, la douleur de se sentir rejeté au prix d'y perdre la vie, il leur avait fallu à un moment donné faire leurs sacs et se mettre en route. C'était un malentendu, croyait-il profondément. On reviendrait. J'ai rencontré ainsi dans mes vadrouilles des descendants de ces Français protestants, jusqu'à ce jour fiers de dire qu'ils sont des anciens Français. La patrie ne les a jamais reconnus. Le malendendu n'a jamais été dissipé. Je trouve cela une tristesse et un gâchis lamentable.

Il m'arrive, depuis plusieurs années, une expérience étonnante que je pense être d'un certain danger pour ma patrie. Le problème majeure est de raconter ce qui ce passe. J'ai essayé autour de moi, avec le résultat d'haussements d'épaules garantis. Alors je me suis mise à écrire un soi-disant roman pour essayer de faire passer mon message. Pas plus de succès. Finalement, j'ai osé écrire un article tel quel sur ce qui se passe. Je l'ai signalé à la gendarmerie. Deux gendarmes sont venus chez moi, un homme et une femme, et ont déclaré que j'étais une malade mentale et qu'ils reviendraient dans deux jours pour m'emmener dans un hôpital psychiatrique. Le ton et la méthode dignes du KGB. En sommes-nous déjà à ce point de devenir une république soviétique?

Sans chercher plus à me faire entendre, j'ai fait mon sac et je me suis délocalisée.

Le croquemitaine 3.

Ce matin lundi 3 février 2020 à 5h23 du matin, de nouveau un grand coup sur le toit. Je vis dans un loft à même les poutres de la toiture. ...