samedi 22 décembre 2018

84. LA FRANCE ULTRA-PÉRIMÉTRIQUE

La France "ultra-périmétrique, c'est le pays de France hors le périmètre de Paris et sa banlieue.

La voilà en photos. C'est ça que vous voulez ?



 




 





 

Si c'est ça, on y va droit devant à fond la caisse.

De toute façon, Paris n'est pas en France. C'est une principauté indépendante qui n'a rien à voir avec le pays de France et des Français. Alors occupez-vous de vos affaires et laissez-nous nous occuper de la France et de nos affaires à nous.

Je m'en vais de ce pas peindre ma porte d'entrée en JAUNE.

jeudi 20 décembre 2018

83. Ma discothèque

Ma  DISCOTHÈQUE  chez "music" de youtube !


https://music.youtube.com/watch?v=MV8fGf-N06A&list=PLQWcv-h-erceWD27xl7MVCXAP_Ssuw3OY

jeudi 6 décembre 2018

82. NOËL 2018

Noël dans la chrétienté est une de ces fêtes qui est maintenant complètement déconnectée de ce qu'elle devait être chez les premiers Chrétiens. J'ai vécu en Israel autrefois et en tant que chrétienne j'avais assisté à un culte à la YMCA à Jérusalem. Je crois que c'était en décembre 1965. A cette époque et dans ce lieu, c'est Jésus qui était la raison des réjouissances, comme on dit.

De nos jours, en France en tout cas, la raison principale des réjouissances est d'acheter des cadeaux aux enfants et à plusieurs autres membres de la famille qui viendront partager un gros dîner dans une maison aux portes fermées. Il faut du pognon pour toutes ces dépenses et pour présenter de la bonne nourriture à sa famille. Je détestais, haïssais ce temps de l'année quand j'étais une maman célibataire incapable de subvenir.

Ce Noël, je me surprends à aimer cette occasion ! Devenue grand-mère maintenant je me trouve à prendre plaisir à décorer ma maison. Sans hâte. Pour m'amuser.


la couverture ne fait pas l'affaire, c'est pour bloquer le passage et rester au chaud



dans l'arrière-cuisine c'est pas fini !


des bûches pour la cheminée



Vous n'allez pas me croire... j'ai trouvé une super recette de vin chaud ! Dans un pichet en grès que j'ai fabriqué moi-même j'ai mis le contenu d'une bouteille de Bergerac rouge (Merlot noir)  Fonsecoste 2016. J'ai ajouté le contenu des épices pour rhum arrangé acheté en ligne précédemment quelque part par là : https://www.lesepicesrient.fr/tag/noel/.

J'ai laissé chauffé tranquillement sur le coin de ma cheminée. Puis... j'ai versé un verre de ce beuvrage chaud que j'ai siroté doucement en mangeant de gros cornichons aigres-doux. 


vin chaud dans l'âtre...

...en écoutant de la MUSIQUE ! quoi de plus mieux ?!!!


mercredi 5 décembre 2018

81. Comment arroser malin


Comment arroser malin ?

Oui bon, il pleut, on va rentrer les moutons. Mais quand il ne pleut pas ? Je veux dire : quand il ne pleut pas pendant des lustres, des semaines ou des mois, comme c’est le cas maintenant en été chez nous en Terre du Milieu.

Je viens de lire un blog que j’avais mis de côté un jour de sècheresse sans doute, tenu par un certain Fabrice Chollet. Voilà ce qu’on trouve en ligne concocté par les Editions Ulmer sur sa personne : 

Diplômé de musicologie, oui oui c’est un musicien 
Ex-chroniqueur de France Musiques…  
Administrateur d'une agence artistique… 

Fabrice Chollet est avant tout un passionné de jardin.

Témoin dans les années 70 des derniers vestiges de la tradition maraîchère en banlieue est de Paris, il fait aujourd'hui dans son jardin la synthèse entre des techniques issues de cette tradition, des techniques actuelles (permaculture, culture  sur butte, potager en carré, jardin-forêt) et les contraintes familiales.
Cette approche contribue au bien être de sa famille et la maintient en connexion avec les rythmes de la nature.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter son site http://www.jardindefamille.fr/

Pour en revenir à l’arrosage malin, il s’agit des OYAS dont voici la définition, la forme et l’usage en images sur youtube.





lundi 3 décembre 2018

80. LES TERRITOIRES

 Paysage en Ultra-périphérie.



Les politologues et autres politicards ne parlent plus de LA FRANCE. Non, on cause maintenant de Paris et... des "territoires". Il y a, bien sûr, les territoires d'Outre-Mer. Et maintenant : les TERRITOIRES d'OUTRE-PÉRIPHÉRIQUE. Comment va-t-on appeler les Français désormais ? les ultra-périphins ?! les ultra-périphions ?! les ultra-péri-patétiques ?! ou alors les ultra-périmétriques. La France n'est pas dans le périmètre de Paris. Or... il faut le signaler quand même, si Paris héberge 15 millions d'habitants, les 50 millions restant sont de l'autre côté du périphérique. Qu'on se le dise !!!

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samedi 1 décembre 2018

79. Le jaune et la liberté

Les gilets sont jaunes. Bien par hasard sans doute. Mais n'empêche que si l'on consulte la symbolique des couleurs, il s'avère que "le jaune symbolise aussi bien la puissance, la connaissance, la richesse mais aussi la haine, la maladie, la folie, et la trahison."

Si j'interprète, on se pare donc d'un gilet jaune contre la puissance et la richesse, envahi de haine jusqu'à la folie pour ce que, depuis 18 mois, on ressent venant de nos gouvernants comme une trahison. Un peu tiré par les cheveux... mais bon, c'est mon interprétation. Elle vaut aussi bien que celle de nos journalistes et journaleux au ton docte qui nous expliquent pourquoi le peuple ainsi se soulève.

Et moi, suis-je la seule ?, je rue dans les brancards et bouillonne dans mon for intérieur parce que la liberté depuis longtemps est bâillonnée et en garde à vue dans ce pays.



1. Est-on libre dans un pays où plus de 6 millions de personnes sont au chômage total ou partiel ?
2. Est-on libre dans un pays qui bat tous les records d'imposition ? 
3. Est-on libre dans un pays où le code du travail comprend 3200 pages qui font de la moindre embauche un choix cornélien, alors que la décision de donner un travail à quelqu'un devrait être l'une des plus faciles qui soient ?
4. Est-on libre dans un pays où rien n'échappe à une réglementation quelconque ?
5. Est-on libre dans un pays où la recherche est sévèrement encadrée au nom du principe de précaution ?
6. Est-on libre dans un pays dont la jeunesse entreprenante s'exile en masse parce qu'elle a le sentiment de trouver ailleurs un terrain plus propice à son ambition ?
7. Est-on libre dans un pays qui est à la merci de la plus petite variation des taux d'intérêt sur une dette publique qui atteint désormais les 100% du produit intérieur brut ?
8. Est-on libre dans un pays dont le système scolaire reproduit - au nom de l'égalité! - les inégalités sociales et détourne les enfants de milieu modeste des aspirations les plus hautes ?

Ce questionnement n'est pas de moi. On le trouve pp. 44 et 45 du livre intitulé FAIRE de François Fillon édité chez Albin Michel en 2015... quatre ans déjà ! bientôt cinq ! 

Et on s'étonne que le peuple soit dans la rue. Et on feint d'avoir été pris par surprise. 

vendredi 30 novembre 2018

78. CHARMEUR DE SERPENT

  Moi aussi j'ai la haine et la hargne et elle me vient de loin. Longtemps j'ai préféré prendre sur moi mes échecs et ma pauvre vie. J'ai vécu en longeant les murs. Ma mère m'accablait de mes échecs répétés d'incapacité à avoir une brillante carrière, de laquelle elle aurait pu tirer fierté et ne pas perdre la face devant la galerie.  Longtemps j'ai choisi de fuir, d'être l' "Etrangère" en pays inconnus et lointains, le plus lointain possible. Et tout d'un coup, ce mouvement de foule, de ce peuple qui est le mien, réveille et fait remonter toute la douleur de cette existence de merde que j'ai pu mener. Malgré mes talents, mon intelligence, mes capacités, mes diplômes. Oui, mes diplômes. Plus j'avançais dans "les études", plus je m'enfonçais dans la vie merdouillante d'une mère célibataire incapable de nourrir son gosse. A bout de bras et à bout de souffle je suis arrivée à l'âge canonique, enfin, où l'on commence à s'en foutre de tout.  Et voilà que tout ce bon peuple de France se soulève et crie sa haine. Sa haine du charmeur de serpent. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Le Chef de notre Etat est un charmeur de serpent. Avec ses beaux discours, car ils sont vraiment beaux, bien écrit, et bien dit, avec tous ses beaux discours il nous avait ensorcelés. Le réveil est violent. Mû par ce sentiment honteux de s'être fait avoir, on se réveille plein d'une énergie vengeresse. 

L'amertume de l'échec, de l'incapacité à vivre normalement, c'est-à-dire libre, s'étale comme un mille-feuille. On en rajoute une couche à chaque fois. On baisse la tête, on se pense incapable, pas comme les autres. Jusqu'au jour où la colère agissante et la haine explosent comme une galaxie en feu.

Comment tout ça va finir ? Mal, ça ne peut que finir mal.  

77. Une prière

Je vais prendre le temps de laisser poser mon regard sur les choses de tous les jours et les voir autrement, celles que chaque matin, je croise sans les voir.
Toutes les choses familières que je côtoie à longueur de jour, de mois, d’année…
Je vais prendre le temps de voir l’étrangeté des arbres, ceux de mon jardin, ceux du parc voisin, qui le crépuscule venu bruissent de mystère…
Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les êtres que j’aime et de regarder autrement les miens, celles et ceux qui me sont les plus proches et que parfois je ne vois même plus, que je n’entends même plus, tant le souci de mes affaires, de mon travail, parasitent mon cœur et mon corps…
Oui, je vais prendre le temps de les découvrir de me laisser surprendre encore et toujours par ceux que j’aime.
Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi, toi mon Dieu, au-delà des mots, des formules et des habitudes.
Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert et tu me surprendras, mon Dieu. Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer autrement.
Robert Riber  https://oratoiredulouvre.fr/

vendredi 13 avril 2018

76. LA BLAGUE

C'était une blague, soi-disant. Un type avait raconté une blague en direct à la télé et avait été viré de son emploi. Un abus de pouvoir, une grossière erreur, avait commenté celui qui me racontait ça.

En creusant un peu, j'en étais cependant arrivée à penser que le type en question aurait dû, plutôt que d'être viré... être pendu en place publique.

Voici la "blague" :

- que dit-on à une femme qui a les deux yeux au beurre noir ?
- rien ! si elle n'a pas compris après deux essais, pas la peine d'insister.

Mon sang n'a fait qu'un tour. Quand j'ai entendu ça, j'ai d'abord eu l'impression de recevoir un coup dans le ventre, puis la colère et la haine me sont montées au nez. J'ai dû hurler mon indignation mais sans doute sans convaincre mon auditoire. Je voudrais maintenant, à froid, faire l'analyse de ces deux lignes de "blague".

Deux yeux au beurre noir indique une grande violence, des coups au visage répétés, venant d'un agresseur sans foi ni loi. Même un boxeur ne ferait pas ça à son adversaire. Deux yeux au beurre noir indique que l'attaque a été fulgurante et que la victime n'a eu ni le temps, ni le réflexe de se défendre. Comme il s'agit d'une femme qui a les deux yeux au beurre noir, on envisage rapidement une scène d'immonde violence conjugale.

Mais ce n'est pas tout. "Elle" n'a pas compris ! Car, pour faire comprendre quoi que ce soit à une femme, il faut user de la violence, ça va de soi. Une femme est d'une telle bêtise que pou lui faire entrer quelque chose dans le cerveau, il faut taper et taper dur. Si elle n'a pas compris ce que l'agresseur, un homme, son homme sans doute, a voulu lui dire, après avoir été frappée au visage violemment à deux reprises, ce n'est pas la peine d'insister. C'est-à-dire qu'il n'y a plus qu'à la laisser tomber là avec ses deux yeux au beurre noir.

Abjecte.

Ce que cette "blague" cache est encore plus abjecte.

L'homme se voit comme un être supérieur. Il considère la femme comme une créature bizarre qu'il n'est pas nécessaire de respecter en tant qu'être humain. Ce complexe de supériorité à lui seul est largement condamnable. Mais là, il est assorti de l'idée qu'un être supérieur a le droit, peut-être même le devoir, d'attaquer, de tabasser, de supprimer un être jugé inférieur. Dans mon vocabulaire, cette attitude-là s'appelle le fascisme. On est en droite ligne dans la logique d'un dictateur bien connu pour son application de la théorie des "sous-hommes".

Cette vision qu'ont certains hommes sur les femmes est une vision fasciste. Et ce n'est pas une blague.

mardi 27 mars 2018

75. Attention virages haineux sur trois kilomètres

Attention ! Virages HAINEUX sur trois kilomètres...    

Nous voilà en 2018. Le deuxième millénaire a 18 ans. Et moi, j'en ai 74. L'âge de raison. L'âge où l'on a envie de tout raconter. Le truc, chez nous en occident, c'est que personne n'a envie d'entendre, encore moins d'écouter, ce que les vieilles têtes ont à raconter. Tant pis pour moi, donc. Tant pis.

J'avais lu jadis un volume de la collection Terre des Hommes intitulé Les Yeux de ma Chèvre. Un ecclésiastique chrétien s'y entretenait avec un devin africain pour essayer de comprendre et de savoir si ce qu'il disait pouvait être scientifiquement prouvé. Le devin, de ce que j'en avais compris, lisait dans les yeux de sa chèvre l'énormité de la violence humaine qui était en train d'envahir le monde. C'est ce que j'en avais compris en tout cas. Il faudrait que je retrouve ce bouquin. Ce qui m'y a fait penser, c'est l'ambiance haineuse dans laquelle on vit en ce moment. Bon, je sais bien que l'Histoire de notre pays n'a jamais été une promenade de santé au pays des rêves. Mais quand même.

Ayant grandi juste après la guerre mondiale, la deuxième du nom, dans une petite ville besogneuse du milieu de la France, je ne connaissais pas la haine. On parlait des "boches" comme d'un peuple avec lequel il fallait vite se réconcilier. On parlait des autres pays voisins comme de géniales nations avec lesquelles on allait faire des affaires. Il ne se trouvait aucun membre de la famille, proche ou éloigné, qu'on aurait pu haïr.  Et dans les prêches du dimanche, il n'était question que de "s'aimer les uns les autres comme Dieu nous a aimés".

Ce fut donc un choc terrible quand à 17 ans j'appris ce qui s'était réellement passé en Allemagne pendant la guerre, c'est-à-dire juste avant et pendant ma gestation et ma naissance.

La HAINE, définition : une passion dévorante, le contraire de l'amour mais fonctionnant pareil, une force envahissante qui porte à détruire l'objet haï, un rejet sans appel utilisant la force, la violence physique assortie de tout autre moyen pour casser, tuer et massacrer. Exemples : la St Barthélémy, les pogroms en tout genre, le génocide arménien, le déchaînement des tueries en Afrique et partout ailleurs sur la planète.

En 1963 à 19 ans, je suis partie comme volontaire pour porter main forte à la nouvelle nation qui allait accueillir le peuple juif rescapé de la haine généralisée à leur égard. Le minuscule pays d'Israël n'existait que depuis 15 ans quand j'y suis arrivée. Survivre à tous prix et accueillir tous les Juifs du monde résume assez bien l'ambiance des pionniers israëliens d'alors. Dont j'étais. J'ai travaillé dans les champs d'un kibboutz de Galilée, côtoyant des adultes portant un long numéro tatoué sur leur bras gauche. J'ai, comme eux, chanté des mélopées hébraïques avec l'immense espoir du renouveau de ce peuple sur son antique territoire. Sauf que...  je n'avais pas fait cas qu'il y avait déjà un peuple d'installé au même endroit et que je n'étais pas juive.

Petit à petit, l'adolescente au grand coeur que j'étais, naïve et n'ayant jamais connu la haine, dut ouvrir les yeux sur la réalité des choses. J'étais témoin du sentiment de grande haine que portaient les gens en général sur les habitants arabes du pays. Je me souviens encore aujourd'hui de l'étonnement que j'avais ressenti un jour quand une jeune écolière du kibboutz, étant née et ayant grandi en Hollande, se mit à proférer des insultes assorties d'une haine caractérisée en direction d'un homme arabe qui passait. Comment se faisait-il qu'elle éprouvait une telle haine ? elle, une petite hollandaise juive, arrivée avec sa famille depuis peu. Est-ce que la haine s'apprend ? s'apprend sur le tas ? J'avais aussi été très surprise le jour où j'ai su que les gens de la population arabe devaient montrer une permission officielle pour circuler sur le territoire d'Israël. Est-ce que les victimes se mettaient à utiliser les méthodes de leur bourreau ? En tout cas, je dus admettre que la haine circulait dans le pays, à tous les niveaux et dans les deux sens.

A cela s'ajoutait le fait que je n'étais pas juive. Je pris conscience pleinement de cet état de fait un beau jour. En six moi j'avais appris assez d'hébreu pour converser et même tenir un journal en hébreu. Je m'appelais Frankie et certains insistaient pour m'appeler Noémie, nom hébraïque qu'on m'avait donné. Outre que je ne trouvais pas de cavalier aux danses du vendredi soir, je n'avais pas vraiment senti de différence de comportement à mon égard. Jusqu'au jour où un après-midi, assise par-terre à l'ombre avec d'autres, un jeune de mon âge m'apostropha à brûle-pourpoint : tu es goye, toi !

Le terme de "goye, goya, goyim" est employé en hébreu pour désigner tous les gens, tous les peuples, non-juifs. C'est une définition des autres par la négative. Je n'étais pas française ou hollandaise ou brésilienne. J'étais non-juive, goye. Je dus acquiescer  plusieurs fois car il me le demanda plusieurs fois. Puis il continua : nous, on descend d'Adam et Eve, depuis des siècles et des générations. Toi non. Toi tu n'es rien.

Je ne peux pas reproduire ici les termes exactes de cet échange. Mais après tant d'années j'ai le souvenir brûlant d'avoir été définie comme "rien". En d'autres termes, les vrais humains, c'est-è-dire le peuple élu, c'était les Hébreux et tout le reste des humains n'étaient que... que de la déco insignifiante. J'en fus complètement ébahie, complètement déstabilisée. Je n'étais pas capable d'imaginer un tel raisonnement. Et il ajoutai pour preuve : regarde le monde, qu'est-ce que vous seriez sans Jésus, Marx, Einstein, et Liz Taylor ? Oui, c'est vrai, je devais admettre que le monde n'était plus rien sans es illustres Hébreux.

J'ai gardé cet étrange échange sous silence toute ma vie. On m'aurait traitée d'antisémite. Et d'ailleurs, à lire ce texte, nul doute qu'on va me mettre sur une liste d'antisémites à abattre.

Je comprends mieux, franchement, pourquoi Jésus et les chrétiens après lui rabâchent qu'il faut s'aimer les uns les autres. La haine est si destructrice qu'il faut tout faire pour l'enrayer quand elle s'installe dans les coeurs et les esprits. La haine envers les peuples sémites a failli mettre l'Europe K.O.  La haine entre les tenants de différentes religions est en train de mettre le monde à feu et à sang.

Si j'ai écrit ça aujourd'hui, c'est parce que deux hommes se sont affrontés récemment, l'un mû par la haine des autres prenant une femme en otage qu'il allait tuer ou faire tuer, l'autre mû par l'amour de son prochain donnant sa vie pour en sauver d'autres. La leçon que l'on peut tirer du sacrifice du Lieutenant-Colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, est bien qu'il faut à tout prix "s'aimer les uns les autres comme Dieu nous a aimés".


Le croquemitaine 3.

Ce matin lundi 3 février 2020 à 5h23 du matin, de nouveau un grand coup sur le toit. Je vis dans un loft à même les poutres de la toiture. ...