Affichage des articles dont le libellé est actualités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est actualités. Afficher tous les articles

jeudi 10 janvier 2019

85.Conformisme et inertie

CON... FORMISME et INERTIE




Sur mon compte Facebook je viens de me faire éjecter par un facebookiniste qui venait juste de m’accepter sur sa liste de amis. (ah la la! même mon correcteur est conformiste, je viens d’écrire “zamis” et ça me l’efface)

Je disais donc que l’amitié facebookiste est éphémère et aléatoire. J’avais en effet écrit mon petit commentaire décalé sur un post qui parlait de méchantes personnes qui portaient des gilets d’une certaine couleur et que ça faisait peur. Comme ce fut rapidement effacé, je ne peux pas m’y référer et faire un copier-coller. Vous me suivez ?

Je disais donc que mon commentaire a dû sembler sulfureux. Ce n’était en aucun cas mon propos, je veux dire mon intention. Car, ayant été qualifiée et diplômée en sciences humaines (4 ans quand même sur les bancs d'une fac), j'ai l'habitude et la manie de décortiquer les faits, les choses et les humains à la tâche.
  
Or, ce qui se passe dans notre France en ce moment est à mes yeux passionnant. C’est la pâte de l’Histoire qui lève. C’est le levain du pain de demain. C’est évident, le monde d’aujourd’hui est en train de bouger. A mon humble avis, le nouveau tissu sur le métier sera splendide. (oui bon les images allégoriques, ça suffit).

Trêve de déconne. Dans notre Histoire de France, la façon dont on s’y est pris pour gérer, gouverner, présider le pays n’a pas toujours été la même depuis Clovis. A chaque changement ce dut être la même frousse qui a parcouru ceux qui étaient en place sur le trône (oui non sans rire, faudrait mettre une majuscule à “trône”) … à ceux qui étaient assis sur le Trône.

Eh bien, d’après moi, nous y voilà. Il y a ceux qui minimisent ce soulèvement du peuple en rabâchant qu’ils sont de moins en moins, qu’ils sont divisés et ne savent pas ce qu’ils veulent. Il y a ceux qui accusent les Russes, les Américains et les Lunatiques (habitants de la face cachée de la lune) censés faire de l’activisme dans la foule. Et ceux qui ne voient que la violence et les voitures flambées. Mais, toujours d’après moi, ce serait plutôt les contractions et les douleurs de l’accouchement d’une nouvelle façon de gérer, gouverner et présider le pays. On ne veut plus du système actuel. Point barre à la ligne.

Ce mouvement du peuple en gilet est à prendre très au sérieux. Il cherche à balayer le conformisme et l'inertie qui est de mise depuis... un certain temps. 

samedi 22 décembre 2018

84. LA FRANCE ULTRA-PÉRIMÉTRIQUE

La France "ultra-périmétrique, c'est le pays de France hors le périmètre de Paris et sa banlieue.

La voilà en photos. C'est ça que vous voulez ?



 




 





 

Si c'est ça, on y va droit devant à fond la caisse.

De toute façon, Paris n'est pas en France. C'est une principauté indépendante qui n'a rien à voir avec le pays de France et des Français. Alors occupez-vous de vos affaires et laissez-nous nous occuper de la France et de nos affaires à nous.

Je m'en vais de ce pas peindre ma porte d'entrée en JAUNE.

lundi 3 décembre 2018

80. LES TERRITOIRES

 Paysage en Ultra-périphérie.



Les politologues et autres politicards ne parlent plus de LA FRANCE. Non, on cause maintenant de Paris et... des "territoires". Il y a, bien sûr, les territoires d'Outre-Mer. Et maintenant : les TERRITOIRES d'OUTRE-PÉRIPHÉRIQUE. Comment va-t-on appeler les Français désormais ? les ultra-périphins ?! les ultra-périphions ?! les ultra-péri-patétiques ?! ou alors les ultra-périmétriques. La France n'est pas dans le périmètre de Paris. Or... il faut le signaler quand même, si Paris héberge 15 millions d'habitants, les 50 millions restant sont de l'autre côté du périphérique. Qu'on se le dise !!!

/div>

vendredi 30 novembre 2018

78. CHARMEUR DE SERPENT

  Moi aussi j'ai la haine et la hargne et elle me vient de loin. Longtemps j'ai préféré prendre sur moi mes échecs et ma pauvre vie. J'ai vécu en longeant les murs. Ma mère m'accablait de mes échecs répétés d'incapacité à avoir une brillante carrière, de laquelle elle aurait pu tirer fierté et ne pas perdre la face devant la galerie.  Longtemps j'ai choisi de fuir, d'être l' "Etrangère" en pays inconnus et lointains, le plus lointain possible. Et tout d'un coup, ce mouvement de foule, de ce peuple qui est le mien, réveille et fait remonter toute la douleur de cette existence de merde que j'ai pu mener. Malgré mes talents, mon intelligence, mes capacités, mes diplômes. Oui, mes diplômes. Plus j'avançais dans "les études", plus je m'enfonçais dans la vie merdouillante d'une mère célibataire incapable de nourrir son gosse. A bout de bras et à bout de souffle je suis arrivée à l'âge canonique, enfin, où l'on commence à s'en foutre de tout.  Et voilà que tout ce bon peuple de France se soulève et crie sa haine. Sa haine du charmeur de serpent. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Le Chef de notre Etat est un charmeur de serpent. Avec ses beaux discours, car ils sont vraiment beaux, bien écrit, et bien dit, avec tous ses beaux discours il nous avait ensorcelés. Le réveil est violent. Mû par ce sentiment honteux de s'être fait avoir, on se réveille plein d'une énergie vengeresse. 

L'amertume de l'échec, de l'incapacité à vivre normalement, c'est-à-dire libre, s'étale comme un mille-feuille. On en rajoute une couche à chaque fois. On baisse la tête, on se pense incapable, pas comme les autres. Jusqu'au jour où la colère agissante et la haine explosent comme une galaxie en feu.

Comment tout ça va finir ? Mal, ça ne peut que finir mal.  

mardi 27 mars 2018

75. Attention virages haineux sur trois kilomètres

Attention ! Virages HAINEUX sur trois kilomètres...    

Nous voilà en 2018. Le deuxième millénaire a 18 ans. Et moi, j'en ai 74. L'âge de raison. L'âge où l'on a envie de tout raconter. Le truc, chez nous en occident, c'est que personne n'a envie d'entendre, encore moins d'écouter, ce que les vieilles têtes ont à raconter. Tant pis pour moi, donc. Tant pis.

J'avais lu jadis un volume de la collection Terre des Hommes intitulé Les Yeux de ma Chèvre. Un ecclésiastique chrétien s'y entretenait avec un devin africain pour essayer de comprendre et de savoir si ce qu'il disait pouvait être scientifiquement prouvé. Le devin, de ce que j'en avais compris, lisait dans les yeux de sa chèvre l'énormité de la violence humaine qui était en train d'envahir le monde. C'est ce que j'en avais compris en tout cas. Il faudrait que je retrouve ce bouquin. Ce qui m'y a fait penser, c'est l'ambiance haineuse dans laquelle on vit en ce moment. Bon, je sais bien que l'Histoire de notre pays n'a jamais été une promenade de santé au pays des rêves. Mais quand même.

Ayant grandi juste après la guerre mondiale, la deuxième du nom, dans une petite ville besogneuse du milieu de la France, je ne connaissais pas la haine. On parlait des "boches" comme d'un peuple avec lequel il fallait vite se réconcilier. On parlait des autres pays voisins comme de géniales nations avec lesquelles on allait faire des affaires. Il ne se trouvait aucun membre de la famille, proche ou éloigné, qu'on aurait pu haïr.  Et dans les prêches du dimanche, il n'était question que de "s'aimer les uns les autres comme Dieu nous a aimés".

Ce fut donc un choc terrible quand à 17 ans j'appris ce qui s'était réellement passé en Allemagne pendant la guerre, c'est-à-dire juste avant et pendant ma gestation et ma naissance.

La HAINE, définition : une passion dévorante, le contraire de l'amour mais fonctionnant pareil, une force envahissante qui porte à détruire l'objet haï, un rejet sans appel utilisant la force, la violence physique assortie de tout autre moyen pour casser, tuer et massacrer. Exemples : la St Barthélémy, les pogroms en tout genre, le génocide arménien, le déchaînement des tueries en Afrique et partout ailleurs sur la planète.

En 1963 à 19 ans, je suis partie comme volontaire pour porter main forte à la nouvelle nation qui allait accueillir le peuple juif rescapé de la haine généralisée à leur égard. Le minuscule pays d'Israël n'existait que depuis 15 ans quand j'y suis arrivée. Survivre à tous prix et accueillir tous les Juifs du monde résume assez bien l'ambiance des pionniers israëliens d'alors. Dont j'étais. J'ai travaillé dans les champs d'un kibboutz de Galilée, côtoyant des adultes portant un long numéro tatoué sur leur bras gauche. J'ai, comme eux, chanté des mélopées hébraïques avec l'immense espoir du renouveau de ce peuple sur son antique territoire. Sauf que...  je n'avais pas fait cas qu'il y avait déjà un peuple d'installé au même endroit et que je n'étais pas juive.

Petit à petit, l'adolescente au grand coeur que j'étais, naïve et n'ayant jamais connu la haine, dut ouvrir les yeux sur la réalité des choses. J'étais témoin du sentiment de grande haine que portaient les gens en général sur les habitants arabes du pays. Je me souviens encore aujourd'hui de l'étonnement que j'avais ressenti un jour quand une jeune écolière du kibboutz, étant née et ayant grandi en Hollande, se mit à proférer des insultes assorties d'une haine caractérisée en direction d'un homme arabe qui passait. Comment se faisait-il qu'elle éprouvait une telle haine ? elle, une petite hollandaise juive, arrivée avec sa famille depuis peu. Est-ce que la haine s'apprend ? s'apprend sur le tas ? J'avais aussi été très surprise le jour où j'ai su que les gens de la population arabe devaient montrer une permission officielle pour circuler sur le territoire d'Israël. Est-ce que les victimes se mettaient à utiliser les méthodes de leur bourreau ? En tout cas, je dus admettre que la haine circulait dans le pays, à tous les niveaux et dans les deux sens.

A cela s'ajoutait le fait que je n'étais pas juive. Je pris conscience pleinement de cet état de fait un beau jour. En six moi j'avais appris assez d'hébreu pour converser et même tenir un journal en hébreu. Je m'appelais Frankie et certains insistaient pour m'appeler Noémie, nom hébraïque qu'on m'avait donné. Outre que je ne trouvais pas de cavalier aux danses du vendredi soir, je n'avais pas vraiment senti de différence de comportement à mon égard. Jusqu'au jour où un après-midi, assise par-terre à l'ombre avec d'autres, un jeune de mon âge m'apostropha à brûle-pourpoint : tu es goye, toi !

Le terme de "goye, goya, goyim" est employé en hébreu pour désigner tous les gens, tous les peuples, non-juifs. C'est une définition des autres par la négative. Je n'étais pas française ou hollandaise ou brésilienne. J'étais non-juive, goye. Je dus acquiescer  plusieurs fois car il me le demanda plusieurs fois. Puis il continua : nous, on descend d'Adam et Eve, depuis des siècles et des générations. Toi non. Toi tu n'es rien.

Je ne peux pas reproduire ici les termes exactes de cet échange. Mais après tant d'années j'ai le souvenir brûlant d'avoir été définie comme "rien". En d'autres termes, les vrais humains, c'est-è-dire le peuple élu, c'était les Hébreux et tout le reste des humains n'étaient que... que de la déco insignifiante. J'en fus complètement ébahie, complètement déstabilisée. Je n'étais pas capable d'imaginer un tel raisonnement. Et il ajoutai pour preuve : regarde le monde, qu'est-ce que vous seriez sans Jésus, Marx, Einstein, et Liz Taylor ? Oui, c'est vrai, je devais admettre que le monde n'était plus rien sans es illustres Hébreux.

J'ai gardé cet étrange échange sous silence toute ma vie. On m'aurait traitée d'antisémite. Et d'ailleurs, à lire ce texte, nul doute qu'on va me mettre sur une liste d'antisémites à abattre.

Je comprends mieux, franchement, pourquoi Jésus et les chrétiens après lui rabâchent qu'il faut s'aimer les uns les autres. La haine est si destructrice qu'il faut tout faire pour l'enrayer quand elle s'installe dans les coeurs et les esprits. La haine envers les peuples sémites a failli mettre l'Europe K.O.  La haine entre les tenants de différentes religions est en train de mettre le monde à feu et à sang.

Si j'ai écrit ça aujourd'hui, c'est parce que deux hommes se sont affrontés récemment, l'un mû par la haine des autres prenant une femme en otage qu'il allait tuer ou faire tuer, l'autre mû par l'amour de son prochain donnant sa vie pour en sauver d'autres. La leçon que l'on peut tirer du sacrifice du Lieutenant-Colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, est bien qu'il faut à tout prix "s'aimer les uns les autres comme Dieu nous a aimés".


mardi 19 juillet 2016

66. LA VAGUE MIGRATOIRE

Nous sommes en Europe aujourd'hui submergés par une vague migratoire sans précédent, oui enfin, en excluant l'arrivée des Huns, des Mongols, des Wisigoths, des Ostrogoths, et autres Goths. Et les Européens eux-mêmes ont naguère migré en masse vers le continent américain, nord et sud confondus. Dans l'Histoire de l'humanité ces tsunami humains ne sont pas tellement rares! Mais on oublie vite.

Les réactions devant ce phénomène de grande ampleur sont diverses et variées mais aboutissent toutes à la même idée, celle qu'on va pouvoir arrêter ce mouvement qui nous dépasse et nous fait peur. Que ce soit en douceur ou par la manière forte, non, on ne va pas l'arrêter. Tout comme on n'arrête pas un tsunami d'aucune manière, d'aucune façon. Derrière un tsunami, après avoir fait la comptabilité des dégâts, on trouve qu'il a apporté des tas de trucs, de nouvelles plantes, un nouveau rivage, une vie renouvelée. Ce n'est plus comme avant, non, ça ne sera jamais plus comme avant. La vie varie mais continue.

Déprimante, mon histoire?! Faut lire la suite...

J'ai moi-même été "migrante". Bien sûr, à une époque où quitter son pays pour aller vivre dans un autre Etat était un acte chic, raisonné, individuel, et où les pays d'accueil avaient tout loisir de vous accepter ou non. Un couple se consultait, allait au consulat prendre les documents, les rapportait bien remplis avec photos des membres de la famille qui comptaient "migrer". Au bout d'un an ou deux, vous receviez la réponse et le mode d'emploi.

Etant marriée à un Australien, j'avais quand même dû faire acte d'une demande d'immigration en Australie. C'était en 1966. Un souvenir resté gravé dans ma mémoire m'est particulièrement douloureux: il avait fallu que je passe une visite médicale et prouver que j'étais un individu sain de corps et d'esprit pour être jugée admissible à devenir une citoyenne australienne d'adoption. Dingue quand j'y repense! Moi, issue d'une bonne famille de la bourgoisie rurale, avec baccalauréat, déjà bilingue, ayant mon permis de conduire, (et sachant monter à cheval... oui bon, ça c'est en option) je me voyais devoir prouver que j'étais assez bonne pour aller peupler leur foutu continent, si lointain qu'à l'époque on n'en revenait pas. C'est ça, l'immigration raisonnée.

Mais la migration des peuples, ce n'est pas raisonnable, ça ne l'a jamais été. Ce sont des gens qui, pris individuellement, vous diront qu'ils ont une telle espérance dans l'avenir que vous en resterez cloué sur place. Le noeud du problème est là. Ceux des gens qui ne migrent pas, qui sont établis, enracinés, stables, statiques, s'accrochent à leur Histoire à un temps T donné et renaclent à avancer vers un avenir uncertain, parce qu'ils croient qu'un bon "tiens" vaut mieux que "deux tu l'auras".  Les migrants, eux, ont une telle foi en l'avenir, leur avenir, qu'ils sont prêts à risquer leur vie pour aller vers cet avenir. Démunis de tout, ils ouvrent de grands yeux devant ce nouveau monde vers lequel ils ont marché. Ils y croient, ils savent qu'ils vont réussir. Ils ont tout à gagner.

Ce nouveau monde vers lequel ils ont vraiment marché... Toutes les histoires de migrants, de réfugiés, d'exilés, parlent de marches, de voyage à pied sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Ils ont la foi. Ils sont sûrs qu'au bout du chemin, là devant eux, est leur brillant avenir. Ils votent avec leurs pieds.

Dans les villages d'où partent les migrants, ceux qui restent sont jugés comme des poltrons, des poules mouillées. Alors le phénomène s'emplifie très vite. Ton oncle est parti, le frère de ta copine est parti, même le vieux chef du village est parti. Rester signifie que tu n'as pas d'espoir dans ton avenir.

Donc, cette énorme vague migratoire se met en branle et arrive sur nos côtes, dans nos contrées, dans nos villes. Et nous en avons peur. C'est là qu'entrent en jeu les accusations de communautarisme, les incantations d'assimilation et d'intégration.

Acte 2, l'intégration. Si tu as survécu à toutes les embûches, tu arrives un jour sur une place dans une ville où on t'a dit que des gens de ta tribu t'attendent et qu'ils t'aideront... à t'intégrer. S'intégrer dans la logique des migrants qui arrivent, c'est se procurer des "papiers", d'une façon ou d'une autre, légalement ou pas. L'idée de "papier" pour définir son existence, c'est nouveau pour ceux qui arrivent. C'est le sésame de leur 'intégration". On leur fichera la paix s'ils ont des "papiers". C'est tout ce qu'ils veulent, qu'on leur fiche la paix. Oui, c'est vrai, les migrants d'Afrique ne cherchent pas franchement à assimiler la façon de vivre des Français autochtones. Ils trouvent triste notre mode de vie. Ils trouvent qu'on n'a pas le sens de la famille, du clan, de la tribu. Ils trouvent qu'on ne rit pas beaucoup et qu'on ne danse pas souvent. Ils trouvent que tout est tellement "organisé".

Je pourrais continuer comme ça très longtemps. Les dix années que j'ai partagées avec des immigrés en région Rhône-Alpes dans les années 70-80 m'ont vraiment appris beaucoup et m'ont ouvert les yeux. J'aurais pu être utile, à l'époque, dans les efforts de l'Administration pour comprendre ce qui se passait. J'étais en fac, en licence d'ethnologie. Mais ce que j'avais à dire n'intéressait personne. Il y a pourtant de nombreuses études faites par des gens dignes de foi, intelligents, compétents. La licence d'ethnologie, les profs d'ethnologie, pour quoi faire alors? ça se passe comme si on ne voulait pas savoir, on préfère s'inventer des histoires et des modèles et croire à des chimères d'assimilation sur le modèle australien ou canadien des années 60. Bonne chance alors!



mardi 29 mars 2016

59. Le marché des Hérolles








Le 29 de chaque mois... et si ça tombe un dimanche, c'est le lendemain lundi…


donc, le 29e jour de tous les mois de l'année se tient un marché aux Zérolles…
oui, enfin, aux Hérolles... se tient un marché, disais-je, tous les ans depuis les années 1400 et quelques. Les habitudes ont la vie dure par chez nous.

Ce matin j'y suis allée. Je craignais qu'il y ait un monde fou mais finalement, vers 9h, la foule était abordable! J'ai pris quelques photos, c'est une manie, et je les mets ici sur ce vieux blog pas bavard.

On y trouve de tout aux Zérolles, des casseroles, des trucs pour mettre dans les casserolles, des fringues, des saucissons, des plants de tomates, du nougat, des tondeuses à gazon, et de la viande.

C'est là que je voulais en venir. Comme je suis friande de bonne viande goûteuse et bien tendre (je suis une sans-dent), j'aime trouver des marchands de viande goûteuse et bien tendre. La ferme des Fromentaux y était installée dans un petit chalet sous le haut hangar qui servait naguère à la vente des moutons. On le voit de loin, le hangar. On ne peut pas le rater... et Suzanne avec ses petits plats et sa viande goûteuse et bien tendre, non plus!


Suzanne offrant à goûter ses petits plats

Viande goûteuse et bien tendre
Les chalets sous le hangar aux moutons


Un marchand de nougat
         

Huîtres de Marennes
                                         

          
Casseroles en tout genre
                                                                              

Pour stationner on trouve des parkings à 1,50€ et des préposées pour vous dire où se garer


     

mercredi 30 janvier 2013

54. QUAND LA PATRIE DEVIENT OGRE

L'histoire du petit poucet est hautement symbolique. Moultes psychologues y voient maintes allusions sur les relations familiales destructrices entre un père et ses enfants. Si on considère que la 'patrie' est le père, moi j'y vois symboliquement ce qui se passe en France en ce moment.

La vie au pays devenant très peu agréable, on s'en va. On quitte le havre de la nation pour aller trouver fortune ailleurs. Ce qui n'est pas dit dans le conte, c'est qu'il y a une autre façon de s'en aller, plus drastique, c'est de se suicider. Dans les médias quasiment chaque jour, des gens quittent la patrie en se suicidant. J'ai lu récemment les exploits d'un gendarme qui a sauvé trois jeunes du suicide, le jour de la St Sylvestre. Avoir envie de quitter définitivement la patrie un jour de fête en dit long sur l'état de la nation.

Dans le Petit Poucet, un des enfants (de la patrie) sème des cailloux derrière lui pour pouvoir retrouver son chemin de retour. Celui-ci a donc l'intention de rentrer à la maison. Il espère sans doute que le père-ogre aura cessé son envie de manger ses enfants. Ou bien qu'il sera mort et qu'il n'y aura plus de patrie. En tout cas celui qui sème des cailloux derrière lui a l'intention de revenir.

Les autres n'y ont pas pensé. Ou bien ils en ont tellement marre qu'ils ne comptent pas rentrer. Jamais. Le monde est grand, il y a d'autres patries où l'on peut aller tenter de vivre sans être en permanence harceler par un ogre.

En France maintenant le harcèlement est permanent, administratif, fiscal, règlementaire, encadrement, formulaires, cartes, obligatoire, interdit, fiscal, administratif, pour les statistiques. Il n'y a pas de jour où l'on ne reçoive quelque papier au ton d'ogre assoiffé, d'ogre affamé qui va dévorrer ses enfants. Beaucoup sont déjà partis. Les médias montent en épingle certains cas, le haut de l'iceberg.

Reviendont-ils jamais?

53. Quand la patrie devient marâtre

J'ai été élevée avec l'idée profonde qu'on sert et qu'on défend son pays qu'on appelle la 'patrie'. Idée et concept complètement démodés aujourd'hui.

J'ai passé beaucoup d'heures de ma vie à réfléchir pour essayer de comprendre les cataclysmes de l'Histoire quand une 'patrie' ne protège plus ses 'enfants' mais les chassent et les détruient. Deux exemples: la forte communauté des Protestants après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis 14, en France, et la large communauté des Juifs dans les années 1930, en Allemagne. J'ai toujours essayé d'imaginer ce que devait ressentir une famille de bons Français, devant prendre la décision de quitter sa maison et son pays, parce que la 'patrie' menaçait de les détruire. Passé le moment d'incrédulité, la douleur de se sentir rejeté au prix d'y perdre la vie, il leur avait fallu à un moment donné faire leurs sacs et se mettre en route. C'était un malentendu, croyait-il profondément. On reviendrait. J'ai rencontré ainsi dans mes vadrouilles des descendants de ces Français protestants, jusqu'à ce jour fiers de dire qu'ils sont des anciens Français. La patrie ne les a jamais reconnus. Le malendendu n'a jamais été dissipé. Je trouve cela une tristesse et un gâchis lamentable.

Il m'arrive, depuis plusieurs années, une expérience étonnante que je pense être d'un certain danger pour ma patrie. Le problème majeure est de raconter ce qui ce passe. J'ai essayé autour de moi, avec le résultat d'haussements d'épaules garantis. Alors je me suis mise à écrire un soi-disant roman pour essayer de faire passer mon message. Pas plus de succès. Finalement, j'ai osé écrire un article tel quel sur ce qui se passe. Je l'ai signalé à la gendarmerie. Deux gendarmes sont venus chez moi, un homme et une femme, et ont déclaré que j'étais une malade mentale et qu'ils reviendraient dans deux jours pour m'emmener dans un hôpital psychiatrique. Le ton et la méthode dignes du KGB. En sommes-nous déjà à ce point de devenir une république soviétique?

Sans chercher plus à me faire entendre, j'ai fait mon sac et je me suis délocalisée.

mercredi 19 décembre 2012

52. SOUTIEN à GERARD DEPARDIEU


J'ai le plus grand mal à comprendre la haine que déchaîne la décision de Gérard Depardieu de se délocaliser. J'ai le plus grand mal à accepter que des ministres de la République insultent et dénigrent un tel citoyen méritant de ce pays.

Monsieur Depardieu est un agent actif du Produit Intérieur Brut de la France. Il génère de la richesse année après année, à la fois par son travail acharné dans l'industrie du film, et aussi par la façon intelligente dont il gère son succès. Il a fait rayonné le nom de la France sur toute la planète. Il a su investir ses gains mérités à la production d'autres biens consommables, à l'embauche de différents personnels, ainsi que dans le secteur immobilier français. Où est le mal?

Bien sûr, s'il avait gagné sa fortune à l'euro-million, on dirait de lui que c'est un petit veinard et on lui enverrait un conseiller psychologue pour le plaindre de ce coup dur de la vie. Et s'il n'avait pas su gérer son succès et qu'il se retrouverait aujourd'hui sur la paille, on le plaindrait avec plaisir!

Heureusement que sur BFMTV, à la page Divertissement, on parle du soutien qu'il est en train de recevoir d'illustres inconnus sur une page FaceBook.

J'approuve ce collectif de soutien à Gérard Depardieu.

Après quelques recherches j'ai aussi trouvé sur une chaîne suisse cet interview d'un journaliste sympa et bienveillant, objectif, qui n'insulte personne à aucun moment:





samedi 15 décembre 2012

51. La liberté a été délocalisée



Je reproduis ici l'article écrit en avril dernier par un "paysan heureux", éleveur de son métier, décrivant sa situation avec une grande acuité. Je n'ai rien à rajouter, c'est ce que je voulais dire.


"Et le paysan au milieu de tout cela? Un simple exécutant des basses besognes. 

Il n'aura plus son mot à dire. Que veut dire le mot autonomie dans un tel contexte? Que veut dire indépendance de décision? 

Je pensais que l'intégration économique arriverait la première. J'ai tout faux, il faut dire que nos résultats économiques sont si mauvais. C'est l'intégration technique qui arrive à grands pas !

- J'ai perdu le droit de labourer les parcelles de mon choix depuis la PAC de 1992. 
- Je dois passer par un organisme lié à l'ordre des experts comptables pour tenir et présenter mes comptes à l'administration fiscale. 
- Je dois chaque année rendre compte à mon vétérinaire de la façon de gérer tout le sanitaire de mon élevage, sachant que c'est lui qui prescrit et vend les produits... 
- Je dois m'en remettre à un architecte pour construire un hangar ou une stabulation, puis faire valider le projet par la commission départementale.  
- La limite entre curer un fossé et le creuser est si ténue que je ne sais jamais si je ne vais pas prendre un procès à chaque démarrage du tractopelle car, dans le deuxième cas, il faut une autorisation administrative ad hoc. 
- Aujourd'hui, j'ai choisi d'entrer volontairement dans une démarche de protection des haies.  Mais un projet de classement au patrimoine mondial de l'humanité pourrait rendre ce choix définitif et contraignant en terme de surveillance, de contrôle voir de plantation puisque certaines espèces seulement seront alors permises si le projet aboutit...  
- Je passe sur le risque de voir le plan prévisionnel de fumure de la ferme devoir être validé avant de pouvoir être appliqué... 

J'arrête là cette énumération, je pourrai en rajouter. A chaque fois, on évoque les excès de quelques uns pour imposer à tous.

Le paysan moderne a, au minimum, le Bac , voir plus dans bien des cas. Mais on semble l'ignorer. On lui retire toute possibilité d'être responsable de ses choix, de sa réactivité, de son bon sens et de son expérience... 

Je ne suis pas soudain atteint d'un grand découragement. J'essaye d'être réaliste et de comprendre les évolutions profondes de notre métier. 

Je suis atterré de lire dans tout ce que je viens de décrire la volonté de détruire systématiquement la liberté de gérer du paysan. 

C'est cette liberté qui nous fait accepter toutes les adversités que nous imposent dame nature. C'est elle qui nous fait lever la nuit dans la bise, elle qui nous pousse à investir en permanence pour mieux gérer. Elle qui nous conduit à tenter pour innover... 

En voulant le transformer en simple exécutant, on le renvoie au temps des servitudes. 
La chute des installations devrait inquiéter la société, faire réfléchir nos responsables, réorienter les mesures pour redonner la vraie place à l' Homme, le seul capable de réagir en temps réel dans la nature. 

Il n'en est rien. Dans l'indifférence générale, sous prétexte de "sécurité", mais plus sûrement parce que cela crée de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés pour nos services, donne du pouvoir à quelques administratifs en les protégeant de leurs erreurs d'appréciation, on organise la fin des paysans... 

Il y aura bientôt plus de donneurs d'ordres que d'exécutants.

On aurait tort de limiter cette réflexion à notre seul secteur. Partout dans notre société, le pouvoir individuel de création, d'innovation et d' entreprise recule face à d'autres logiques, financières, de normalisation, de lobbies administratifs ou de nouveaux services payants! Ceux qui exercent les fonctions de production sont-ils si méprisables?

En évoquant ce sujet devant un responsable agricole, je me suis fait traiter de "révolutionnaire"! Peut-être vaudrait-il mieux que je me taise?"

                                                      °  °  °  °  °  °  °  °  °  °  °

J'ajoute un article publié dans Le Point en décembre 2013 intitulé 'et si la france n'était plus le pays des libertés':

http://www.lepoint.fr/economie/exclusif-et-si-la-france-n-etait-plus-le-pays-des-libertes-19-12-2013-1771863_28.php

jeudi 29 novembre 2012

50. TERRE LABOURABLE ET CULTIVABLE



Ce que j'aimais particulièrement quand je travaillais dans un kibboutz, c'est l'attitude de tout un chacun à s'acharner pour rendre des terres incultes, labourables et cultivables. On m'avait fait voir des photos du site à l'arrivée de la poignée de réfugiés hébreux qui étaient venus cultiver cette terre ingrate et caillouteuse: 15 ans après leur arrivée, quand j'y ai débarqué, ce lopin de terre était devenue fertile, produisant fruits, légumes et fleurs en abondance, de quoi nourrir la population de la ferme et de procurer la nourriture à ceux de la ville.

De nos jours, on fait comme si la nourriture tombait du ciel toute emballée. Or, malgré nos grands progrès depuis Cromagnon, tous les humains se nourrissent encore de ce que, et seulement de ce que peut produire la terre. J'y inclus l'herbe dont se nourrissent les animaux qu'on mange.

Pendant qu'il y en a qui s'acharnent à rendre de mauvaises terres, labourables et cultivables, nous, en France, on recouvre nos bonnes terres arables de ciment et de bitume. Sans vergogne. Sans états d'âme.

Terre labourable et cultivable en Berry
Si j'avais 20 aujourd'hui, bien sûr que je serais partie à Nantes pour empêcher la construction d'un aéroport sur de bonnes terres labourables et cultivables. Déjà il y a quelques décennies, j'avais jugé un gâchis monumental de construire un parc d'attraction, genre belle-au-bois-dormant, sur la bonne terre de Beauce. On dit que ça rapporte, oui, mais ça ne se mange pas. On court à la famine si l'on continue sur cette lancée. Ici, en France, pas dans le désert. Nous ne sommes pas à l'abri d'une famine...

Et pendant que j'y suis, de toute façon, il y a un beau et bel aéroport qui ne sert à rien, à Chateauroux, construit naguère pour être l'approvisionnement européen des troupes américaines après le débarquement de 1944. Il était stratégique, étant situé en plein milieu de la France, et en plaine, sa piste étant la plus solide et la plus longue d'Europe. Qu'en est-il de ce bel aéroport? Cet équipement ne sert pour l'heure qu'à l'envol des pigeons... à moins qu'on mange les pigeons, alors!

samedi 24 novembre 2012

49. Shma Israel!

Moi, Frankie, à Eilat en 1964


Les Hébreux avaient un dieu qui leur parlait et qui leur écrivait. Mais ils n'écoutaient pas. Alors il se mettait en colère et envoyait des ultimatums. Et puis ça finissait toujours mal, une punition ou une autre, pour les méchants enfants de Dieu.

...J'ai rien trouvé de mieux pour mon intro sur un sujet brûlant d'actualité, à savoir l'affrontement de la semaine dernière entre les Hébreux d'Israel et les Arabes de Gaza. Je ferais mieux de la fermer à ce sujet, car quoiqu'on dise, on ne se fait pas que des amis quand on discute de ça.

Quand j'avais 19 ans, en 1963, j'ai quitté mon Berry, ma province natale et ancestrale, pour aller voir ce qui se passait... en terre sainte, ou en Israel, comme vous voudrez. Beaucoup de jeunes non-juifs partaient alors comme moi dans un élan de solidarité avec ce peuple hébreu qui jouait son va-tout en reprenant possession d'une terre ancestrale qu'ils avaient délaissé depuis 2 millénaires. Pendant tout ce temps-là, ils s'étaient salués les uns les autres par un "L'année prochaine à Jérusalem!", mentionnant ainsi un projet sans cesse repoussé à l'année prochaine. Il a fallu un cataclysme comme la 'shoa' pour enfin les décider à 'rentrer' au pays. J'abrège une longue histoire, bien sûr.

Mais bon, pendant 2 millénaires, d'autres s'y étaient installés. Ils ne comprirent pas ce qui leur arrivait quand ces Hébreux leur sont tombés dessus et les ont enjoint de déguerpir. Certains ont fui, d'autres sont restés pour voir, et d'autres encore ont pris les armes. De toute façon, là venait d'être créé le monstrueux problème de savoir à qui appartenait ce bout de terre, dite sainte. Et c'est de ça qu'il s'agit, chaque jour, quand on nous parle d'affrontement des uns et des autres. Chaque camp joue les victimes de l'autre. Personne n'écoute, ne serait-ce que sa conscience.

Je ne suis pas juive et ma solidarité avec les Hébreux a ses limites. Je ne peux pas cautionner le bombardement de civils entassés dans un guétto, sous prétexte qu'ils ne devraient pas être là.

Je n'irai pas plus loin dans ma démonstation. Je viens de retrouver, par l'intermédiaire de FaceBook, ma vieille amie israelienne avec laquelle j'ai commencé à correspondre quand j'étais pensionnaire et ado, voilà plus d'un demi-siècle. Sa famille m'a accueillie comme l'une des leurs lorsque j'ai débarqué à Haifa avec mon sac-à-dos en août 1963. Ils restent tous très près de mon coeur et je voue à ce peuple hébreu une grande admiration.

Mais, confidence pour confidence, il faut aussi que j'avoue que mon premier petit-ami a été un gars du village arabe situé de l'autre côté de la route du kibbutz où je vivais et où on travaillait ensemble. Lui aussi est resté très près de mon coeur.

Alors, Israel écoute! Ecoute ton dieu et ta conscience. Il va falloir coûte que coûte vivre ensemble sur ce bout de terre, dite sainte. Ouvre les portes du guetto et laisse-les vivre avec toi, ensemble, en voisins et en cousins. Tu dis 'shalom' pour saluer ton voisin, ils disent 'salam', alors pourquoi ne pouvez-vous pas vous saluer en paix, bon dieu?!
     

dimanche 29 juillet 2012

35. La résistance (suite)


Dans mon article précédent je parle de 'talibanisme'. C'est sans doute un néologisme mais je préfère inventer un mot pour nommer l'innommable, je veux dire ce fachisme qui nous vient des pays mahométans. Mahomet n'a jamais raconté qu'il fallait aller égorger femmes et enfants, étrangler son prochain, et terroriser ses voisins.

J'ai vécu une dizaine d'années parmi des immigrés Peuls installés en France. Ceux qui arrivaient de Guinée où règnait dans les années 1970 un dictateur à obédience soviétique, fuyaient alors deux calamités, la dictature politique de leurs dirigeants et la dictature religieuse de leurs anciens. Ils arrivaient avides de liberté. Ils venaient en France, presque leur 'métropole' puisqu'ils parlaient français, pour pouvoir s'habiller comme ils voulaient, laisser leur chevelure en jachère si bon leur plaisait et surtout pour choisir la femme qui partagerait leur lit. Au pays il fallait obéir à des dictates qu'ils jugaient d'un autre temps. Ainsi dans les années 70, on pouvait trouver ses jeunes Peuls de Guinée dans les boîtes de nuit lyonnaises, vêtus d'un pantalon rouge, la crinière au vent, sirotant une bière et croquant à l'occasion dans un sandwich au jambon. C'est un de ceux-là que j'ai rencontré un jour et qui est devenu le père de mon enfant.

Le temps a filé et voilà qu'une trentaine d'années plus tard, ces même anciens jeunes jouent les rabat-joie, envoient leurs gosses nés en France dans des écoles coraniques, font des prières sur un tapis maintes fois par jour et maudissent la bière et les cochons.

Je voudrais dire à ces amis d'autrefois qu'il est temps de faire le point et de se souvenir ce pour quoi ils sont venus en France dans leur jeunesse. Mon compagnon est mort en 2003. A son enterrement ses amis et parrents, tous émigrés pour ces même raisons, lui ont fait l'honneur du rite musulman pour les défunts. Je me disais qu'il devait bien rire de là où il était, lui qui haussait les épaules, rebelle à toutes les formes d'interdits et de dictates religieux. Il est temps d'entrer en résistance, de ne plus se laisser faire. On n'est pas moins Peul, ou Algérien ou Malien, si on se modernise. Ce n'est pas une question d'identité ethnique. C'est une question de liberté. Je répète: c'est une question de liberté. Les femmes d'Afrique noire n'ont jamais caché leur visage ni leur chevelure. Si elles mettent des coiffes en tissu coloré, c'est pour faire chic, pas pour se cacher... et voilà que leurs filles nées en France adoptent le voile et bientôt sans doute la bourka! Il est temps d'entrer en résistance.

Le talibanisme est un fachisme redoutable qui utilise les méthodes de l'inquisition religieuse médiévale, celle du qu'en-dira-t-on et de la délation pour terroriser les gens ordinaires surpris en flagrant délit de liberté. Il ne faut pas se laisser faire. Ne vous laissez pas faire. Ne nous laissons pas faire.  

lundi 25 juin 2012

34. LA RESISTANCE


Je suis née à un moment très troublée de notre Histoire, 2 mois et demi avant l'assaut des armées alliées sur l'armée d'occupation de notre pays. Un dictateur mégalomane avait, quelques années plus tôt, décidé de soumettre ses pays voisins, dont la France, à ses idées et méthodes crapuleuses. On était tombé dans le panneau, sans coup férir ou presque.

Très tôt dans ma vie de gamine libre et éduquée à se poser des questions, j'ai cherché à savoir ce qui s'était vraiment passé. Et je me disais que, moi, si j'avais eu 20 ans en 1940, j'aurai répondu à l'appel de résistance... Oui, bon, ils ont tous le beau rôle maintenant, ceux qui ont 'résisté'. Mais au moment où ça s'est passé, presque tout le monde a nagé dans le sens du courant. Dans des moments pareils, il est bien difficile de voir, de savoir et d'analyser ce qui arrive réellement. Une famille juive arrêtée?... c'est bizarre, mais peut-être ont-ils fait quelque chose de répréhensible. Deux familles juives arrêtées?... ah tiens, c'est bizarre, sans doute que c'est pour la même raison que la première fois. Trois familles juives arrêtées?...

Qui, alors, a eu le courage de dire tout haut que c'était intolérable et qu'il fallait réagir?????

On est en 2012. Rien n'est pareil et rien n'a changé! Il ne s'agit plus des même agresseurs et agressés mais la méthode crapuleuse est la même. La même violence, la même haine, la même terreur.

J'entends la radio raconter qu'un jeune garçon de 13 ans a été assassiné dans sa cour d'école par un autre de 16 ans. Cellule psychologique, fleurs blanches, marche silencieuse, poèmes... hein? cellule psychologique? lâcher de ballons?... Lâcher de ballons?!!!

Le fait est qu'un ado a froidement assassiné un enfant, plus jeune que lui, à la récré. Ce genre de violence haineuse et gratuite est devenue monnaie courante. On parle d'insécurité, mais ce n'est pas ça. Tolérer ces actes, à mes yeux, est comparable à la tolérance dont faisait preuve la majorité de la population lors des exactions de l'armée d'occupation. Le problème aujourd'hui se pose autrement: il n'y a pas d'armée d'occupation. Les crimes émanent, on dirait, d'une nébuleuse idéologique que j'appelle le 'talibanisme', comme on dit le 'nazisme', une espèce d'inquisition politico-théologique visant à semer la terreur chez les peuples libres.

Et alors, devant ces coups de boutoir, l'intelligentsia bien-pensante de notre pays ne réagit pas, ou plutôt si, en faisant le gros dos et en excusant les agresseurs. Nos responsables sont-ils eux-même sous l'emprise d'une mafia terroriste? Nos juges sont-ils sous la menace de représailles s'ils poursuivent les agresseurs?

J'aimerais savoir. J'ai envie de réagir, mais comment? L'autre jour, j'ai signé une pétition en faveur du maire d'une petite commune qui, s'étant fait agressé par un ado, avait giflé celui-ci et s'était retrouvé sur le banc des accusés au tribunal. J'ai aussi signé une pétition pour dire qu'il y en avait assez qu'on tue nos gendarmes. Comment peut-on entrer en résistance contre ce fléau?... sans se faire taxer d'extrémisme raciste fasciste par ceux qui, sans s'en rendre compte, sont peut-être les collabos d'aujourd'hui.

lundi 21 mai 2012

28. A VRAI DIRE


Si Mr Sarkozy a été remercié de façon si fracassante, ce n'est pas dans les chiffres et les statistiques qu'il faut en chercher la cause. Non.

Je vais vous raconter comment, à travers mon vécu, j'ai vu venir la dégringolade. Cela remonte à 2007 quand, moi, potière de mon état dans un village inconnu d'une province ignorée, j'ai décidé de 'faire quelque chose' pour les élections présidentielles d'alors. On peut dire que ce besoin de 'faire quelque chose' était un sursaut générationnel!... Nous, la nouvelle vague des années 60 que le pouvoir central détestait parce qu'on dansait le rock'n roll, allions passer notre tour de gouverner la France. J'avais été prise d'un haut le coeur à l'idée qu'un président comme Mr Chirac de la génération de mes parents allait encore et toujours nous tenir sous tutelle... et qu'après, aux élections suivantes, il y aurait de toute évidence un président plus jeune et sans doute de la génération de mon fils.

Lors donc, je me suis empressée de me porter volontaire pour tracter et gesticuler sur les marchés pour faire élire un président actif et moderne, de ma génération, en cotisant 100€ à l'effort de la campagne et en prenant la carte de l'UMP. Je ne suis pas socialiste et ne le serai jamais, ne me demandez pas pourquoi maintenant.

L'accueil à la permanence du mouvement soi-disant populaire fut des plus froid. Qui c'est, celle-là? Cherchant à joindre d'autres sympathisants, j'ai donné et reçu quelques coups de fil dont à une dame qui semblait être affolée à l'idée que je débarque chez elle pour discuter. Un jour, il y eu une réunion des volontaires-pour-tracter, c'est-à-dire de ceux qui voulaient bien faire des kilomètres à pied pour distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres et sur les marchés, vantant les atouts et les bonnes idées du candidat Sarkozy alors complètement inconnu de la population. Un autre jour, en mon absence, quelqu'un a largué sur ma pelouse une tonne de tracts, disant à mon fils qui se trouvait là: ah! vous êtes le fils de la dame?!, mais sans pour autant me contacter ultérieurement.

Malgré cela, mon enthousiasme restait grand: on allait enfin avoir un président de ma génération et vous allez voir ce que vous allez voir. J'ai commencé à avoir une drôle de sensation quand, en autocars avec les autres sympathisants encartés, j'ai débarqué à Clermont-Ferrand où Mr Sarkozy allait faire un show devant des milliers de gens.

Pour commencer, dans le hall, il a fallu être fouillé. J'avais un couteau suisse dans mon sac en bandoulière... ah! un couteau! un couteau, les gars... branlebas de combat... confisqué!... passez et vous récupérerez votre couteau à la sortie. Ensuite, notre groupe a été averti que le candidat condescendait à recevoir la délégation de notre coin. Tiens! Cette idée me paraissait saugrenue, je ne suis pas allée serrer la main du candidat, je suis allée m'asseoir au milieu de la salle à côté de la dame avec laquelle j'avais fait le voyage en car. Quand il a été annoncé qu'on pouvait se raprocher pour voir le candidat président, on n'a pas bougé parce que le but n'était pas de le voir ou de le toucher, mais de l'entendre. Ma surprise fut grande quand une caméra sur pattes fut installée à quelque distance braquée sur moi pendant toute la séance! Bizarre.

Le discours, malgré mes réactions du moment, me mit très mal à l'aise. D'abord, la harangue avait commencé par du lèche-botte sur le grand passé de l'Auvergne commençant par Vercingétorix et finissant avec Giscard d'Estaing. Paraît que le centre de la France, c'était Clermont-Ferrand. N'exagérons rien! Mais bon, mon enthousiasme restait solide. Puis vinrent les piques et les attaques sur les copains, dont Mr Bayrou en ligne de mire. J'attendais autre chose. C'était donc ça, une élection présidentielle?

Rentrée à la maison, j'ai eu comme un dégoût des tonnes de tracts qu'il me restait à distribuer. J'ai continué jusqu'au bout car ma hantise était grande de voir la France gouvernée encore et encore par des gens psyco-rigides et engoncés dans un protocole d'un autre âge.

A l'annonce du succès de Mr Sarkozy j'étais très heureuse. Pas pour longtemps. Quand il a été annoncé que le soir même, il se tirait avec des potes à lui dans un restaurant chic d'une rue célèbre de Paris, j'ai reçu comme un coup de poing dans l'estomac. Quoi? C'était cynique, comme si tout ça, nous tous, nous n'étions que des crottes de caniche.

A partir de là, le capital sympathie pour le personnage a perdu de sa valeur jour après jour jusqu'à ne valoir plus rien du tout. Ce n'est pas son bilan qui l'a coulé. Non.

lundi 14 mai 2012

27. La justice de dieu


Je médite sur l'idée de ce qui est juste. Apparemment il n'y a pas que moi . Dimanche dernier sur France Culture à l'heure de Présence Protestante, un pasteur a tenté d'apporter ses lumières sur l'idée de "justice de dieu". Du coup, je viens de passer du temps sur internet à ce sujet pour tenter d'y voir plus clair.

Le cri enfantin de "c'est pas juste" indiquerait qu'il s'agit d'un sentiment inné, d'un instinct presque. Si quelque chose n'est pas juste, c'est qu'on s'est fait avoir. On ne m'a pas donné ma part. Je n'ai pas eu ce qui me revenait. Quelqu'un a été favorisé et j'ai été lésé.

Par-contre, le cri de "c'est juste" ne vient jamais d'un enfant, mais d'un adulte. D'un juge. De quelqu'un qui s'érige en tiers pour rendre un jugement entre 2 personnes en conflit. On pense bien sûr à Salomon et à son jugement de bon sens concernant le bébé réclamé par 2 mères qui s'affrontent. Dans la culture et la pratique juive, il est toujours fait appel à un tiers. On ne se fait pas justice soi-même. Justice soi-même entraîne la vengeance et la vendetta ad eternam vitam. Un tiers tranche et on arrête là.

On fait appel à la justice quand on a le sentiment et souvent la certitude d'avoir été lésé. On parle de la justice des hommes et de la justice de dieu. C'est pas la même. Le rendu n'est pas le même. Les 2 sont souvent incompréhensibles. Dans les 2 cas, c'est au niveau de la punition qu'on peut dire si c'est juste ou pas juste. Le mérite, là-dedans? On se pose toujours la question au négatif. Par exemple, on ne dit jamais que c'est juste quand on voit passer quelqu'un roulant en mercedes-benz.

Les policiers qui en ont marre de risquer leur vie dans leur travail, ont le sentiment et la certitude d'avoir été lésé. Ils crient "c'est pas juste" et la justice des hommes reste sourde. C'est comme ça que je vois les choses.

Dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, il est écrit à l'article 3: Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

La "sûreté de sa personne" est-elle une idée abstraite? Que se passe-t-il si ceux qui sont les 'gardiens de la paix' de notre société n'ont plus pour eux-même la sûreté de leur personne?

dimanche 29 avril 2012

26. C'EST PAS JUSTE


Nous connaissons ce cri enfantin de "c'est pas juste!" émis par nos bambins dès que le moindre écart à une justice égalitaire se fait sentir à leur égard. Je suis peut-être en train de retomber en enfance mais c'est ce que j'ai eu envie de crier l'autre jour en entendant les informations.

A ce propos je viens de recevoir un mail à faire suivre, au sujet d'un policier qui est accusé d'homicide volontaire, c'est-à-dire de meurtre.
Je ne vais pas le faire suivre mais le copier ici dans ce blog. A chacun de se faire une opinion.

La mienne d'opinion, c'est que la coupe est pleine! Déjà, il y quelques années, il y avait eu "l'affaire" de la gifle que Mr Bayrou avait donné à un chenapan qui lui volait ce qu'il avait dans sa poche. Ce n'est pas le chenapan qui avait été fustigé mais Mr Bayrou!!! ...paraît qu'il ne faut plus 'corriger' les chenapans maintenant, mais les encourager à recommencer :-(

Ensuite, il y avait eu le cas d'un malheureux assassiné près d'un lampadaire par quelqu'un qui voulait lui voler son appareil photo. Je ne me souviens plus exactement des faits, mais je me souviens avoir été outrée du fait qu'on parlait de l'assassin presque comme d'un pauvre malheureux.

La liste s'allonge d'année en année. La victimisation des malfaiteurs va grandissante. Le texte copier/coller ci-dessous suggère qu'il vaudrait mieux voter pour l'un des candidats à la présidence de la république qui promet de faire changer ça. Mais!... il y a bien eu des tas de réformes dans la justice ces dernières années! Rien n'y fait apparemment. Je n'ai plus aucune foi dans aucune promesse électorale, d'où qu'elle vienne :-(

Je me pose des questions. Est-ce bien la faute des magistrats, des méchants juges??? Parce qu'enfin, que peuvent-ils bien gagner à victimiser les malfaiteurs???... et je me dis qu'ils sont peut-être eux-même sous la coupe de groupes mafieux qui les terrorisent. Je sais... j'ai beaucoup d'imagination.  

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Voici le texte du mail que j'ai reçu à faire passer:

"Le policier qui a neutralisé dimanche dernier le braqueur en cavale Amine Bentounsi a été MIS EN EXAMEN POUR HOMICIDE VOLONTAIRE.


Ce père de famille a été suspendu de ses fonctions, et son salaire risque d'être divisé par deux.


C'est ce que nous redoutions. Mais jusqu'au bout, nous avons voulu croire que la Justice n'allait pas oser le faire.
Et voilà que si !!
Mais savez-vous exactement qui était Amine Bentounsi ???


Voici son portrait, publié dans le journal Le Parisien le 27 avril 2012 :
«  A 13 ans, Amine Bentounsi était le plus jeune incarcéré de France, après avoir multiplié des vols avec violence. Sa vie n'aura été qu'une succession d'allers-retours en prison. En septembre 1994, notre édition Seine-et-Marne du Parisien titrait « La terreur du quartier n'a que 12 ans ». Il avait alors déjà cambriolé les locaux de l'Opac - l'office HLM -, volé des voitures, agressé deux employées d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope. (...)
« Il était ingérable, se souvient un animateur. (...) Une fois, il a volé le scooter d'un collègue et a tourné en furie quand on est venu le récupérer. » Une enseignante du quartier se rappelle qu'Amine avait été renvoyé en Algérie, chez sa grand-mère, pour calmer sa dérive : « Il était revenu après avoir brûlé sa maison, ses parents n'ont jamais pu le remettre sur le droit chemin. »
« A 19 ans, Amine escalade à la corde la façade du bâtiment Bleuet, à Collinet, pour braquer le siège de l'Opac. (...) La cour d'assises lui inflige dix ans d'interdiction de séjour à Meaux et quatre mois de prison. Quelques mois plus tard, en octobre 2001, il participe au spectaculaire braquage de la poste de Collinet, qui s'est soldé par une fusillade sur des policiers, au milieu des passants. (...)
« En août 2005, il a braqué avec deux complices le magasin Champion de Saint-Pathus, avec séquestration d'employés. Ce sera sa plus lourde condamnation : dix ans de réclusion, prononcés en 2007. (« Amine était une tête brûlée, un manipulateur », Le Parisien du 27 avril 2012).
C'est donc cet individu ultra-dangereux qui s'est retrouvé face à des policiers, un revolver chargé à la main, dimanche dernier.


Le journal Ouest-France raconte :


« Amine Bentounsi, se serait retranché entre deux voitures avant de braquer un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction du policier à pied. Ce dernier aurait fait usage de son arme à quatre reprises en situation de légitime défense, selon lui. L'arme de la victime a été retrouvée avec le barillet plein. »


Et pourtant, un juge a décidé de le poursuivre pour HOMICIDE VOLONTAIRE.


Alors que les premières enquêtes indiquent que la balle a ricoché, et que c'est donc la raison pour laquelle le voyou a été touché dans le dos. Le policier ne lui aurait jamais tiré dans le dos ; selon son avocat.
Cette décision de Justice vous vise personnellement, ainsi que moi-même, et tous nos concitoyens.
En effet, poursuivre les policiers qui ne font que leur travail et se défendent en essayant d'arrêter les délinquants dangereux, est une atteinte directe à notre droit le plus fondamental :
Celui de vivre sans être menacé par des malfaiteurs, et d'être protégé par les forces de l'ordre !!
Mais ce que beaucoup de Français ignorent, c'est qu'une minorité active de magistrats a décidé de prendre parti pour les criminels contre les forces de l'ordre chaque fois que cela leur est possible.


Ils multiplient les remises en liberté de récidivistes, au point d'exaspérer la police et de faire peser une terrible menace sur tous les citoyens.


En revanche, ces mêmes magistrats poursuivent impitoyablement les gendarmes et policiers qui s'avisent de faire leur travail !


le 30 septembre 2009, un magistrat met en examen un policier qui avait tiré au flash ball sur un manifestant qui lui lançait des pavés, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ;
le 4 mai 2010, un magistrat met en examen et incarcère un policier qui avait assommé un délinquant en essayant de faire cesser une bagarre entre deux bandes de jeunes d'une cité de Chambéry. Et comme ce délinquant avait 3,57 grammes d'alcool dans le sang, le policier est poursuivi pour «  violence volontaire sur personne vulnérable », ce qui lui fait encourir 10 ans de prison !
le 19 septembre 2010, un magistrat de Montpellier a mis en examen un policier de la brigade anti-criminalité pour violence avec arme. Le policier s'était défendu contre un homme qui l'avait sauvagement agressé dans un parking souterrain, après avoir été surpris en train de crever les pneus d'une voiture. L'individu «  de forte corpulence, a sorti un couteau et tenté d'atteindre mon collègue au thorax » a précisé un autre policier présent sur les lieux. Mais pour le juge, pas de doute, c'est le policier qui était dans son tort !!
C'est d'autant plus intolérable que, à l'inverse, les criminels qui agressent les policiers bénéficient souvent d'une scandaleuse impunité :


le 13 août 2010, des repris de justice essayent de tuer un policier à coups de marteau sur la tête, aux Tarterêts. Par chance, ils sont arrêtés. Mais le tribunal décide de les remettre en liberté, sans avoir passé un seul jour en prison ;
le 27 août, des policiers frappent à la porte d'un délinquant notoire, Samir Démiri. Celui-ci les laisse entrer, puis sort soudain un couteau de cuisine qu'il applique sous la gorge d'une policière. Ses collègues parviennent à la protéger et à neutraliser Samir. « Rien ne prouve qu'il a utilisé son couteau avec l'intention de porter un coup », plaide son avocat au tribunal. Un argument qui suffira pour convaincre le tribunal de ne l'envoyer en prison que quelques mois !!
Le 12 août, à Perpignan, trois jeunes ont tabassé des policiers. Le juge les a libérés sans amende, ni dommages intérêts, et sans passer une seule minute en prison !
Résultat, les délinquants hésitent de moins en moins à agresser physiquement les forces de l'ordre :


En 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000 ont été blessés !!


Alors vraiment, j'espère que vous n'allez pas hésiter une seconde pour transmettre ce message partout autour de vous.
Tous les jours, certains magistrats remettent en liberté des délinquants et des criminels dangereux sous prétexte que ceux-ci présenteraient « toutes les garanties de réinsertion ».
Et tous les jours, ces mêmes délinquants et criminels récidivent !


Le 28 février 2012, un homme a été condamné pour la 48e fois, pour vol. Son avocate a demandé la non-application de la peine plancher prévue pour les récidivistes. Une demande immédiatement accordée par le juge ;
Le 30 mars 2012, un homme qui avait été condamné à la perpétuité pour meurtre, et qui était sorti au bout de 17 ans (comme c'est en général le cas), a été arrêté après avoir dévalisé une maison. Le procureur a requis 4 mois de prison ferme. Le tribunal a jugé que c'était encore trop, et l'a condamné à 4 mois de bracelet électronique !
L'assassin de Laetitia Perrais, à Nantes, était un récidiviste qui avait été condamné 15 fois par la Justice, dont deux fois en Cour d'assises, mais qui était totalement libre à 31 ans.


Mais bien entendu, ce n'est jamais la faute de la Justice. Et la minorité active de magistrats laxistes n'est jamais inquiétée.


Dans le cas d'Amine Bentounsi, personne n'a eu l'idée de demander des comptes au juge qui avait laissé sortir un voyou aussi dangereux, pourtant condamné à dix ans de prison en 2007.


En revanche, les syndicats de magistrat trouvent parfaitement normal de mettre en examen le policier qui a risqué sa vie pour le rattraper !!


Vraiment, la coupe est pleine.


C'est pourquoi j'espère que vous allez faire circuler ce message dans tout le pays.
Il est urgent de faire cesser cette dérive perpétrée par une minorité active de magistrats qui appartiennent au « syndicat de la magistrature » (syndicat minoritaire mais très influent).


Au tribunal de Bobigny, où le syndicat de la magistrature est notoirement puissant, le taux de peines plancher fermes pour les récidivistes est de... 2 %, dix fois moins que dans le reste de la France !!!
Et vendredi, la dérive des militants du syndicat de la magistrature vient de franchir un cap intolérable.
Dans un communiqué de presse, le syndicat de la magistrature a appelé officiellement à soutenir un candidat contre un autre (en l'occurrence François Hollande contre Nicolas Sarkozy).
Cette prise de position politique de juges censés être « indépendants » est inouïe. Du jamais vu en démocratie.
Tout cela parce que François Hollande a promis de supprimer deux lois auxquelles le syndicat de la magistrature s'était violemment opposé (parlant de loi « ignominieuses »):


La loi sur les peines plancher, qui imposait des peines minimales aux multi-récidivistes, votée en 2007
La loi sur la rétention de sûreté, qui visait à neutraliser après leur peine les criminels sexuels les plus dangereux, votée en 2008
Tout cela, aussi, parce que Nicolas Sarkozy a fait des engagements que le syndicat de la magistrature juge « populistes » : la construction de 24 000 nouvelles places dans les prisons, et la possibilité pour les victimes de faire appel des jugements (un droit réservé aujourd'hui aux condamnés et au parquet).


Mais peut-on accepter qu'un syndicat de magistrats politisés essaie aujourd'hui de peser sur l'élection présidentielle ?


Le pire, c'est que le nom de « syndicat de la magistrature » risque d'induire en erreur les citoyens qui pourraient penser de bonne foi que c'est le syndicat modéré et majoritaire !
C'est pourquoi, aujourd'hui, à quelques jours du scrutin, il est de notre devoir à tous d'informer les citoyens sur la réalité de leur action.
Les électeurs doivent pouvoir choisir leur vote dimanche en toute connaissance de cause.
Vous et moi sommes parfaitement capables d'informer des millions de nos concitoyens. Notre dernière campagne a réuni près de deux millions de personnes.
Votre mobilisation est donc efficace pour faire changer les choses, à partir du moment où nous parvenons à être assez nombreux.


Un grand merci d'avance, au nom de toutes les victimes que votre action permettra d'épargner, et pour tous les gendarmes et policiers courageux, qui sont injustement traînés devant les tribunaux.


Laurence Havel
Institut pour la Justice




PS : que des juges poursuivent les policiers devant les tribunaux dès que ceux-ci font usage de leur arme, y compris pour se défendre, n'est pas « seulement » une scandaleuse injustice à leur égard.
C'est aussi une grave menace contre vous : car cela encourage les autres policiers à fermer les yeux, ou à arriver « trop tard » quand on les appelle pour une agression.
Ce n'est pas de la paranoïa. Le 14 octobre dernier, une jeune policière avait été tuée à coups de sabre par un forcené à Bourges (Cher).
« A l'époque, les collègues n'avaient pas su comment réagir. Ils n'avaient pas osé sortir leur arme », ont expliqué deux officiers. « On a tous la crainte de se retrouver dans la situation de notre collègue », selon Christophe Carrez, représentant départemental Unité-SGP-FO.
Cette affaire nous concerne donc tous directement. Merci de participer le plus rapidement possible. Plus nous laisserons faire, moins nous avons de chances d'être bien protégés le jour où nous serons nous aussi victimes d'un délinquant ou d'un criminel.


PS 2 : pour voir la dernière vidéo de l'Institut pour la Justice, cliquez ici : www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/

Institut pour la Justice - 140 bis, rue de Rennes - 75006 Paris
www.institutpourlajustice.com - www.publications-justice.fr"
fin de citation

mercredi 18 avril 2012

24. ON NE SAIT PLUS S'ENNUYER


D'abord, avant de disserter sur le verbe s'ennuyer... une définition!

- d'après Le Littré, il s'agit d'une "sorte de vide qui se fait sentir à l'âme privée d'action ou d'intérêt aux choses";
- d'après le Wiki Dictionnaire, c'est une "lassitude, langueur temporaire causée par une occupation dépourvue d’intérêt, monotone, déplaisante ou trop prolongée, ou par le désœuvrement", ainsi qu'une "lassitude morale permanente qui fait qu’on ne prend d’intérêt, qu’on ne trouve de plaisir à rien".

Il y a des gens qui s'ennuient partout et tout le temps. C'est grave, docteur?  Moi, je trouve les gens qui s'ennuient partout et tout le temps... très 'ennuyeux'!!!... synonymes: "affreux, assommant, casse-pieds, chiant, collant, contraignant, contrariant, crampon, désolant, embêtant, emmerdant, emmerdeur, empoisonnant, ennuyant, fâcheux, fastidieux, fatigant, gênant, inquiétant, insipide, lassant, monotone, narcotique, pénible, rasant, raseur, soporifique".

Je ne sais pas exactement à quoi je veux en venir, sans doute à vilipender le monde moderne hyperactif (pathologiquement actif) qui confond action et agitation.

En tout cas, merci à Thomas Dutronc qui chante ce titre et qui cite nommément notre province du Berry!

C'EST QUAND MÊME BIZARRE

 Oui c'est bizarre. Il faut que je raconte ce qui m'arrive. Dimanche dernier le 24 janvier 2021 je me réveille avec une fièvre de ch...