jeudi 25 avril 2019

93. Le parcours administratif

Je vais tenter ici de relater pas à pas le parcours que je fais et continue de faire pour démarrer ma petite entreprise.

Ma motivation pour une telle démarche provient du sentiment de n'être plus humaine, de ne plus faire partie de la société, de n'être plus qu'une vieille chaussette trouée en attente d'être jetée au rebut. Bref! je reviendrai sur ce sentiment très réel que peuvent avoir les gens à partir de 70 ans. J'avais 6 ans en 1950 et 20 ans en 1964... la génération de la "nouvelle vague", des durs à cuire, voyez Véronique Sanson, Jean-Philippe Smet, Jean-Pierre Marielle, et cetera.

Pour mettre en oeuvre ma petite entreprise, j'ai d'emblée créer un blog intitulé 


dans le but d'interpeller les possibles clients français qui viendraient dans la région du Berry cette saison 2019. Je l'ai étoffé d'informations diverses au fur et à mesure de mes idées et ambitions. 

J'ai ouvert à la suite une PAGE Facebook pour pouvoir me servir de la publicité ciblée très bien faite par Facebook, sous le nom de "Touristenfrance" à l'adresse suivante : 


Tout en créant ce blog et cette page Facebook j'avais le sentiment désagréable et permanent d'avoir une épée de damoclès au-dessus de la tête car je me mettais dans l'illégalité, n'ayant pas "déclaré" l'existence de mon entreprise. Certes on a plusieurs jours avant de déclarer une activité commerciale à l'administration et donc au fisc et aux services sociaux. Mais, veuillez bien me croire, on vous accuse très rapidement de travailler au noir. Pensez donc, faire venir du monde dans un atelier de poterie sans être déclaré, c'est vilain... les revendeurs de drogue, eux, n'ont peut-être pas tant de scrupules.

(N.B. dans cet article je ne vais pas m'auto-censurer)

L'autre motivation étant que je ne supporte plus, plus du tout, mais alors vraiment plus, ma condition de retraitée à 700€ de revenu mensuel. En France ce montant permet de vivre assigné à résidence avec le minimum pour vivoter. Je veux vivre. Pas vivoter chichement. Je sais bien qu'avec une telle somme, je pourrais vivre largement dans certains autres pays de notre continent. Mais ayant essayé en 2013 de m'installer en Irlande pour peut-être y trouver un mi-temps d'enseignement, je me suis trouvée coupée des vivres. J'ai dû revenir en France après 4 mois, roulant avec précaution et un minimum d'essence sur les 800 km séparant Rostoff de Châteauroux. Je suis arrivée le réservoir vide, l'estomac vide et la haine dans le gosier.

Tout en écrivant ça, je me dis "ils ne vont pas me croire de toute façon". Parce que c'est un autre aspect de la chose, on ne s'intéresse plus à ce que vous dites, on ne vous croit plus à partir de 70 ans, parce que vous êtes censé radoter... 

  (à suivre)


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