mercredi 8 août 2012

37. Le Festival des Lumières


Le dépliant que j'avais reçu sur ce Festival des Lumières était très fourni. Sur un weekend, les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 juillet, il y avait tout un tas de représentations diverses ayant trait à l'époque de l'Histoire européenne, dite des "Lumières". Le programmateur du Festival disait dans sa présentation que ce mot de "Lumières" est le même dans les autres pays de l'Europe pour désigner le 18e siècle: "Enlightment" en Angleterre, "Illuminismo" en Italie, "Aufklärung" en Allemagne. Cette période de l'Histoire n'est pas ma préférée mais le dépliant disait qu'il s'agissait d'un festival pour tous les publics, s'adressant aussi aux enfants. Idéal pour y aller avec ma petite-fille, un après-midi pour une scène gratuite.

On est donc parti après déjeuner le samedi, en roulant tranquillement. La ville est bien grise quand on y arrive. On descend assez rapidement jusqu'au centre ville et en suivant les flèches Festival des Lumières, on traverse le pont et on remonte à pic de l'autre côté. Là je me suis trompée de file à un feu et j'ai fini devant la gare. Rebroussant chemin on est allé se stationner devant une très vieille église avant de finir à pied tout en suivant les flèches. Il n'y avait pas grand monde mais nous étions très en avance. Le haut bâtiment s'appelant La Maison-Dieu me parut franchement carcéral. A son contact j'avais la même impression qu'à l'abbaye de Fontevrault. Le dépliant dit que "ce monastère-hôpital (fut) fondé au 11e siècle par Robert du Puy, seigneur de Montmorillon, à son retour de Terre Sainte". Les scènes gratuites de l'après-midi se jouaient dans la cour de cette Maison-Dieu, alors on s'est assis là, essayant plusieurs bans sur plusieurs scènes et je me suis empressée de prendre quelques photos marrantes!







J'en viens au premier spectacle: Rien que du vent, donné par la Compagnie La Chaloupe. A en parler, j'en ris encore. Un one-man-show pas possible, 'standing' par dessus le marché, gesticulant et dansant même, au son d'un musicien planqué là avec une flûte à bec, une cornemuse et autres instruments à vent. L'instrument à vent dont il fut question était le trou de balle et les différents sons qu'on peut faire avec... oui, oui, c'est cela même. L'acteur, en habit de gentleman bon-chic-bon-genre du 18e siècle, nous a entretenu pendant une bonne heure du fait scientifique qu'est un pet. Je ne vais pas résumer! Il faut l'avoir vu et entendu! Il a tenu son public en haleine et en franche rigolade tout le temps. Ceci ayant été la première représentation de théâtre vécu par ma petite-fille, je crois qu'elle s'en souviendra... bravo, mille bravos à l'artiste.


Le deuxième spectacle était haletant. Je sais bien qu'il y a des gens blasés mais j'ai été captivée par la façon dont il a été question de la mort de Mozart, oui, c'est cela, la mort de Wolfgang Gottlieb Mozart, décédé à l'âge de 35 ans en 1791 à Vienne en Autriche. Ce décès prématuré du génial musicien a souvent fait l'objet d'études sur le pourquoi et le comment. Le présentateur-programmateur du Festival des Lumières nous a dit tout de go (expression du 18e siècle!) que nous allions enfin dénouer l'énigme, ici, aujourd'hui, à Montmorillon. Quel privilège!

La pièce s'intitule 'Qui a assassiné Mozart?', jouée par la Compagnie 'Le Petit Salon de Théâtre' et mise en scène par Alain Carré, le souriant présentateur-programmateur cité plus haut. Sur scène un grand piano à queue noir où une jolie jeune dame en robe du 18e siècle interprète avec brio la Fantasia dudit Wolfgang Amadeus, pendant qu'une autre jolie jeune dame vêtue pareillement se tient assise, une plume d'oie à la main en train de composer une missive. Au fond, tournant le dos à tout le monde, deux messieurs en gabardine longue noir-corbeau façon agent secret du 21e siècle. Ce morceau pour piano en ré mineur sonne très romantique. Mais après avoir vu cette pièce et après avoir entendu son interprétation, je n'écouterais plus jamais Mozart de la même façon.



Je ne vais pas résumer. J'étais captivée, par la musique, le chant, le suspens, le jeu des acteurs se cotoyant à trois siècles d'intervalle. J'en oubliais d'applaudir à la fin de chaque aria comme il se doit. Ma petite-fille a beaucoup aimé. Rentrées à la maison, on a plusieurs fois écouté la Fantasia le soir, le petit-frère de six ans dans le lit du haut demandant un bis à chaque fois.

Merci, la Compagnie, merci!



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