lundi 25 juin 2012
34. LA RESISTANCE
Je suis née à un moment très troublée de notre Histoire, 2 mois et demi avant l'assaut des armées alliées sur l'armée d'occupation de notre pays. Un dictateur mégalomane avait, quelques années plus tôt, décidé de soumettre ses pays voisins, dont la France, à ses idées et méthodes crapuleuses. On était tombé dans le panneau, sans coup férir ou presque.
Très tôt dans ma vie de gamine libre et éduquée à se poser des questions, j'ai cherché à savoir ce qui s'était vraiment passé. Et je me disais que, moi, si j'avais eu 20 ans en 1940, j'aurai répondu à l'appel de résistance... Oui, bon, ils ont tous le beau rôle maintenant, ceux qui ont 'résisté'. Mais au moment où ça s'est passé, presque tout le monde a nagé dans le sens du courant. Dans des moments pareils, il est bien difficile de voir, de savoir et d'analyser ce qui arrive réellement. Une famille juive arrêtée?... c'est bizarre, mais peut-être ont-ils fait quelque chose de répréhensible. Deux familles juives arrêtées?... ah tiens, c'est bizarre, sans doute que c'est pour la même raison que la première fois. Trois familles juives arrêtées?...
Qui, alors, a eu le courage de dire tout haut que c'était intolérable et qu'il fallait réagir?????
On est en 2012. Rien n'est pareil et rien n'a changé! Il ne s'agit plus des même agresseurs et agressés mais la méthode crapuleuse est la même. La même violence, la même haine, la même terreur.
J'entends la radio raconter qu'un jeune garçon de 13 ans a été assassiné dans sa cour d'école par un autre de 16 ans. Cellule psychologique, fleurs blanches, marche silencieuse, poèmes... hein? cellule psychologique? lâcher de ballons?... Lâcher de ballons?!!!
Le fait est qu'un ado a froidement assassiné un enfant, plus jeune que lui, à la récré. Ce genre de violence haineuse et gratuite est devenue monnaie courante. On parle d'insécurité, mais ce n'est pas ça. Tolérer ces actes, à mes yeux, est comparable à la tolérance dont faisait preuve la majorité de la population lors des exactions de l'armée d'occupation. Le problème aujourd'hui se pose autrement: il n'y a pas d'armée d'occupation. Les crimes émanent, on dirait, d'une nébuleuse idéologique que j'appelle le 'talibanisme', comme on dit le 'nazisme', une espèce d'inquisition politico-théologique visant à semer la terreur chez les peuples libres.
Et alors, devant ces coups de boutoir, l'intelligentsia bien-pensante de notre pays ne réagit pas, ou plutôt si, en faisant le gros dos et en excusant les agresseurs. Nos responsables sont-ils eux-même sous l'emprise d'une mafia terroriste? Nos juges sont-ils sous la menace de représailles s'ils poursuivent les agresseurs?
J'aimerais savoir. J'ai envie de réagir, mais comment? L'autre jour, j'ai signé une pétition en faveur du maire d'une petite commune qui, s'étant fait agressé par un ado, avait giflé celui-ci et s'était retrouvé sur le banc des accusés au tribunal. J'ai aussi signé une pétition pour dire qu'il y en avait assez qu'on tue nos gendarmes. Comment peut-on entrer en résistance contre ce fléau?... sans se faire taxer d'extrémisme raciste fasciste par ceux qui, sans s'en rendre compte, sont peut-être les collabos d'aujourd'hui.
jeudi 21 juin 2012
33. La génération clubmed
En fait, ça a commencé à ma génération, la nouvelle vague rock'n-roll Johnny, après la guerre, voilà plus d'un demi-siècle maintenant. On arrive au bout de cette logique aujourd'hui. Je veux parler de l'idée qu'on se fait de l'avenir de nos enfants.
Il fut un temps, depuis Cromagnon jusqu'à la 2e guerre mondiale, où les grands-parents et les parents choyaient et éduquaient leurs enfants pour qu'ils les remplacent. On les intégrait et on les initiait depuis tout petit à la vie de la famille dans tous ses aspects, c'est-à-dire à la reproduction de la production... comme on dit dans certains manuels d'anthropologie!
Et puis, au milieu du 20e siècle, ce système-là s'est cassé. On s'est mis à penser que les petits qu'on faisait allaient avoir un tout autre destin. Qu'on n'allait pas les initier ou les forcer à quoi que ce soit. Qu'ils allaient trouver leur propre voie dans la vie. Qu'ils s'en sortiraient mieux et qu'ils iraient plus haut. Et qu'il fallait, pour se faire, qu'ils aillent à l'école et y restent jusqu'à... 25 ans! On s'est mis à rêver que tous nos enfants allaient être médecins, docteurs, ingénieurs, grands messieurs à cravate et à escarpins pointus. Et les filles?... on n'allait plus les marrier. Elles allaient faire "des études".
C'est comme ça que j'ai cru un temps (l'ai-je cru vraiment?) que si j'avais de bonnes notes en latin, je m'en sortirai bien dans la vie. Alors je m'efforçais d'avoir de bonnes notes en version et en thème, en latin et en allemand. On ne m'a jamais parlé de 'gagner' ma vie. C'était quasi automatique, une bonne note en latin et mon avenir était assuré... ça restait flou, plus que flou, mais c'était sûr. C'est pourquoi on ne m'a pas intégré à la vie de la famille. Quand je demandais comment on se sert du lave-linge, ma mère répondait énigmatique: tu apprendras bien assez tôt, va faire tes devoirs! Elle voulait bien qu'on essuie la vaiselle mais ne m'en a jamais confié la responsabilité disant: va faire tes gammes au piano. Mes parents étaient des entrepreneurs-nés qui avaient créé et faisaient tourner une usine de fabrication de pantoufles, employant une centaine d'ouvriers. Jamais on ne m'a montré comment gérer une telle entreprise. Comme si je n'étais pas de la famille, de ce milieu, comme si j'étais une nouvelle espèce d'humanoïde.
Mais, étant la première génération appliquée à cette mythologie-là, j'avais quand même sous les yeux des gens de tout âge qui travaillaient, qui s'occupaient, qui faisaient, fabriquaient, ciraient, tricotaient, arpentaient les champs, les bois, les rangées de machines... bref, je n'avais sous les yeux que des gens actifs.
Ceux qui vont à l'école jusqu'à 25 ans, de nos jours, n'ont pas eu sous leurs yeux ce modèle de peuple actif et fabriquant son avenir. Ils semblent vraiment croire qu'une bonne note en... maths leur assure une vie confortable, le gîte et le couvert et que le reste leur est dû.
S'il vous plaît, arrêtons ce cirque! Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.
mercredi 13 juin 2012
jeudi 7 juin 2012
31. Les petits pois
1) Cueillir les petits pois
2) Ecosser les petits pois
3) La récolte
Ensuite dans une casserole, je les couvre d'eau froide juste à niveau. De l'eau froide. Et je mets à bouillir doucement puis à mijoter tranquillement environ 30 ou 40 minutes, avec une petite poignée de gros sel et une tranche épaisse de bon beurre frais. Le parfum de cette cuisson lente est un vrai régal.
A déguster (à la louche!) sans modération.
mercredi 6 juin 2012
30. VENT D'EST
Depuis que mon assistante HelpExchange est arrivée, les conversations vont bon train. Elle, la jeune chinoise diplômée dont l'ambition est de faire de l'import-export, et moi, la vieille grand-mère française (non moins diplômée) ayant bien bourlingué au siècle passé, nous refaisons le monde. Voici quelques extraits, en vrac.
"La Chine est-elle une démocratie? c'est quoi la démocratie finalement? quand elle aura instituée la liberté de la presse et l'indépendance de la justice, bien sûr. Les Japonais vivent dans la hantise permanente de la destruction de leur pays, les tremblements de terre, les tsunami, c'est pour ça qu'ils sont agressifs eux-même. J'avais entendu jadis les Américains dirent que les Japonais faisaient du business comme on fait la guerre. Mais on commerce en Europe avec les pays voisins amis. On fait du commerce avec des amis, qu'est-ce qu'on peut échanger, toi et moi? C'est ça le commerce international pour un Français. Les Chinois ont plus en commun avec les Français qu'ils ne croient. On aime bien se mettre à table et faire un bon repas. Les Chinois signent toujours un accord commercial à table!!! :-) Tu vois, on peut s'entendre, qu'est-ce que tu en penses? Oui mais tu sais, le manque de ponctualité en France, c'est dingue, ça rend complètement fou. Et puis aussi, le manque de réactivité. Personne ne réagit à une opportunité, il faut toujours passer par une ribambelle de bureaux. Le commerce, c'est les yeux dans les yeux que ça se fait..."
La taille géographique de la France, l'hexagone, est celle d'une seule province chinoise, celle de mon invitée en l'occurrence. Que pouvons-nous échanger entre nos deux territoires? Des tas de choses, sans se faire la guerre, sans s'énerver, sans imaginer le pire, sans se prendre pour un pays sorti de la cuisse de Jupiter parce qu'on a quelques bons parfums chers, en enseignant les langues à nos enfants, l'anglais et le chinois, vite et bien. Demain commence ce soir, ne manquons pas cette opportunité.
dimanche 27 mai 2012
29. Une insolation
Il faisait un temps splendide et, depuis tôt le matin, une douce chaleur traînait dans l'air. Une brume bleuâtre cachait l'horizon lointain et le disque du soleil...
Un poème de Verlaine??? Pas du tout! Je cherche à décrire l'ambiance d'il y a quelques jours quand j'ai fini la journée étendue sur le dos me croyant mourante... pour cause d'insolation.
Voici la photo où, binant, cerclant et désherbant, je me sens enfin revivre après tant de journées grises et sans soleil. Ce jour-là j'ai travaillé dans mon jardin allègrement de 8:00 à midi. Ensuite j'ai fait la sieste à l'ombre mesquine d'un petit arbre jusqu'à 15:00 et puis j'ai repris le travail à la binette et à la fourche jusqu'à 19:00.
Le soir: un mal de tête force 7 avec une douleur insoutenable d'une cicatrice au crâne des années 90, la peau brûlante et la chair de poule, une envie de vomir pas ordinaire, mais pas soif. C'étaient les symptômes d'une bonne insolation. Je le savais parce qu'alors jeune mariée de 23 ans, j'avais eu ma première expérience du phénomène dans le Queensland, en Australie. Etrange phénomène où l'on ne sent venir ni le coup de soleil, ni la déshydratation. Le corps réagit à l'envers. On n'a pas soif, on ne veut pas boire. On ne veut pas s'arrêter, encore moins s'allonger.
Je me souviens aussi du cas d'une jeune femme russe très blanche en vacances à Tahiti. Elle criait qu'elle allait mourir et qu'elle ne voulait pas boire. Il avait fallu la tenir pour qu'elle reste allongée et qu'elle boive sans arrêt pour palier à la déshydratation.
Je ne sais pas si ma description d'une insolation est tout à fait clinique. En tout cas elle est digne de foi! Il faut à tout prix boire beaucoup d'eau, et boire encore, rester tranquille pendant 24 ou même 48 heures. C'est tout. On n'en meurt pas... si l'on boit suffisament!
lundi 21 mai 2012
28. A VRAI DIRE
Si Mr Sarkozy a été remercié de façon si fracassante, ce n'est pas dans les chiffres et les statistiques qu'il faut en chercher la cause. Non.
Je vais vous raconter comment, à travers mon vécu, j'ai vu venir la dégringolade. Cela remonte à 2007 quand, moi, potière de mon état dans un village inconnu d'une province ignorée, j'ai décidé de 'faire quelque chose' pour les élections présidentielles d'alors. On peut dire que ce besoin de 'faire quelque chose' était un sursaut générationnel!... Nous, la nouvelle vague des années 60 que le pouvoir central détestait parce qu'on dansait le rock'n roll, allions passer notre tour de gouverner la France. J'avais été prise d'un haut le coeur à l'idée qu'un président comme Mr Chirac de la génération de mes parents allait encore et toujours nous tenir sous tutelle... et qu'après, aux élections suivantes, il y aurait de toute évidence un président plus jeune et sans doute de la génération de mon fils.
Lors donc, je me suis empressée de me porter volontaire pour tracter et gesticuler sur les marchés pour faire élire un président actif et moderne, de ma génération, en cotisant 100€ à l'effort de la campagne et en prenant la carte de l'UMP. Je ne suis pas socialiste et ne le serai jamais, ne me demandez pas pourquoi maintenant.
L'accueil à la permanence du mouvement soi-disant populaire fut des plus froid. Qui c'est, celle-là? Cherchant à joindre d'autres sympathisants, j'ai donné et reçu quelques coups de fil dont à une dame qui semblait être affolée à l'idée que je débarque chez elle pour discuter. Un jour, il y eu une réunion des volontaires-pour-tracter, c'est-à-dire de ceux qui voulaient bien faire des kilomètres à pied pour distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres et sur les marchés, vantant les atouts et les bonnes idées du candidat Sarkozy alors complètement inconnu de la population. Un autre jour, en mon absence, quelqu'un a largué sur ma pelouse une tonne de tracts, disant à mon fils qui se trouvait là: ah! vous êtes le fils de la dame?!, mais sans pour autant me contacter ultérieurement.
Malgré cela, mon enthousiasme restait grand: on allait enfin avoir un président de ma génération et vous allez voir ce que vous allez voir. J'ai commencé à avoir une drôle de sensation quand, en autocars avec les autres sympathisants encartés, j'ai débarqué à Clermont-Ferrand où Mr Sarkozy allait faire un show devant des milliers de gens.
Pour commencer, dans le hall, il a fallu être fouillé. J'avais un couteau suisse dans mon sac en bandoulière... ah! un couteau! un couteau, les gars... branlebas de combat... confisqué!... passez et vous récupérerez votre couteau à la sortie. Ensuite, notre groupe a été averti que le candidat condescendait à recevoir la délégation de notre coin. Tiens! Cette idée me paraissait saugrenue, je ne suis pas allée serrer la main du candidat, je suis allée m'asseoir au milieu de la salle à côté de la dame avec laquelle j'avais fait le voyage en car. Quand il a été annoncé qu'on pouvait se raprocher pour voir le candidat président, on n'a pas bougé parce que le but n'était pas de le voir ou de le toucher, mais de l'entendre. Ma surprise fut grande quand une caméra sur pattes fut installée à quelque distance braquée sur moi pendant toute la séance! Bizarre.
Le discours, malgré mes réactions du moment, me mit très mal à l'aise. D'abord, la harangue avait commencé par du lèche-botte sur le grand passé de l'Auvergne commençant par Vercingétorix et finissant avec Giscard d'Estaing. Paraît que le centre de la France, c'était Clermont-Ferrand. N'exagérons rien! Mais bon, mon enthousiasme restait solide. Puis vinrent les piques et les attaques sur les copains, dont Mr Bayrou en ligne de mire. J'attendais autre chose. C'était donc ça, une élection présidentielle?
Rentrée à la maison, j'ai eu comme un dégoût des tonnes de tracts qu'il me restait à distribuer. J'ai continué jusqu'au bout car ma hantise était grande de voir la France gouvernée encore et encore par des gens psyco-rigides et engoncés dans un protocole d'un autre âge.
A l'annonce du succès de Mr Sarkozy j'étais très heureuse. Pas pour longtemps. Quand il a été annoncé que le soir même, il se tirait avec des potes à lui dans un restaurant chic d'une rue célèbre de Paris, j'ai reçu comme un coup de poing dans l'estomac. Quoi? C'était cynique, comme si tout ça, nous tous, nous n'étions que des crottes de caniche.
A partir de là, le capital sympathie pour le personnage a perdu de sa valeur jour après jour jusqu'à ne valoir plus rien du tout. Ce n'est pas son bilan qui l'a coulé. Non.
lundi 14 mai 2012
27. La justice de dieu
Je médite sur l'idée de ce qui est juste. Apparemment il n'y a pas que moi . Dimanche dernier sur France Culture à l'heure de Présence Protestante, un pasteur a tenté d'apporter ses lumières sur l'idée de "justice de dieu". Du coup, je viens de passer du temps sur internet à ce sujet pour tenter d'y voir plus clair.
Le cri enfantin de "c'est pas juste" indiquerait qu'il s'agit d'un sentiment inné, d'un instinct presque. Si quelque chose n'est pas juste, c'est qu'on s'est fait avoir. On ne m'a pas donné ma part. Je n'ai pas eu ce qui me revenait. Quelqu'un a été favorisé et j'ai été lésé.
Par-contre, le cri de "c'est juste" ne vient jamais d'un enfant, mais d'un adulte. D'un juge. De quelqu'un qui s'érige en tiers pour rendre un jugement entre 2 personnes en conflit. On pense bien sûr à Salomon et à son jugement de bon sens concernant le bébé réclamé par 2 mères qui s'affrontent. Dans la culture et la pratique juive, il est toujours fait appel à un tiers. On ne se fait pas justice soi-même. Justice soi-même entraîne la vengeance et la vendetta ad eternam vitam. Un tiers tranche et on arrête là.
On fait appel à la justice quand on a le sentiment et souvent la certitude d'avoir été lésé. On parle de la justice des hommes et de la justice de dieu. C'est pas la même. Le rendu n'est pas le même. Les 2 sont souvent incompréhensibles. Dans les 2 cas, c'est au niveau de la punition qu'on peut dire si c'est juste ou pas juste. Le mérite, là-dedans? On se pose toujours la question au négatif. Par exemple, on ne dit jamais que c'est juste quand on voit passer quelqu'un roulant en mercedes-benz.
Les policiers qui en ont marre de risquer leur vie dans leur travail, ont le sentiment et la certitude d'avoir été lésé. Ils crient "c'est pas juste" et la justice des hommes reste sourde. C'est comme ça que je vois les choses.
Dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, il est écrit à l'article 3: Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
La "sûreté de sa personne" est-elle une idée abstraite? Que se passe-t-il si ceux qui sont les 'gardiens de la paix' de notre société n'ont plus pour eux-même la sûreté de leur personne?
dimanche 29 avril 2012
26. C'EST PAS JUSTE
Nous connaissons ce cri enfantin de "c'est pas juste!" émis par nos bambins dès que le moindre écart à une justice égalitaire se fait sentir à leur égard. Je suis peut-être en train de retomber en enfance mais c'est ce que j'ai eu envie de crier l'autre jour en entendant les informations.
A ce propos je viens de recevoir un mail à faire suivre, au sujet d'un policier qui est accusé d'homicide volontaire, c'est-à-dire de meurtre.
Je ne vais pas le faire suivre mais le copier ici dans ce blog. A chacun de se faire une opinion.
La mienne d'opinion, c'est que la coupe est pleine! Déjà, il y quelques années, il y avait eu "l'affaire" de la gifle que Mr Bayrou avait donné à un chenapan qui lui volait ce qu'il avait dans sa poche. Ce n'est pas le chenapan qui avait été fustigé mais Mr Bayrou!!! ...paraît qu'il ne faut plus 'corriger' les chenapans maintenant, mais les encourager à recommencer :-(
Ensuite, il y avait eu le cas d'un malheureux assassiné près d'un lampadaire par quelqu'un qui voulait lui voler son appareil photo. Je ne me souviens plus exactement des faits, mais je me souviens avoir été outrée du fait qu'on parlait de l'assassin presque comme d'un pauvre malheureux.
La liste s'allonge d'année en année. La victimisation des malfaiteurs va grandissante. Le texte copier/coller ci-dessous suggère qu'il vaudrait mieux voter pour l'un des candidats à la présidence de la république qui promet de faire changer ça. Mais!... il y a bien eu des tas de réformes dans la justice ces dernières années! Rien n'y fait apparemment. Je n'ai plus aucune foi dans aucune promesse électorale, d'où qu'elle vienne :-(
Je me pose des questions. Est-ce bien la faute des magistrats, des méchants juges??? Parce qu'enfin, que peuvent-ils bien gagner à victimiser les malfaiteurs???... et je me dis qu'ils sont peut-être eux-même sous la coupe de groupes mafieux qui les terrorisent. Je sais... j'ai beaucoup d'imagination.
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Voici le texte du mail que j'ai reçu à faire passer:
"Le policier qui a neutralisé dimanche dernier le braqueur en cavale Amine Bentounsi a été MIS EN EXAMEN POUR HOMICIDE VOLONTAIRE.
Ce père de famille a été suspendu de ses fonctions, et son salaire risque d'être divisé par deux.
C'est ce que nous redoutions. Mais jusqu'au bout, nous avons voulu croire que la Justice n'allait pas oser le faire.
Et voilà que si !!
Mais savez-vous exactement qui était Amine Bentounsi ???
Voici son portrait, publié dans le journal Le Parisien le 27 avril 2012 :
« A 13 ans, Amine Bentounsi était le plus jeune incarcéré de France, après avoir multiplié des vols avec violence. Sa vie n'aura été qu'une succession d'allers-retours en prison. En septembre 1994, notre édition Seine-et-Marne du Parisien titrait « La terreur du quartier n'a que 12 ans ». Il avait alors déjà cambriolé les locaux de l'Opac - l'office HLM -, volé des voitures, agressé deux employées d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope. (...)
« Il était ingérable, se souvient un animateur. (...) Une fois, il a volé le scooter d'un collègue et a tourné en furie quand on est venu le récupérer. » Une enseignante du quartier se rappelle qu'Amine avait été renvoyé en Algérie, chez sa grand-mère, pour calmer sa dérive : « Il était revenu après avoir brûlé sa maison, ses parents n'ont jamais pu le remettre sur le droit chemin. »
« A 19 ans, Amine escalade à la corde la façade du bâtiment Bleuet, à Collinet, pour braquer le siège de l'Opac. (...) La cour d'assises lui inflige dix ans d'interdiction de séjour à Meaux et quatre mois de prison. Quelques mois plus tard, en octobre 2001, il participe au spectaculaire braquage de la poste de Collinet, qui s'est soldé par une fusillade sur des policiers, au milieu des passants. (...)
« En août 2005, il a braqué avec deux complices le magasin Champion de Saint-Pathus, avec séquestration d'employés. Ce sera sa plus lourde condamnation : dix ans de réclusion, prononcés en 2007. (« Amine était une tête brûlée, un manipulateur », Le Parisien du 27 avril 2012).
C'est donc cet individu ultra-dangereux qui s'est retrouvé face à des policiers, un revolver chargé à la main, dimanche dernier.
Le journal Ouest-France raconte :
« Amine Bentounsi, se serait retranché entre deux voitures avant de braquer un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction du policier à pied. Ce dernier aurait fait usage de son arme à quatre reprises en situation de légitime défense, selon lui. L'arme de la victime a été retrouvée avec le barillet plein. »
Et pourtant, un juge a décidé de le poursuivre pour HOMICIDE VOLONTAIRE.
Alors que les premières enquêtes indiquent que la balle a ricoché, et que c'est donc la raison pour laquelle le voyou a été touché dans le dos. Le policier ne lui aurait jamais tiré dans le dos ; selon son avocat.
Cette décision de Justice vous vise personnellement, ainsi que moi-même, et tous nos concitoyens.
En effet, poursuivre les policiers qui ne font que leur travail et se défendent en essayant d'arrêter les délinquants dangereux, est une atteinte directe à notre droit le plus fondamental :
Celui de vivre sans être menacé par des malfaiteurs, et d'être protégé par les forces de l'ordre !!
Mais ce que beaucoup de Français ignorent, c'est qu'une minorité active de magistrats a décidé de prendre parti pour les criminels contre les forces de l'ordre chaque fois que cela leur est possible.
Ils multiplient les remises en liberté de récidivistes, au point d'exaspérer la police et de faire peser une terrible menace sur tous les citoyens.
En revanche, ces mêmes magistrats poursuivent impitoyablement les gendarmes et policiers qui s'avisent de faire leur travail !
le 30 septembre 2009, un magistrat met en examen un policier qui avait tiré au flash ball sur un manifestant qui lui lançait des pavés, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ;
le 4 mai 2010, un magistrat met en examen et incarcère un policier qui avait assommé un délinquant en essayant de faire cesser une bagarre entre deux bandes de jeunes d'une cité de Chambéry. Et comme ce délinquant avait 3,57 grammes d'alcool dans le sang, le policier est poursuivi pour « violence volontaire sur personne vulnérable », ce qui lui fait encourir 10 ans de prison !
le 19 septembre 2010, un magistrat de Montpellier a mis en examen un policier de la brigade anti-criminalité pour violence avec arme. Le policier s'était défendu contre un homme qui l'avait sauvagement agressé dans un parking souterrain, après avoir été surpris en train de crever les pneus d'une voiture. L'individu « de forte corpulence, a sorti un couteau et tenté d'atteindre mon collègue au thorax » a précisé un autre policier présent sur les lieux. Mais pour le juge, pas de doute, c'est le policier qui était dans son tort !!
C'est d'autant plus intolérable que, à l'inverse, les criminels qui agressent les policiers bénéficient souvent d'une scandaleuse impunité :
le 13 août 2010, des repris de justice essayent de tuer un policier à coups de marteau sur la tête, aux Tarterêts. Par chance, ils sont arrêtés. Mais le tribunal décide de les remettre en liberté, sans avoir passé un seul jour en prison ;
le 27 août, des policiers frappent à la porte d'un délinquant notoire, Samir Démiri. Celui-ci les laisse entrer, puis sort soudain un couteau de cuisine qu'il applique sous la gorge d'une policière. Ses collègues parviennent à la protéger et à neutraliser Samir. « Rien ne prouve qu'il a utilisé son couteau avec l'intention de porter un coup », plaide son avocat au tribunal. Un argument qui suffira pour convaincre le tribunal de ne l'envoyer en prison que quelques mois !!
Le 12 août, à Perpignan, trois jeunes ont tabassé des policiers. Le juge les a libérés sans amende, ni dommages intérêts, et sans passer une seule minute en prison !
Résultat, les délinquants hésitent de moins en moins à agresser physiquement les forces de l'ordre :
En 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000 ont été blessés !!
Alors vraiment, j'espère que vous n'allez pas hésiter une seconde pour transmettre ce message partout autour de vous.
Tous les jours, certains magistrats remettent en liberté des délinquants et des criminels dangereux sous prétexte que ceux-ci présenteraient « toutes les garanties de réinsertion ».
Et tous les jours, ces mêmes délinquants et criminels récidivent !
Le 28 février 2012, un homme a été condamné pour la 48e fois, pour vol. Son avocate a demandé la non-application de la peine plancher prévue pour les récidivistes. Une demande immédiatement accordée par le juge ;
Le 30 mars 2012, un homme qui avait été condamné à la perpétuité pour meurtre, et qui était sorti au bout de 17 ans (comme c'est en général le cas), a été arrêté après avoir dévalisé une maison. Le procureur a requis 4 mois de prison ferme. Le tribunal a jugé que c'était encore trop, et l'a condamné à 4 mois de bracelet électronique !
L'assassin de Laetitia Perrais, à Nantes, était un récidiviste qui avait été condamné 15 fois par la Justice, dont deux fois en Cour d'assises, mais qui était totalement libre à 31 ans.
Mais bien entendu, ce n'est jamais la faute de la Justice. Et la minorité active de magistrats laxistes n'est jamais inquiétée.
Dans le cas d'Amine Bentounsi, personne n'a eu l'idée de demander des comptes au juge qui avait laissé sortir un voyou aussi dangereux, pourtant condamné à dix ans de prison en 2007.
En revanche, les syndicats de magistrat trouvent parfaitement normal de mettre en examen le policier qui a risqué sa vie pour le rattraper !!
Vraiment, la coupe est pleine.
C'est pourquoi j'espère que vous allez faire circuler ce message dans tout le pays.
Il est urgent de faire cesser cette dérive perpétrée par une minorité active de magistrats qui appartiennent au « syndicat de la magistrature » (syndicat minoritaire mais très influent).
Au tribunal de Bobigny, où le syndicat de la magistrature est notoirement puissant, le taux de peines plancher fermes pour les récidivistes est de... 2 %, dix fois moins que dans le reste de la France !!!
Et vendredi, la dérive des militants du syndicat de la magistrature vient de franchir un cap intolérable.
Dans un communiqué de presse, le syndicat de la magistrature a appelé officiellement à soutenir un candidat contre un autre (en l'occurrence François Hollande contre Nicolas Sarkozy).
Cette prise de position politique de juges censés être « indépendants » est inouïe. Du jamais vu en démocratie.
Tout cela parce que François Hollande a promis de supprimer deux lois auxquelles le syndicat de la magistrature s'était violemment opposé (parlant de loi « ignominieuses »):
La loi sur les peines plancher, qui imposait des peines minimales aux multi-récidivistes, votée en 2007
La loi sur la rétention de sûreté, qui visait à neutraliser après leur peine les criminels sexuels les plus dangereux, votée en 2008
Tout cela, aussi, parce que Nicolas Sarkozy a fait des engagements que le syndicat de la magistrature juge « populistes » : la construction de 24 000 nouvelles places dans les prisons, et la possibilité pour les victimes de faire appel des jugements (un droit réservé aujourd'hui aux condamnés et au parquet).
Mais peut-on accepter qu'un syndicat de magistrats politisés essaie aujourd'hui de peser sur l'élection présidentielle ?
Le pire, c'est que le nom de « syndicat de la magistrature » risque d'induire en erreur les citoyens qui pourraient penser de bonne foi que c'est le syndicat modéré et majoritaire !
C'est pourquoi, aujourd'hui, à quelques jours du scrutin, il est de notre devoir à tous d'informer les citoyens sur la réalité de leur action.
Les électeurs doivent pouvoir choisir leur vote dimanche en toute connaissance de cause.
Vous et moi sommes parfaitement capables d'informer des millions de nos concitoyens. Notre dernière campagne a réuni près de deux millions de personnes.
Votre mobilisation est donc efficace pour faire changer les choses, à partir du moment où nous parvenons à être assez nombreux.
Un grand merci d'avance, au nom de toutes les victimes que votre action permettra d'épargner, et pour tous les gendarmes et policiers courageux, qui sont injustement traînés devant les tribunaux.
Laurence Havel
Institut pour la Justice
PS : que des juges poursuivent les policiers devant les tribunaux dès que ceux-ci font usage de leur arme, y compris pour se défendre, n'est pas « seulement » une scandaleuse injustice à leur égard.
C'est aussi une grave menace contre vous : car cela encourage les autres policiers à fermer les yeux, ou à arriver « trop tard » quand on les appelle pour une agression.
Ce n'est pas de la paranoïa. Le 14 octobre dernier, une jeune policière avait été tuée à coups de sabre par un forcené à Bourges (Cher).
« A l'époque, les collègues n'avaient pas su comment réagir. Ils n'avaient pas osé sortir leur arme », ont expliqué deux officiers. « On a tous la crainte de se retrouver dans la situation de notre collègue », selon Christophe Carrez, représentant départemental Unité-SGP-FO.
Cette affaire nous concerne donc tous directement. Merci de participer le plus rapidement possible. Plus nous laisserons faire, moins nous avons de chances d'être bien protégés le jour où nous serons nous aussi victimes d'un délinquant ou d'un criminel.
PS 2 : pour voir la dernière vidéo de l'Institut pour la Justice, cliquez ici : www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/
Institut pour la Justice - 140 bis, rue de Rennes - 75006 Paris
www.institutpourlajustice.com - www.publications-justice.fr"
fin de citation
jeudi 19 avril 2012
25. Le temps qu'il faut...
Le temps qu'il faut pour récolter de belles asperges est de 6 ou 7 ans. On m'avait dit à la jardinerie qu'il ne fallait pas compter récolter avant 5 ans après plantation. Et voilà, cette année, de belles asperges dans mon assiette après 8 années de soins assidus dans mon jardin.
Le temps qu'il faut pour récolter de beaux arbres est d'environ 70 ans pour un chêne, une vingtaine d'années pour un pin.
Le temps qu'il faut pour finir une cathédrale est d'un ou deux siècles, pareil pour les châteaux et les bâtisses que nos ancêtres nous ont légués.
Aujourd'hui, en 2012, nous avons perdu patience. Il faut que l'effort humain donne des résultats immédiatement, tout de suite, à un clic des doigts ou de souris près. Pourtant, il faut toujours 9 mois pour fabriquer un petit d'homme au sein d'une mère, 365 jours pour faire le tour du soleil et 24 heures pour faire un tour sur nous-même. Et oui, une heure compte toujours 60 minutes.
Alors pourquoi avons-nous perdu patience? Qu'est-ce qui fait qu'on s'ennuie dès que le résultat d'un effort n'est pas palpable là maintenant ici-même dans l'instant? Je n'ai pas la réponse mais ce constat m'afflige. Il était une fois, il y a bien longtemps, une grand-mère qui tricotait un pull pour un membre de la famille pendant des semaines ou des mois. Une autre grand-mère qui lentement avec une aiguille et de la laine fabriquait une jolie tapisserie pour orner un mur.
Suis-je si vieille et décalée pour que ce constat d'impatience généralisée m'attriste tant?
mercredi 18 avril 2012
24. ON NE SAIT PLUS S'ENNUYER
D'abord, avant de disserter sur le verbe s'ennuyer... une définition!
- d'après Le Littré, il s'agit d'une "sorte de vide qui se fait sentir à l'âme privée d'action ou d'intérêt aux choses";
- d'après le Wiki Dictionnaire, c'est une "lassitude, langueur temporaire causée par une occupation dépourvue d’intérêt, monotone, déplaisante ou trop prolongée, ou par le désœuvrement", ainsi qu'une "lassitude morale permanente qui fait qu’on ne prend d’intérêt, qu’on ne trouve de plaisir à rien".
Il y a des gens qui s'ennuient partout et tout le temps. C'est grave, docteur? Moi, je trouve les gens qui s'ennuient partout et tout le temps... très 'ennuyeux'!!!... synonymes: "affreux, assommant, casse-pieds, chiant, collant, contraignant, contrariant, crampon, désolant, embêtant, emmerdant, emmerdeur, empoisonnant, ennuyant, fâcheux, fastidieux, fatigant, gênant, inquiétant, insipide, lassant, monotone, narcotique, pénible, rasant, raseur, soporifique".
Je ne sais pas exactement à quoi je veux en venir, sans doute à vilipender le monde moderne hyperactif (pathologiquement actif) qui confond action et agitation.
En tout cas, merci à Thomas Dutronc qui chante ce titre et qui cite nommément notre province du Berry!
dimanche 8 avril 2012
23. La tapisserie
La tapisserie m'a toujours fascinée, les tableaux sur canevas que ma grand-mère faisaient, les grandes tapisseries pendues aux murs des châteaux, tout. Mais moi-même étant de nature nomadisante je n'ai jamais tellement eu l'occasion de m'y mettre... enfin si, quand j'étais jeune mariée dans les années 60 en Australie. J'habitais à Canberra, la capitale fédérale construite dans une zone d'élevage de moutons laineux! Je me disais alors: quel dommage, on pourrait faire de belles tapisseries avec ce qu'ils ont sur le dos. Alors je m'étais offerte un petit métier à tisser, un truc qu'on posait sur la table, et avec lequel je m'étais fabriquée un long morceau de tissu laineux. Le plus dur avait été de le couper pour en faire une jupe mi-longue pour l'hiver, puis que j'ai transformé bien plus tard en une jaquette sans manche que je portais en voilier quand je me trouvais équipière sur le grand océan Pacifique.
J'en viens au vif du sujet: hier, samedi de Pâques, je suis allée à Aubusson, là où l'on fabrique depuis quelques siècles lesdites Tapisseries d'Aubusson. Ne pouvant m'offrir une de ses belles créations de tapisserie basse-lisse, je vais me venger en effectuant un stage cet été pour apprendre à faire des tapisseries-aiguille sur canevas. J'en reviens donc à ma grand-mère qui serait certainement très fière de me voir faire du canevas maintenant que je suis moi-même grand-mère. On appelle ça la transmission... et ainsi de suite de grand-mère en petite-fille jusqu'à la fin des temps!
Voici quelques photos d'Aubusson hier, début avril, pas très chaud mais sous le soleil. La boutique de Véronique de Luna où je vais faire ce stage de tapisserie-aiguille est à côté de l'Hôtel de Ville dans la Grande Rue d'Aubusson.


J'en viens au vif du sujet: hier, samedi de Pâques, je suis allée à Aubusson, là où l'on fabrique depuis quelques siècles lesdites Tapisseries d'Aubusson. Ne pouvant m'offrir une de ses belles créations de tapisserie basse-lisse, je vais me venger en effectuant un stage cet été pour apprendre à faire des tapisseries-aiguille sur canevas. J'en reviens donc à ma grand-mère qui serait certainement très fière de me voir faire du canevas maintenant que je suis moi-même grand-mère. On appelle ça la transmission... et ainsi de suite de grand-mère en petite-fille jusqu'à la fin des temps!
Voici quelques photos d'Aubusson hier, début avril, pas très chaud mais sous le soleil. La boutique de Véronique de Luna où je vais faire ce stage de tapisserie-aiguille est à côté de l'Hôtel de Ville dans la Grande Rue d'Aubusson.
| Isabelle s'occupe de la boutique de Véronique de Luna |
| La boutique où l'on peut faire un stage de tapisserie à l'aiguille |
| Grande Rue à Aubusson, au centre de la vieille ville |
mercredi 4 avril 2012
22. LE MOUVEMENT DEMOCRATE
Bon d'accord, ayant vécu des années dans des pays anglophones à la culture libérale, je suis une adepte du libéralisme en politique. J'ai eu ma carte au Parti Républicain, la bande à Léotard et à Madelin, en d'autres temps. En 2007 aux dernières élections présidentielles dans mon pays, j'ai voulu voir à tout prix la fin de la chiraquie. Alors j'ai tracté et voté pour notre président de la république actuel. Je m'en mords les doigts aujourd'hui et je regrette amèrement de n'avoir pas voté pour le candidat du Mouvement Démocrate à ce moment-là. Il paraissait alors assez flou sur ce qu'il allait faire s'il était élu. Certes, son diagnostic de la situation était juste et j'aimais son air ordinaire et ses paroles pleines de bon sens. Mais bon.
Cinq années ont passées... Avril 2012 , c'était l'avenir d'il y a 5 ans et si j'avais pu entrevoir alors l'état de notre pays et de ma propre situation maintenant, je n'aurais pas voté pour Nicolas, même pour virer Jacques. Alors, pour virer Nicolas maintenant, que faut-il faire? Aller tracter et voter pour un des Dupont???
Il se trouve que l'autre matin, aux infos de ma radio locale, on annonce que François Baÿrou sera en visite dans un bled à 20km de chez moi dans l'après-midi. Alors comme je n'avais pas de véhicule, je fais les 5km à pied qui me séparent d'un autre village où j'ai un copain anglais qui a une voiture... et que j'ai convaincu sur le champ d'aller piqueniquer dans ledit village pittoresque par beau temps. Me voilà donc partie dans la vieille renault déglingué de mon copain anglais qui ne parle pas un mot de français (ou si peu!) pour aller déjeuner sur l'herbe à G argilesse. Je m'attendais à un rassemblement politico-médiatique d'envergure. Ben non, on a cru un moment s'être trompé de destination. Vers 15h cependant, installés sur des chaises en plastic jaune dans une petite salle pour une centaine de personnes, nous avons vu arriver ledit candidat, tout bonnement, nous racontant qu'il était en retard parce qu'il avait visité la chapelle et avait pris le café avec des fermiers du coin.
Les officiels l'accompagnant ont tous pris la parole pour raconter leur vie et poser les questions que tout le monde se pose, du genre, quid des écoles locales, des hôpitaux, des garagistes et autres ploucs de notre France profonde. Ledit candidat s'est mis à parler normalement des problèmes normaux, apparemment conscient de l'étranglement dans lequel nous vivons. La phrase clé que j'ai retenue est qu'il faudrait 'ficher la paix aux gens'... ah voui! comme vous avez raison!
En tout cas, je voterai pour ce monsieur candidat du Mouvement Démocrate, priant que d'autres en multitude le feront aussi pour l'élire président de cette république.
Cinq années ont passées... Avril 2012 , c'était l'avenir d'il y a 5 ans et si j'avais pu entrevoir alors l'état de notre pays et de ma propre situation maintenant, je n'aurais pas voté pour Nicolas, même pour virer Jacques. Alors, pour virer Nicolas maintenant, que faut-il faire? Aller tracter et voter pour un des Dupont???
Il se trouve que l'autre matin, aux infos de ma radio locale, on annonce que François Baÿrou sera en visite dans un bled à 20km de chez moi dans l'après-midi. Alors comme je n'avais pas de véhicule, je fais les 5km à pied qui me séparent d'un autre village où j'ai un copain anglais qui a une voiture... et que j'ai convaincu sur le champ d'aller piqueniquer dans ledit village pittoresque par beau temps. Me voilà donc partie dans la vieille renault déglingué de mon copain anglais qui ne parle pas un mot de français (ou si peu!) pour aller déjeuner sur l'herbe à G argilesse. Je m'attendais à un rassemblement politico-médiatique d'envergure. Ben non, on a cru un moment s'être trompé de destination. Vers 15h cependant, installés sur des chaises en plastic jaune dans une petite salle pour une centaine de personnes, nous avons vu arriver ledit candidat, tout bonnement, nous racontant qu'il était en retard parce qu'il avait visité la chapelle et avait pris le café avec des fermiers du coin.
Les officiels l'accompagnant ont tous pris la parole pour raconter leur vie et poser les questions que tout le monde se pose, du genre, quid des écoles locales, des hôpitaux, des garagistes et autres ploucs de notre France profonde. Ledit candidat s'est mis à parler normalement des problèmes normaux, apparemment conscient de l'étranglement dans lequel nous vivons. La phrase clé que j'ai retenue est qu'il faudrait 'ficher la paix aux gens'... ah voui! comme vous avez raison!
En tout cas, je voterai pour ce monsieur candidat du Mouvement Démocrate, priant que d'autres en multitude le feront aussi pour l'élire président de cette république.
21. Un chacal, des chacals
D'après plusieurs définitions, un chacal est un carnassier du genre chien, qui tient du loup et du renard et qui se nourrit des restes laissés par les fauves. Il paraît que, dans la mythologie égyptienne, il était le dieu des morts et du mauvais génie.
C'est le mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai entendu les commentateurs de différentes radios se repaîtrent des tueries de Toulouse dernièrement. Enfin! ils avaient quelque chose à se mettre sous la dent et l'excitation dans leurs voix étaient palpable. Oui bien sûr, c'est normal, tout comme ceux des automobilistes qui s'arrêtent et s'attardent à regarder un accident mortel qui vient de se produire. Il y a sans doute en chacun de nous un voyeur affamé du malheur des autres. Mais, quand même, venant de nos radios nationales, j'ai trouvé ça dégoûtant, malsain, étonnant, et pas du tout professionnel de mettre en boucle les même phrases mille fois répétées: le sang coulait sur le trottoir, j'étais là, j'ai vu, à bout touchant... et le nom du tueur répété inlassablement comme s'il s'agissait de Vercingétorix qui avait été vaincu "les armes à la main".
Je n'en peux plus. Je n'ai déjà pas de télévision mais, si ça se reproduit, je casserai mon poste de radio et j'irai vivre dans un grotte! Il paraît qu'au Japon les médias respectent la dignité des gens et que, au moment du tremblement de terre et du tsunami, les caméras ne montraient pas le malheur des gens. Pourrait-on envoyer nos reporters et journalistes, ceux qui ont l'âme des chacals, en formation au Japon?... juste une idée.
C'est le mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai entendu les commentateurs de différentes radios se repaîtrent des tueries de Toulouse dernièrement. Enfin! ils avaient quelque chose à se mettre sous la dent et l'excitation dans leurs voix étaient palpable. Oui bien sûr, c'est normal, tout comme ceux des automobilistes qui s'arrêtent et s'attardent à regarder un accident mortel qui vient de se produire. Il y a sans doute en chacun de nous un voyeur affamé du malheur des autres. Mais, quand même, venant de nos radios nationales, j'ai trouvé ça dégoûtant, malsain, étonnant, et pas du tout professionnel de mettre en boucle les même phrases mille fois répétées: le sang coulait sur le trottoir, j'étais là, j'ai vu, à bout touchant... et le nom du tueur répété inlassablement comme s'il s'agissait de Vercingétorix qui avait été vaincu "les armes à la main".
Je n'en peux plus. Je n'ai déjà pas de télévision mais, si ça se reproduit, je casserai mon poste de radio et j'irai vivre dans un grotte! Il paraît qu'au Japon les médias respectent la dignité des gens et que, au moment du tremblement de terre et du tsunami, les caméras ne montraient pas le malheur des gens. Pourrait-on envoyer nos reporters et journalistes, ceux qui ont l'âme des chacals, en formation au Japon?... juste une idée.
dimanche 19 février 2012
20. LES GRUES
Les ans passent, on avance, on avance... tout change mais tout est toujours pareil! Sur cette pensée profonde, je remets ce blog en route pour signaler le passage des grues cendrées au-dessus de mon village... ce qui voudrait dire que l'hiver tire sa révérence. Bon!
Depuis des temps immémoriaux, les grues cendrées migrent deux fois par an en Europe, du nord de la Norvège au sud de l'Espagne en octobre, et vice-versa en février. Cette année, apparemment, elles ont 10 jours d'avance sur leur arrivée au lac du Der dans les Ardennes. Faut-il en conclure que le printemps va être précoce?
Sur le site de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) on trouve un joli petit jeu pour apprendre et comprendre leur migration. Je vais m'amuser à le faire avec ma petite-fille.
En attendant, hier soir, j'ai vu mon premier contingent de grues qui remontaient vers le nord: une cinquantaine qui volaient à toute vitesse en vent arrière vers 19h30 aperçue à distance au nord de mon vélux dans le village de Chazelet-en Berry. Je l'ai signalé officiellement en remplissant un formulaire en ligne et je vais continuer de le faire chaque fois que j'en vois.
lundi 13 juin 2011
19. En mai fais ce qu'il te plaît
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| Un coin de mon jardin en avril |
Nous voilà à la mi-juin! Le mois de mai a filé comme un mois d'août trop sec et trop chaud, mais j'en ai bien profité. C'est toujours ça de pris, comme on dit souvent. La sècheresse, si on en oublie les conséquences, est une bien agréable saison...
La maison et l'atelier de St Civran étant fermés, je me suis rabattue sur Chazelet où j'aime vivre dans mon grenier rénové sous les poutres antiques. Au début du mois, Katja est arrivée pour me prêter main forte dans le jardin. Membre du HelpExchange elle a déjà travaillé et vécu chez divers Hôtes en France. Elle arrivait d'une ferme productrice de fromages de chèvre du côté d'Angers avec un plein pochon de ces fromages frais roulés dans la cendre ou dans le poivre. Miam. Merci à l'hôte de Katja avant moi!
J'appréhendais l'arrivée de Katja. L'échange culturel entre l'Assistant et l'Hôte ne se fait pas toujours sans heurt. La différence de génération n'aide pas toujours à la bonne entente. Le fait de partager un grenier n'est pas en soi une panacée pour la bonne entente... eh bien si! Le mois de mai a filé comme un mois d'août de vacances à la campagne.
On a désherbé, planté, arrosé, ratissé, rangé. On a même rempli une remorque de débris et ordures variés qu'on est allé jeter à la décharge. On s'est fait des petits plats à base d'orties du jardin, de champignons de Finlande... oui, oui, Katja voyage avec ses champignons séchés ramassés en Finlande et ils sont vraiment goûteux. J'envisage un voyage du côté d'Helsinki à la prochaine saison des champignons!
Bref, ce mois de mai qui vient de filer a été bien rempli et facile à vivre. Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir, le proche et le lointain. Je vis au jour le jour tout en sachant que d'ici le mois d'octobre il faudra que j'aie trouvé où me mettre pour l'hiver, car mon grenier n'est pas habitable en hiver et que de toute façon, cette fois, je n'aurai pas les moyens de me chauffer. Je dois toujours ma facture de chauffage pour l'hiver dernier, de 800€, que je vais continuer de payer par prélèvement mensuel jusqu'en 2012. Où donc les grues cendrées et les hirondelles vont-elles en octobre?!
jeudi 19 mai 2011
18. VIELLE ET CORNEMUSE
Passe-t-on vraiment sa vie entière hanté par ses rêves d'enfant? Peut-être bien que oui. J'ai réalisé une bonne partie de mes rêves d'aventure. Mais il y a un tout autre rêve qui me hante encore. Quand j'avais 9 ou 10 ans, je suis tombée malade des oreillons à deux jours de la fête de l'école où je devais danser une bourrée berrichonne en habit de fête. On avait répété maintes fois et ce jour tant attendu où je devais danser la bourrée m'avait été volé. Voilà maintenant un demi-siècle et j'y pense encore!
Donc, la semaine dernière je suis allée aux répétitions du groupe de danseurs du Berry qui s'appelle Les Tréteaux du Pont Vieux, à Argenton-sur-Creuse. J'étais accompagnée de mon assistante HelpExchange venue de Finlande. On a fait les premiers pas d'une bourrée avant d'aller s'asseoir sur un banc pour regarder les danseurs chevronnés répéter... Mais ce mardi nous avons remis ça! Cette fois j'avais aussi amenée en renfort ma petite-fille de 8 ans.
Dans un coin de la salle de répétition de danse, plusieurs vielleux et une cornemuse. Tout le monde se met en branle au son de la bourrée entraînante et lancinante. Et puis on rigole, on s'arrête pour mieux reprendre. Il est 11 heures du soir quand on s'en va et le son des vielles et de la cornemuse nous poursuit encore tard dans la nuit.
Ce groupe n'a malheureusement pas de site web ou de blog. Leur adresse est indiqué sur la page de la Fédération des Arts et Traditions Populaires du Centre. Ils se produisent ici et là. Je les avais invité à la Porte Ouverte de mon atelier de poterie à St Civran en 2002. Ils seront présents au Festival de Folklore International Mercuria, à Argenton-sur-Creuse, les 16-17 et 18 juillet prochain, cette année 2011.
Donc, la semaine dernière je suis allée aux répétitions du groupe de danseurs du Berry qui s'appelle Les Tréteaux du Pont Vieux, à Argenton-sur-Creuse. J'étais accompagnée de mon assistante HelpExchange venue de Finlande. On a fait les premiers pas d'une bourrée avant d'aller s'asseoir sur un banc pour regarder les danseurs chevronnés répéter... Mais ce mardi nous avons remis ça! Cette fois j'avais aussi amenée en renfort ma petite-fille de 8 ans.
Dans un coin de la salle de répétition de danse, plusieurs vielleux et une cornemuse. Tout le monde se met en branle au son de la bourrée entraînante et lancinante. Et puis on rigole, on s'arrête pour mieux reprendre. Il est 11 heures du soir quand on s'en va et le son des vielles et de la cornemuse nous poursuit encore tard dans la nuit.
Ce groupe n'a malheureusement pas de site web ou de blog. Leur adresse est indiqué sur la page de la Fédération des Arts et Traditions Populaires du Centre. Ils se produisent ici et là. Je les avais invité à la Porte Ouverte de mon atelier de poterie à St Civran en 2002. Ils seront présents au Festival de Folklore International Mercuria, à Argenton-sur-Creuse, les 16-17 et 18 juillet prochain, cette année 2011.
| Les vielleux des Tréteaux en 2002 devant ma poterie |
samedi 16 avril 2011
17. En juin peut-être
![]() |
| Un tracteur rénové à St Civran en 2003 |
Mon projet était d'ouvrir mon atelier de poterie au public au 1er mai... ça ne va pas être possible. Il vaudrait mieux repousser au 1er juin.
Pour trois raisons:
1) Je m'occupe de trouver un concierge pour la maison attenant à l'atelier qui m'aiderait à accueillir les amateurs de poterie et leurs amis quand ils arrivent. Jusqu'à présent personne n'a montré un intérêt sérieux pour ma proposition. Il ne s'agit pas d'un travail rémunéré. L'accord est que la maison est mise à disposition gratuitement, les frais tels que l'électricité, l'eau et le téléphone restant à la charge du concierge.
2) L'hébergement dans la vieille maison de maître aux escaliers craquants n'est pas prêt. Mes clients devront se débrouiller à trouver leur hébergement indépendement. C'est le problème majeur que je rencontre depuis le tout début. C'est pour cette raison que je ne peux pas offrir un séjour tout compris, ce qui éloigne pas mal de monde quand ils réalisent qu'il va falloir s'occuper de trouver un hébergement sur place.
3) Pas des moindres!... je n'ai pas encore fait ma déclaration officielle d'ouverture à l'administration. De par mon expérience précédente j'en ai la hantise. A l'hôtel des impôts l'autre jour, on m'a conseillé de me déclarer comme 'aide à la personne'. J'ai tenté d'expliquer que mon but était d'attirer des touristes pour m'occuper d'eux et leur faire connaître mon coin de France. Je ne suis pas non plus un artisan potier. Quand j'ai consulté le site d'auto-entrepreneur, je n'ai pas trouvé de catégorie pour 'l'industrie' du tourisme. A tourisme, il n'y avait que les hôtels, les gîtes et les campings, le mot 'industrie' en français signifiant l'industrie manufacturière seulement.
Mes 'vacances peinardes' à St Civran auront lieu en juin peut-être!
Post Scriptum le18 mai 2011:
Finalement mon atelier de poterie de St Civran restera fermé encore cette année.
N'en parlons plus.
jeudi 14 avril 2011
16. LES FOINS
On dirait que le temps sec s'est installé chez nous. Mes semis de petits pois et de fèves végètent. Il ne pleut pas. Il ne pleut plus...
Pour le moment les praires sont vertes et l'herbe est longue. Mais si ça continue comme ça, la bonne herbe fraîche va sécher sur pied et je n'aurai plus à me plaindre d'avoir à tondre mon gazon. Et si le mois de mai se présentait chaud et sec?! Et si la tradition de faire les foins en juin était à revoir?
Si j'étais fermier, je me mettrai à couper l'herbe des prairies tant qu'elle est verte. Maintenant!
Qu'en pensez-vous?
| Ma petite-fille au pré du Barreau en 2007 |
Si j'étais fermier, je me mettrai à couper l'herbe des prairies tant qu'elle est verte. Maintenant!
Qu'en pensez-vous?
samedi 2 avril 2011
15. Pour se mettre au vert
Aujourd'hui il a fait un temps magnifique.
Pour ceux qui commencent à avoir envie de quitter la ville un temps, je suis en train de mettre en route un plan pour se mettre au vert à partir du mois de mai prochain.
Il s'agit de passer une journée dans un petit village rural en plein bocage avec moi dans mon atelier de poterie et en balades variées alentour. Pour le programme précis, voir Les jolies colonies de vacances.
La journée d'activités diverses 'au vert' coûte 35€. On peut partager le repas à la maison pour 5€.
On peut venir pour une journée, un week-end, une semaine ou autant de jours qu'on veut. Il n'y a qu'à envoyer un e-mail maintenant à:
berryhobby (at) gmail.com ou frankie.perussault (at) orange.fr
On règle à l'arrivée. L'hébergement se fait de façon indépendante dans un village voisin. Lire la page 'Hébergement' en haut sous le titre du blog et de la grande photo.
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